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Bordeaux Attitude

  • CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES VINS ET LES MILLESIMES DE BORDEAUX CETTE ANNEE...

    COUVERTURE GUIDE 2017 OK.jpgMÉDOC

    De formidables verticales sur place cette année à Montrose, Pichon-Comtesse, Cantenac-Brown, Maucaillou, etc.

    Toujours au sommet : Lascombes, Haut-Marbuzet, Clauzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité);

    En Premiers Grands Vins, toujours à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela, Latour confirmant son staut Hors-Classe, aux côtés de Mouton-Rothschild, formidable.

    Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Tronquoy-Lalande, Fourcas-Dupré, Saint-Hilaire, Villegeorge, Fonbadet, Fontesteau, les crus de la famille Lapalu, La Peyre, Cartujac, Doyac, Plantier Rose, Brousteras, Lestage-Darquier, Hourbanon, Souley Sainte-Croix, Saint Ahon, Le Meynieu, Bourdieu, Hourtin-Ducasse, Panigon, David, Pomys, Doyac, Le Meynieu, Coudot, Hennebelle...

    Parmi les nouveaux, Cissac, Marquis de Terme, Lagrange, Rollan de By, La Mouline, Loustaneuf...

     

    POMEROL

    C’est toujours un plaisir de déboucher les vins de cette appellation. Très belles verticales sur place à Caillou, Mazeyres, Petrus, Beauregard...

    Certan de May et les crus de Janoueix sont incontestablement au sommet, et de nombreux crus restent de belles valeurs sûres à prix doux (Plince, Clos René, Bellegrave, Clos du Pèlerin, Valois, Lafleur du Roy…).

     Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec Roquebrune, Voselle, Moines, Béchereau, Viaud, Belles-Graves ou Bourseau.

    SAINT-ÉMILION

    On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.

    Le Merlot, prédominant, est pourtant le raisin par excellence de l’élégance et de la souplesse, même s’il est aussi largement capable de s’exprimer dans le temps. Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).

    Très belles verticales à La Marzelle, Cantenac, La Tour du Pin Figeac, Fonroque, Cadet Bon... 

    Trotte Vieille est au sommet, et les crus de Capdemourlin, Piganeau, Mauvinon, Rivière, également, ce qui explique leur place dans le Classement (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et je ne suis toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, que je n’ai pas besoin de vous citer et qui ne sont pas dans mon Guide.

    Dans la lignée, les grandes valeurs sûres sont Clos Labarde, Orisse du Casse, Gros Caillou, Franc Lartigue, Guillemin La Gaffelière, Croix Meunier, Clos de Sarpe, Vieux-Pourret, Grâce Dieu Les Menuts, Grâce-Fonrazade... 

    En Satellites, Haut Saint Clair est vraiment au sommet, aux côtés des châteaux Vieux Château des Rochers, Macquin, Grenière, Chêne Vieux, Grand Cormier, Vaisinerie... 

    Parmi les nouveaux, Yon-Figeac, Pipeau, Guibot, Grand Bert, Jura-Plaisance...

     

    GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN

    Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques. Il faut noter que, si les vins rouges sont assez réussis dans la trilogie des 2013, 2012 et 2011, ils sont remarquables en blancs, dans ces mêmes millésimes. 

    Verticale splendide à Chevalier, qui propose une série de millésimes exceptionnels, comme à Lespault-Martillac.

    Lafargue, Haut-Lagrange, Bouscaut, Grandmaison, Brown, Luchey-Halde ou Pontac-Monplaisir sont à de très beaux niveaux, en blanc comme en rouges...

    Parmi les nouveaux, deux beaux coups de cœur, les Châteaux de Léognan et de France.

    En Graves, plusieurs crus sortent du lot : Chantegrive, Grand Bos, Vimont, Le Tuquet,  Rose Sarron, Mauves, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Rougemont, Magence, Caillivet... et Toulouze, toujours au sommet des Graves de Vayres.

     

    CÔTES

    Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple. Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.

    Les grandes valeurs sûres : Moulin Vieux, Les Graves, Berthenon, Pont Les Moines, Lagarde, La Croix-Davids, Larrat, Fayau, Valentin, Haie, Haut-Maco, les vins des Vignobles Gonfrier...

    Parmi les nouveaux, Mayne-Guyon, L’Espérance, Terre Blanque...

     

    BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX

    Comme dans les Côtes, il y a de tout, et Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat...) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

    Les meilleurs sont Boutillon, Crain, Siron, Bossuet, Fillon, Bernardon, Cornemps, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Aux Graves de la Laurence, Lauduc, Pascaud, Lagrange les Tours, Thuron, Lajarre, Parenchère, Penin, Panchille, Grand Français...

    Fontbonne, Masson, Piote ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.

      

    SAUTERNES ET LIQUOREUX

    Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d'être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

    Les grands vins sont toujours magiques : Filhot, La Tour Blanche, Raymond-Lafon, Caillou, Haut-Bergeron, Bastor-Lamontagne, Coutet, Caillou, Malle, Lamothe-Guignard...

    Loupiac-Gaudiet et Clos Jean sont à la tête des liquoreux.

      

     

    vintag.pdf.jpgLA QUALITE DES MILLESIMES

    Pour Bordeaux, globalement, les meilleurs à boire actuellement : 2012 (mais il a du potentiel), 2011, 2008, 2007, 2006, 2004, 2002 et 2001. Ceux qu’il faut attendre : 2010, 2009 (déjà formidable), et 2014, néanmoins plus rapicde à boire. Le 2013, si les prix sont vraiment plus accessibles. Les plus décevants, car trop “chauds”, atypiques : 2005 et 2003.

    Il y a bien sûr une différence entre les vins de la rive droite (ceux du Libournais) et ceux de la rive gauche (Médoc et Graves). On retrouve des “paires” de millésimes où la qualité est inversée : le 2005 est bien meilleur que le 2006 à Saint-Emilion et c’est le 2006 qui prime en Médoc. Il y en a d’autres.


    -  Dans le Médoc, misez sur les 2012, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous toujours plaisir avec les 1999, 1996 ou 1990. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2013 et 2005.

    - Pomerol. Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002, peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000 parvient à maturité. Le 2013 se maintient, certes moins intéressant qure le 2012. Plus anciens, les grands font la différence, comme le 1995, voire le 1990.

    - À Saint-Émilion, le 2011 est très classique et charmeur, comme le 2007. Beaux millésimes 2010 et 2009, le 2008 un ton en-dessous, 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par le 2005 ou le 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2007 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certaines bouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste.

    - Dans les Graves, les blancs 2014, 2013, 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 1998,  ou 1997 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des beaux vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte.

    - Dans les Côtes ou Bordeaux Supérieur, on peut acheter les millésimes 2014, 2012 à 2006, avec l’opportunité des excellents 2012, 2011 et 2008. Les meilleurs tiennent la distance avec les millésimes 2006 ou 2000.

    - Pour Sauternes, je privilégie la finesse au côté sirupeux, préfère la fraîcheur à la liqueur. Ici, les millésimes 2011 et 2007 sont formidables, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 1999 ou 1998 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2005 et 2003 certainement moins typés, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Quant au 2013, les très rares vins savoureux vont se compter sur les doigts, même si ceux qui les ont réussis offriront des vins exceptionnels...

  • APPELLATION PAR APPELLATION, DES BORDEAUX COMME ON LES AIME

     

    CHATEAU HAUT-SAINT-CLAIR
    PUISSEGUIN-SAINT-EMILION

    Yannick et Andréa Le Menn

    Ces propriétaires sympathiques couvent leur vignoble dont les vignes ont 35 ans. Les cépages Merlot (65%), Cabernet franc (25%) et Cabernet-Sauvignon (10%) sont associés à ce terroir argilo-calcaire et à des soins minutieux (effeuillage, raisins triés avant égrappage, macérations longues, élevage en barriques, dont 1/3 est renouvelé chaque année...).
    On se fait plaisir avec leur Puisseguin-Saint-Émilion 2010, de belle couleur, au nez de petits fruits rouges caractéristiques (groseille, ...

    www.vinsdusiecle.com/chateauhautsaintclair

     

    CHATEAU PONT LES MOINES
    BLAYE COTES-DE-BORDEAUX

    Eric Barrat, Vignobles Gagne et Barrat

    Propriété familiale depuis quatre générations, le Château Pont Les Moines est situé au nord de Bordeaux, dans la région du Blayais, et s’étend sur la commune de Civrac de Blaye. Vignoble d’une superficie de 29 ha, sur sol argilo-calcaire, où les vignes ont une moyenne d’âge de 15 ans. Un encépagement classique de cette région (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon), qui produit des vins colorés, charpentés et ronds en bouche. La vinification est traditionnelle, avec des cuvaisons longues et un ...

    www.vinsdusiecle.com/chateaupontlesmoines

     

    CHATEAU DU MASSON
    BORDEAUX

    Michel et Françoise Gautey

    Les vignobles Gassies-Gautey sont l'œuvre familiale de plusieurs générations de viticulteurs (3ème), producteurs d'un merveilleux Bordeaux et pionniers parmi tant d'autres de ce terroir de l'Entre-Deux-Mers dont la réputation mondiale est reconnue. L’ensemble du vignoble s’étale sur la rive gauche de la Dordogne, réparti en zone de coteaux argilo-calcaires et de plateaux de même nature, et contiguë au fleuve d’une plaine au sol siliceux avec en fond les filons de grave de la Dordogne qui se ...

    www.vinsdusiecle.com/chateaudumasson

     

    DOMAINE DE LAUBERTRIE
    BORDEAUX

    SCEA Pontallier et Fils

    Propriété familiale depuis le XVI ème siècle. L'Auberterie est une formation du haut moyen âge ; la famille Pontallier y apparaît dans les textes depuis la fin du XVI ème siècle. Ancien fief de la Baronnie de la Rivière au Duché de Fronsac, elle rejoint le Cubzagais à partir de la révolution française. Les bâtiments d'exploitation remontent au XVIII et XIX ème siècle, la maison d'habitation a été surélevée et terminée en 1863. Marie Christine Pontallier est secondée par ses enfants, Arnaud et ...

    www.vinsdusiecle.com/domainedelaubertrie

     

    CHÂTEAU FILLON
    BORDEAUX SUPERIEUR

    Thierry SCHOEPFER - Directeur Général

    Ainsi qu’en témoigne le blason que l’on découvre à l’entrée de la demeure, ce château appartenait au 19ème siècle à la Compagnie du Soleil, l’une des premières compagnies d’assurance à couvrir le risque incendie.
    Fondée par un alsacien, Charles-Xavier Thomas qui s’est également illustré en inventant la première machine à calculer industrielle, le hasard aura voulu qu’à nouveau des Alsaciens prennent possession des lieux pour perpétuer l’histoire de cette belle propriété.
    Implanté ...

    www.vinsdusiecle.com/chateaufillon

     

    DOMAINE L'ENTRE DEUX MONDES
    BORDEAUX SUPERIEUR

    Jean-François Moniot

    Le choix de la culture biologique était évident pour ce passionné vétérinaire ostéopathe, créateur et organisateur de la Foire Biologique et artisanale de Libourne depuis 1999, qui s'est lancé dans l’aventure en 2004 avec 2,53 ha de vignes installées sur deux coteaux orientés nord sud pour les Merlots (70%) et est-ouest pour les Cabernets-Sauvignon (30%). Les parcelles sont d’âges différents : 15, 30 et 50 ans. Vendanges manuelles et conviviales, tris sur pieds et sur table à l’entrée du chai, ...

    www.vinsdusiecle.com/lentredeuxmondes

     

    CHATEAU DE CHANTEGRIVE
    GRAVES

    Françoise et Hélène Lévêque

    Grâce aux patients efforts de remembrement accomplis par Françoise Lévêque depuis quarante ans, le Château de Chantegrive est devenu un superbe vignoble doté d'excellents terroirs constitués de graviers roulés mélangés à des sables fins s'appuyant sur une structure argilo-calcaire. Les vignes de plus de 30 ans d'âge sont plantées en majorité sur des terrasses et de légères croupes orientées au sud et bénéficient d'un excellent ensoleillement et d'une bonne ventilation. Des atouts qualitatifs ...

    www.vinsdusiecle.com/chateauchantegrive

     

    SCEA CHATEAU CAILLIVET
    GRAVES

     

    Au sein de l’appellation Graves, le Château CAILLIVET, à 35 km au sud de Bordeaux, domine la vallée de la Garonne et ses vignobles. Sur ce terroir d’exception sont cultivés 7,5 ha en rouge et 4 ha en blanc. Travaillée en agriculture raisonnée, la vigne et le suivi permanent permettent aux vins de la propriété de remporter de nombreuses récompenses : Millésime rouge 2011 médaille d’or au Concours de Bordeaux 2014, Millésime rouge 2012 médaille d’or au Concours de Bordeaux 2015. Nous serons ...

    www.vinsdusiecle.com/chateaucaillivet

     

    CHATEAU TOULOUZE
    GRAVES DE VAYRES

    Jérôme et Alain Cailley

    Les terres du Château Toulouze dépendaient d’un vaste ensemble foncier, propriété du Château de Vayres. Ce dernier édifié au XIIIème siècle à l’emplacement d’un « oppidum » gallo-romain dominant la Dordogne, fut une des résidences du roi Henri IV. La propriété dans sa forme actuelle, 27 ha d’un seul tenant, bâtiments et vignoble, correspond à ce qui subsiste d’un vaste domaine viticole et d’élevage de plus de 70 ha, édifié à la fin du XVIIIème siècle, à la suite de la révolution française et ...

    www.vinsdusiecle.com/chateautoulouze

     

    CHATEAU D'ESTEAU
    HAUT-MEDOC

    Hélène Musso

    Depuis près de trente ans, Serge PLAYA a entrepris son grand œuvre : restaurer une ancienne propriété déjà connue au XVIIème siècle et lui redonner son lustre passé. En effet, le Château d’ESTEAU existait déjà lorsque BELLEYME, géographe du Roi, traça la première carte du Médoc en 1766. Depuis, les successions, l’urbanisation et, hélas les crises viticoles ont réduit sa superficie mais l’essentiel demeure : 4 ha d’un terroir où la grave garonnaise prédomine, regroupés autour des bâtiments ...

    www.vinsdusiecle.com/chateau-d-esteau

     

    CHATEAU LE SOULEY-SAINTE-CROIX
    HAUT-MEDOC

    Riffaud Père et Fils

    Au 17e siècle, il était de bon ton qu’une famille noble, notable ou aisée possède un domaine en bordelais et y fasse planter un vignoble. François de Chadirac crée son domaine à Vertheuil, il est célèbre pour son roman Uranie et Lucidor, son fils Jean, Conseiller à la table de marbre de Louis XV, lui succède après une jeunesse tumultueuse, et se retire au Souley. Le Château connut une brillante période au XIXe siècle, car son vignoble planté de ceps centenaires et moussus, suscitait la ...

    www.vinsdusiecle.com/lesouleystecroix

     

    CHATEAU SAINT-AHON
    HAUT-MEDOC

    Nicolas et François de Courcel

    Propriété de Charles de Montesquieu au XVIIe siècle, le Château Saint-Ahon a été acquis par le comte et la comtesse Bernard de Colbert en 1985, c’est à présent leur fille et son mari, Françoise et Nicolas de Courcel, qui ont repris les rênes de ce domaine de 31 ha (60% Cabernet-Sauvignon, 30% Merlot noir, 5% Cabernet franc et 5% Petit Verdot), en 2003.
    Coup de cœur pour leur Haut-Médoc Cru Bourgeois 2009, de belle robe pourpre, aux tanins mûrs mais tout aussi riches, dominé par le ...

    www.vinsdusiecle.com/chateausaintahon

     

    CHATEAU LOUPIAC-GAUDIET
    LOUPIAC

    Marc Ducau

    Le vignoble de 28 hectares est situé autour du château et bénéficie d¹une exposition plein sud. Les vignes très anciennes, certaines ont 40 ans sont plantées sur des coteaux qui surplombent la Garonne, dans un terroir argilo-calcaire. L'encépagement est classique de l'appellation : 80% Sémillon et 20% Sauvignon. La propriété se situe à côté de la magnifique église romane du XIIe siècle de Loupiac. Le climat est idéal, avec ses brumes matinales et ses après-midi ensoleillés de l'automne, cela ...

    www.vinsdusiecle.com/chateau-loupiacgaudiet

     

    CHATEAU LA GALIANE
    MARGAUX

    Christiane Renon

    Le Château La Galiane doit son nom au Général Anglais "Galian" qui depuis ce lieu commandait les troupes anglaises pendant l'occupation de l'Aquitaine au XVe siècle. Exploitation familiale depuis plusieurs générations, sa superficie de 5 hectares plantée de 45 % de Merlots, 50 % de Cabernets Sauvignons et 5 % de Petits Verdots présente un parfait équilibre, très classique et traditionnelle de l'appellation Margaux. Le vignoble est réparti sur des croupes de fines graves. Cultivé de père en ...

    www.vinsdusiecle.com/chateaulagaliane

     

    CHATEAU HOURBANON
    MEDOC

    Hugues Delayat

    Apparue officiellement en 1893, c’est en 1974 que Rémi DELAYAT racheta et réhabilita cette exploitation de 13 ha. Après sa disparition, son épouse Nicole, continua cette réhabilitation toujours dans la quête de la qualité et du respect du terroir. C’est aujourd’hui Hugues, leur fils qui, depuis 1997, poursuit cette quête dans le respect de ces valeurs et de ces traditions, comme en attestent nos pratiques culturales (forte densité de plantation, labours exclusifs des sols, lutte raisonnée puis ...

    www.vinsdusiecle.com/hourbanon

     

    SCEA CHATEAU DAVID
    MEDOC

    Thierry Kerdreux

    Cette propriété familiale est dirigée par Sabine Coutreau, héritière du savoir et de la patience de cinq générations de viticulteurs. Grâces à des efforts constants et soutenus vers la qualité, le Château David fut classé « Cru Bourgeois » en 1985. Depuis 1996, l’exploitation s’est agrandie, un nouveau chai de vinification a été construit et les bâtiments les plus anciens ont été entièrement rénovés.
    Cela fait longtemps que j’apprécie les vins de ce domaine, et cela se confirme avec ce ...

    www.vinsdusiecle.com/chateaudavid

     

    DOMAINE DE GRANDMAISON EARL
    PESSAC-LEOGNAN

    Jean et François Bouquier

    Un domaine de 19 ha issu d’un terroir exceptionnel de graves siliceuses et d’argiles graveleuses parsemées de moellons calcaires (65% Sauvignon, 15% Sauvignon gris et 20% Sémillon pour les vins blancs; 60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc pour les vins rouges). Vendanges manuelles, élevage du blanc 30% en barriques neuves pendant 6 mois sur lies fines et 70% en cuves sur lies également ; le rouge : vin de goutte 80% de la récolte en barriques pendant 12 mois et vin de presse ...

    www.vinsdusiecle.com/domaine-de-grandmaison

     

    CHATEAU CANTENAC
    SAINT-EMILION Grand Cru

    Frans et Johan Roskam

    Nicole Roskam-Brunot, après des études de droit et d'économie régionale à l'université de Bordeaux, a décidé de se consacrer entièrement à son vignoble et d'apporter les soins les plus attentifs à la vinification et au terroir en veillant à ce que le sol dispose de tous les oligo-éléments nécessaires à sa prospérité. Aujourd’hui, Nicole Roskam-Brunot est aidée de ses fils. Frans s’occupe de la partie technique et d’une partie de la commercialisation. Il gère également en Haut-Médoc le Château ...

    www.vinsdusiecle.com/chateaucantenac

     

    CHATEAU LA CROIX MEUNIER
    SAINT-EMILION Grand Cru

    Pierre et Sandrine Meunier

    Cette propriété familiale, exploitée par la SCEA Meunier et Fils depuis 1988, appartient aujourd’hui au GFA Meunier. C’est la 5ème génération qui dirige le domaine. Les premières parcelles de ce petit vignoble ont été acquises vers 1840, et sont situées sur des sables anciens à l’ouest du village de Saint-Emilion, à proximité du Château Figeac et du Château Cheval Blanc. Les vendanges se font manuellement, après avoir déterminé la date de récolte par analyses et dégustation des baies. Les ...

    www.vinsdusiecle.com/chateaulacroixmeunier

     

    CLOS TRIMOULET
    SAINT-EMILION Grand Cru

    Earl Appollot

    Situé au nord de Saint-Emilion, le "Clos Trimoulet" est une propriété exclusivement familiale, où cinq générations de viticulteurs se sont transmis un savoir faire ancestral. Guy Appollot et ses deux fils, Alain et Joël, ont su préserver cet héritage traditionnel tout en le conjuguant aux techniques les plus modernes. Les hectares de la propriété sont répartis sur plusieurs parcelles avec des sols argileux et sablonneux qui apportent au vin charpente, longévité et finesse. Les raisins sont ...

    www.vinsdusiecle.com/clostrimoulet

     

    CHATEAU MACQUIN
    SAINT-GEORGES-SAINT-EMILION

    Denis Corre-Macquin

    Le Château Macquin s'étend sur une superficie de 30 hectares plantés à 80 % de Merlots, 10% de Cabernets-sauvignon et 10 % de Cabernets-francs. Ses sols sont argilo-calcaires et son terroir remarquable par son exposition et sa composition lui permettent de produire des vins souvent plus estimés que beaucoup de grands crus de Saint-Emilion.
    Le vignoble compte 5500 pieds de vignes à l'hectare dont l'âge moyen varie de 15 à 60 ans. Il est enherbé au milieu du rang pour diminuer la ...

    www.vinsdusiecle.com/chateaumacquin

     

    CHATEAU VALGUY
    SAUTERNES

    Grands Vignobles Loubrie

    Cette propriété prise en fermage en 2000 et achetée en 2010, est située à Fargues-de-Langon au milieu des 1er Crus Classés.
    Beau Sauternes Château Valguy, issu d’un vignoble de 4,16 ha, marqué par son Sémillon très majoritaire (85%, 10% Sauvignon et 5% Muscadelle)... La cueillette se fait par tries successives afin de ramasser des raisins atteints par la pourriture noble et entièrement confits, l'élevage se fait en fûts de chêne pendant 24 mois.
    Le 2009 est particulièrement ...

    www.vinsdusiecle.com/grandsvignoblesloubrie

     

  • TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES VINS DE BORDEAUX ET LES NOUVEAUX CLASSEMENTS

    L’histoire des vins de Bordeaux
     

    L’antique Burdigalia des Romains devint au milieu du xiie siècle la capitale de la Guyenne avant d’appartenir aux Anglais qui la possédèrent pendant deux siècles. En 1152, le second mariage d’Éléonore de Guyenne avec Henri Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou, resserra les liens Bordelais-Anglais lors de l’accession au trône d’Angleterre du comte d’Anjou devenu Henri II en 1154. Ainsi, les Bordelais devenaient sujets anglais, la langue française trônait à la cour d’Angleterre et le commerce des vins s’intensifia avec ce pays. Richard Ier dit “Cœur de Lion”, fils aîné d’Éléonore d’Aquitaine et d’Henri II, habita Bordeaux et fut un grand amateur des vins du cru. Son frère, Jean sans Terre, prit sous sa protection les marchands bordelais et réglementa la date de mise en vente du vin : novembre et décembre. Le vin mis en fûts, il n’existait alors aucun procédé de conservation, aussi était-ce le vin le plus jeune le mieux vendu. Le vin vieux étant distribué aux pauvres. Les décrets anglais favorisèrent de plus en plus les Bordelais si bien que les marchands d’autres villes sollicitèrent leur entrée au sein de ces élus de l’Aquitaine.

     

    Pendant la guerre de Cent Ans, les bourgeois bordelais furent solidaires des Anglais dont ils appréciaient les privilèges. La Guyenne tenta pourtant de se détacher du parti des Anglais. C’est alors que le général anglais Talbot, issu d’une famille normande, attaqua et prit Bordeaux mais fut tué dans une bataille, devant Castillon, le 17 juillet 1453. Ce siècle guerrier se terminait et Bordeaux revenait à la France. Les vignobles se répandirent aux alentours de Bordeaux et la ville s’enrichit au point d’user de sa puissance pour empêcher les viticulteurs du Médoc de charger leurs vins le long de la Gironde. Ce “privilège de Bordeaux”, ou blocus économique, aboli seulement en 1776, fut à l’origine de la disparition de nombreux crus. L’usage du vin se répandant de plus en plus, les excès également, François Ier décréta alors, en 1536, que “quiconque sera trouvé ivre, sera immédiatement jeté en prison et mis au pain et à l’eau”. En cas de récidive, c’était le fouet. Au troisième faux pas, encore le fouet, mais en public, et si le coupable était pris une quatrième fois, c’était l’amputation d’une oreille. L’on commença à apprendre à boire au xvie siècle sous Henri III. L’usage voulait que le verre rempli de vin, au fond duquel était placé un croûton grillé, passât de main en main jusqu’à la personne à honorer. Celle-ci vidait alors le verre et mangeait le croûton appelé “tostée”. L’origine du mot toast viendrait de là. Le commerce du vin de Bordeaux connut un certain calme lorsque furent stoppées les exportations vers l’Angleterre. Le traité de Methuen, passé entre l’Angleterre et le Portugal, taxait très fortement les vins français. Un droit de 55 livres par tonne était perçu, alors qu’il n’était que de 7 livres par tonne pour les vins portugais. Cette énorme imposition fit basculer les expéditions de “clairet” vers les bateaux hollandais qui arrivaient par centaines, chaque année, pour recueillir le vin nouveau. La conservation du vin devint plus facile avec l’apparition de la bouteille en verre soufflé et du bouchon de liège, facilitant les exportations vers les Antilles, les Indes, l’Amérique. Bordeaux connut une prospérité avantageuse qui incita Anglais, Danois, Irlandais et Hollandais à venir s’installer quai des Chartrons et pratiquer le négoce au stade le plus élevé. Cet essor économique fut stoppé par la Révolution française et les guerres de l’Empire. La venue de Napoléon n’arrangea pas les choses. Celui-ci étant grand amateur de vins de Bourgogne, il fallut attendre son exil à Sainte-Hélène pour que le commerce vinicole retrouve son plein essor…

     
     
     
     
     

     

    La région du Médoc

     

     

    Le vignoble s’étend du nord au sud sur quelque 80 km. Protégé de l’océan Atlantique par une importante forêt de pins, bordé par le vaste estuaire de la Gironde, le Médoc jouit d’un microclimat relativement chaud et humide, très propice à la ­culture de la vigne. On y compte huit appellations :

     
    - Haut-Médoc

    Superficie : 4 680 ha (3 764 en 1990), 27 % du vignoble médocain, 346 viticulteurs dont 195 en coopératives et 151 indépendants.

     
    - Listrac

    Situé entre Moulis et Saint-Julien, le vignoble de Listrac possède 3 magnifiques croupes de graves pyrénéennes à l’ouest, une croupe de graves garonnaises à l’est et un plateau sur socle calcaire sur la partie centrale qui font la richesse de ce terroir frère de celui de Moulis. Les pentes naturelles favorisent le bon drainage des sols. La relative fraîcheur du climat, liée à la situation ventée et proche de la forêt, favorise la maturation lente et régulière propice aux grands vins. Les croupes graveleuses sont majoritairement plantées de Cabernet-Sauvignon qui donne toute son impétuosité au Listrac, tandis que, sur le plateau calcaire, domine le Merlot dont le fruité et la chair enrobent à merveille ses vins.

     
    - Margaux

    À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du Haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.

     
    - Médoc

    Superficie : 5 700 environ ha (4 018 en 1990), 29 % du vignoble médocain, 613 viticulteurs dont 440 en coopératives et 173 indépendants.

     
    - Moulis

    À mi-chemin entre Margaux et Saint-Julien, l’appellation Moulis prend la forme d’un étroit ruban de 7 km de long, perpendiculaire à la Gironde. On y rencontre des graves garonnaises et pyrénéennes pures à l’argilo-calcaire.

     
    - Pauillac

    Pour les gourmets, l’agneau de Pauillac est une chair délicate très recherchée. Ce sont des “laitons”, des agneaux qui n’ont jamais brouté d’herbe ; ils bénéficient d’un label AOC depuis 1985. Si le commerce portuaire est à l’origine de sa prospérité, il a fallu attendre le xviiie siècle et l’abandon du privilège de Bordeaux pour que Pauillac renaisse comme port du vin. Son modelé exceptionnel caractérise le terroir : le nombre élevé et le moutonnement de ses croupes en font une réussite morphologique tout à fait unique. Des conditions très favorables y ont facilité la dissection de la nappe de graves. Ces graves garonnaises, maigres, dont la pauvreté est l’essence même d’une grande richesse, bénéficient d’un drainage naturel très efficace (voir le Classement).

     
    - Saint-Estèphe

    L’appellation est située au centre du Médoc, tout près de l’estuaire de la Gironde, équidistante de Bordeaux et de la pointe de Grave. Son sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune. Des vins très typés, marqués par leur terroir, intenses, du plus grand des grands crus à celui qui sera très abordable.

     
    - Saint-Julien

    Le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien

     
     
     
     

     

    La région libournaise

     

     
    - Pomerol

    Le développement de ce vignoble (830 ha) dans la région de Pomerol, à partir du xiie siècle et durant tout le Moyen Âge, autour des commanderies des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (dont les chevaliers de Malte sont, aujourd’hui, les continuateurs), est aussi largement attesté par la tradition et la mémoire collective. Pomerol et son hospice, totalement détruit au cours des siècles suivants, furent, à l’évidence, une étape importante sur la route des pèlerins cheminant à travers toute l’Europe, vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Plus tard, la guerre de Cent Ans conduisit à l’abandon du vignoble. Reconstitué ultérieurement, celui-ci fut de nouveau largement mis à mal à l’époque des guerres de Religion. Au xviie siècle, un procès-verbal fut dressé (le 7 mai 1761), à la demande d’un bourgeois, négociant à Libourne, Louis-Léonard Fontemoing, propriétaire à Pomerol au lieu-dit Tropchaud. En 1753, celui-ci avait hérité de son père un vignoble planté à prédominance de cépages blancs (Folle et Douce). En 8 ans, il avait entrepris de le transformer, en remplaçant les cépages blancs par des cépages rouges. À côté du Noir de Pressac, on voyait déjà apparaître le Bouchet (ou Cabernet franc) et le Merlot. La caractéristique essentielle de ce terroir est de constituer, à lui seul, une entité, un ensemble géologique unique. Au long des millénaires, ont vu se succéder dépôts molassiques, sableux ou argileux, presque entièrement recouverts par la nappe alluviale de graves. Ce sont ces graves de surface plus ou moins compacte ou sablonneuse, et son sous-sol comportant des oxydes de fer, appelés régionalement “crasse de fer”, qui assurent aux vins leur personnalité. Des vins splendides, très typés par le Merlot, savoureux, de garde (voir surtout le Classement).

     
    - Lalande-de-Pomerol

    L’appellation, limitrophe de Pomerol et de Saint-Émilion, s’étend sur les communes de Lalande-de-Pomerol et de Néac. Elle est traversée par la RN 89, grand axe routier, et un petit cours d’eau, la Barbanne. Proche du confluent de la Dordogne et de l’Isle, Lalande-de-Pomerol, protégé sur son flanc sud-ouest par le tertre de Fronsac, reçoit l’influence de l’océan Atlantique. L’appellation bénéficie d’un climat ensoleillé, chaud et humide, particulièrement propice à la culture de la vigne. Le sol est argileux ou argilo-graveleux à l’est, graveleux au nord, puis de plus en plus sableux vers l’ouest. Provenant d’anciennes alluvions, le sous-sol présente des traces d’oxyde de fer que l’on nomme ici “crasse de fer”, ainsi que des dépôts décalcifiés durcis et rougis de quartz, de silex et de granit.

     
    - Saint-Émilion

    Pour s’y retrouver, notre Classement est devenu “la” référence en la matière. Ici, quelque 1 000 crus s’échelonnent du Premier Grand Cru classé à la simple AOC Saint-Émilion, en passant par le Grand Cru classé et le Grand Cru (5 500 ha environ).

     
    Voici ce qu’il faut retenir :

    - Le secteur le plus simple à définir, historiquement et géologiquement, c’est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi variés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la diversité de son terroir et la typicité de chaque cru. C’est le territoire du château Ausone qui domine la côte de Saint-Émilion en regardant la plaine, issu d’un sous-sol de molasses et de sables éoliens.

    - Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Ici, les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables selon les sols, en alios en sous-sols.

    - Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-­Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également omniprésents, avec des graviers. On y fait généralement des vins plus souples, l’exception confirmant bien évidemment la règle.

     
    - Saint-Georges-Saint-Émilion

    Le vignoble de Saint-Georges bénéficie d’une belle exposition, le versant nord de la colline étant orienté sud-sud-ouest, et sa situation de pente le fait bénéficier d’une régulation hydrique naturelle. Le sol argilo-calcaire incite chaque cep à aller puiser en profondeur les arômes les plus secrets. Sur ces sols, plein sud, le Merlot s’est naturellement imposé (70 à 80 %), avec sa faculté de développer des tanins soyeux beaucoup plus que sur des graves.

     
    - Montagne-Saint-Émilion

    Avec ses 250 propriétés, et une surface d’exploitation inférieure à 5 ha, cette appellation témoigne d’une viticulture totalement orientée vers la qualité. Le vignoble (1 570 ha) s’inscrit dans le prolongement géographique de ceux de Pomerol et de Saint-Émilion. Les sols y sont argilo-calcaires ou limono-argileux sur le plateau et les coteaux. Le Merlot dominant (70 %) est complémenté de Cabernet franc, de Cabernet-Sauvignon et parfois de Malbec. Saint-Georges représente 190 ha environ.

     
    - Puisseguin-Saint-Émilion

    Le vignoble de Puisseguin-Saint-Émilion s’étend sur 750 ha de collines arrondies. Il conjugue les atouts d’un microclimat sec, attesté par la présence de nombreux chênes verts, d’expositions sud dominantes et de sols argilo-calcaires où la vigne peut ­s’enraciner profondément. 130 viticulteurs, dont une cinquantaine de coopérateurs, y totalisent une production annuelle de 40 000 hl. Le Merlot représente 70 % de l’encépagement du vignoble, aux côtés du Cabernet franc (20 %) et du Cabernet-­Sauvignon.

     
    - Lussac-Saint-Émilion

    Établi sur 1 490 ha, le vignoble de Lussac-Saint-Émilion se caractérise par la variété de ses paysages et la diversité de ses sols : argilo-graveleux dans les vallons, sablo-argileux sur les plateaux, argilo-calcaires à flancs de coteaux. Sur ces terrains bien drainés et exposés, 215 propriétaires et récoltants totalisent une production moyenne annuelle de 69 000 hl. Le Merlot représente 65 % de l’encépagement du vignoble, aux côtés du Cabernet franc (20 %) et du Cabernet-Sauvignon (15 %).

     
    - Fronsac et Canon-Fronsac

    La surface des vignobles est de 830 ha pour l’AOC Fronsac répartis sur les communes de Fronsac, Saint-Aignan, La Rivière, Saint-Germain-la-Rivière, Saillans et Galgon, et 290 ha pour l’AOC Canon-Fronsac, sur Fronsac et Saint-Michel-de-Fronsac. Le Merlot, cépage prédominant dans le Libournais, représente 70 % de l’encépagement des vignobles de Fronsac et de Canon-Fronsac, aux côtés du Cabernet franc et du Cabernet-Sauvignon. La densité minimale est d’environ 5 000 pieds/ha. Les appellations Fronsac et Canon-Fronsac s’étendent sur des sols à tendance argilo-calcaire. Le calcaire à astéries prédomine sur le tertre et les plateaux. La molasse du Fronsadais marque les côtes et les combes. Cette typicité des terroirs est accentuée par la diversité des reliefs très accidentés. Les deux rivières protègent le vignoble des gelées printanières. La présence de nombreux arbousiers et chênes verts témoigne de ce climat très privilégié. À noter que, s’il fallait situer les meilleurs vins de Fronsac et de Canon-Fronsac dans une hiérarchie des vins du Libournais, notamment dans mes Classements de Saint-Émilion et Pomerol, ceux-ci se situeraient entre les “2e” et “3e” Grands Vins Classés, pour des qualités comparables.

     
     
     
     

     

    La région des Graves

     

     
    Graves et Pessac-Léognan
     

    Prolongement des terres du Médoc, le vignoble des Graves (3 800 ha et 1 300 ha environ pour Pessac-Léognan) a été de tout temps rapproché historiquement et géographiquement de celui du Médoc. Là aussi la terre est graveleuse (le mot “graves” vient de là), pauvre, mais secourue par un climat exceptionnel et des vignerons qui ont écrit l’histoire du Bordelais.

     

    Le 9 septembre 1987, un décret reconnaissait l’appellation d’origine contrôlée Pessac-Léognan. Le terroir se compose de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires qui ont apporté une grande variété de débris caillouteux, venus parfois de très loin, notamment des Pyrénées ; ces débris, multicolores, usés au point d’être polis, voire luisants, après la pluie, sont plus ou moins enrobés de terre ou de limon. Les graves de Pessac-Léognan reposent donc sur un sous-sol d’argile, de sable, d’alios, de calcaire et de faluns. Elles sont témoins des cours anciens de la Garonne, mis en place depuis la fin de l’ère tertiaire puis durant le quaternaire au fur et à mesure que passaient les époques glaciaires. Ces graves, composées de graviers, galets roulés par les eaux, ont une épaisseur variant d’une vingtaine de centimètres à 3 m et plus. La variété du cailloutis est exceptionnelle avec des quartz et quartzites ocre, blancs, rouges et roses, des jaspes, agatoïdes, silex et lydiennes… savant mélange harmonieux et chatoyant. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave redistribue progressivement la chaleur sur les grappes. Inscrits dans un relief mamelonné, les dépôts de graves forment des croupes particulièrement bien dessinées dans le paysage, bénéficiant d’une excellente exposition avec des pentes toujours assez fortes pour assurer un drainage naturel. Celui-ci est renforcé par un réseau hydrographique important de petits cours d’eau et d’affluents de la Garonne.

     
     
     

     

    Les blancs liquoreux

     

     
    - Sauternes et Barsac

    Le vignoble bénéficie d’une grande homogénéité (70 % de Sémillon, 25 % de Sauvignon, 5 % de Muscadelle), grâce à des sols et des sous-sols très diversifiés, graveleux, calcaires ou argilo-calcaires, qui donnent leur spécificité et leur personnalité aux différents crus. En dehors du terroir, le Ciron joue un rôle considérable. Né dans les Landes, couvert d’une voûte de feuillage tout au long de son cours, il crée, grâce à ses eaux plus froides que celles de la Garonne, un microclimat caractéristique dans la région du confluent, avec en automne des brumes matinales qui précèdent un soleil chaud à midi. Ces brouillards favorisent la prolifération d’un minuscule champignon, le Botrytis cinerea, qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins. Ce phénomène, appelé “pourriture noble”, est la condition sine qua non de ce raisin confit, récolté quasiment grain par grain, par tris successifs, de rendements très faibles. Ces vendanges à haut risque expliquent le prix de ces vins, largement justifié. Cinq communes bénéficient de l’appellation : Sauternes, Fargues-de-Langon, Bommes, Preignac et Barsac (voir surtout le Classement).

     
    - Loupiac

    Le vignoble s’étend sur la rive droite de la Garonne, sur des pentes au sous-sol argilo-calcaire, argileux ou graveleux. L’appellation est réservée aux vignes de coteaux, à l’exclusion des terres d’alluvions et de palus, et le ruisseau du Chay, petit affluent de la Garonne, est l’un des facteurs du développement, en automne, des brouillards matinaux nécessaires au Botrytis cinerea.

     
    - Sainte-Croix-du-Mont

    Le vignoble s’étend sur les plateaux et les coteaux aux sols argilo-calcaires qui dominent la rivière en face de Sauternes. Les 456 ha sont cultivés par une centaine de viticulteurs.

     
    - Cérons
    L’AOC s’étend aujourd’hui sur 50 ha (quelque 1 800 hl).
     
    - Cadillac

    Depuis le 10 août 1973, 22 communes et 80 producteurs bénéficient de cette appellation (230 ha, avec production moyenne annuelle de 6 800 hl).

     
    - Graves Supérieurs
    Assez nerveux, les vins possèdent aussi leur originalité.
     
    - Premières-Côtes-de-Bordeaux

    Perchées sur des coteaux généralement abrupts, les vignes sont naturellement exposées au soleil du versant méridional, sur un sol où dominent tour à tour le rocher, le calcaire et la grave.

     
    - Côtes-de-Bordeaux Saint-Macaire

    La région est surtout composée de coteaux argilo-calcaires et graveleux.

     
    - Sainte-Foy-Bordeaux

    L’AOC s’étend sur 19 communes, et borde la rive gauche de la Dordogne. Les sols sont graveleux, argileux ou calcaires.

     
    - Bordeaux Supérieurs blancs moelleux

    Les Bordeaux Supérieurs blancs moelleux peuvent provenir de toute la région.

     
     
     
    Les vins de côtes
     
    - Côtes-de-Bourg

    Dénommée la “Suisse girondine” à cause de son relief accidenté qui ondoie de coteaux en vallons, la région de Bourg (4 000 ha) est baignée par la Dordogne. On trouve ici une réelle typicité, un style qui lui est propre, où le Merlot prédomine souvent, et vient s’allier aux Cabernets pour créer ces vins qui associent puissance et charme, et possèdent une belle longévité.

     
    - Côtes de Bordeaux

    À noter que, désormais, à l’exception des Côtes-de-Bourg, les autres appellations se sont regroupées pour l’intitulé des “Côtes de Bordeaux” :

     
    - Blaye

    Sur 5 000 ha, si quelques blancs méritent plus d’attention, la plupart des crus sont surtout retenus pour les rouges Premières-Côtes-de-Blaye. Attention à certaines cuvées “gonflées”.

     
    - Premières-Côtes-de-Bordeaux

    Pour comprendre la situation des Premières-Côtes (3 500 ha), il faut réaliser que l’appel­lation est tellement étendue, sur des terrains si peu comparables, qu’il n’est pas évident de parler d’un “style” Premières-Côtes. Il ne faut pas oublier que la vraie réputation des Premières-Côtes s’est faite avec les moelleux, dont quelques-uns subsistent aujourd’hui.

     
    - Côtes-de-Castillon

    Située aux confins du département de la Gironde, l’appellation (3 000 ha) s’insère entre le vignoble de Saint-Émilion à l’ouest et celui de Bergerac à l’est.

     
    - Côtes-de-Francs

    L’appellation est anecdotique. Les Côtes-de-Francs sont une chasse gardée de certains propriétaires, notamment de Saint-Émilion. À en croire les propriétaires concernés, les Côtes-de-Francs devraient se faire une image.

     
     
    L’Entre-Deux-Mers

    L’aire géographique de l’Entre-Deux-Mers couvre un vaste triangle de 30 km à la base, sur une hauteur de 60 km. On y découvre une succession de coteaux et de vallées profondes couvertes d’alluvions laissées par la mer lors d’invasions répétées. L’Entre-Deux-Mers est traditionnellement un vin blanc sec, même si, à une certaine époque, certains vignerons élaboraient un vin blanc moelleux.

     
     
    Bordeaux et Bordeaux Supérieur

    La plupart des viticulteurs produisent des rouges, des blancs, des clairets et des rosés. Des vins équilibrés, et, pour les meilleurs, bénéficiant d’un excellent rapport qualité-prix. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas hésité à réaliser un Classement pour cette appellation, tant les vins méritent d’être reconnus à leur juste valeur. On trouve des vins ronds, faciles à boire, comme des vins riches, puissants, plus “durs”, alliant des tanins fermes à un fondu en bouche très agréable. Tous ces vins ont leur propre personnalité, selon leur terroir (on ne produit pas les mêmes crus dans la région libournaise ou dans celle de l’Entre-Deux-Mers) et leur élevage. Quelques (rares) bons Crémants .

     
     
     
     
     
     
     
     
    Les raisins des vins
    Rouges
    - Cabernet-Sauvignon, majoritaire dans le Médoc.

    - Cabernet franc, de plus en plus -hélas- remplacé par le Cabernet-Sauvignon ou le Merlot.

    - Merlot, majoritaire à Pomerol et Saint-Émilion (10 à 20 % en Médoc).

    - Malbec, dans les Premières-Côtes (un peu à Saint-Émilion).

    Et aussi la Carmenère, apparentée au Cabernet, et le Petit Verdot, utilisé en Médoc et dans les Graves.

     
    Blancs
    - Sémillon (80 % en Sauternais).
    - Sauvignon.
    - Muscadelle.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Le bordelais à table
     

    - Médoc et Haut-Médoc. Des vins riches et souples à la fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés, de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou de l’agneau.

    - Margaux. Prédominance à l’élégance et la structure. Un vin concentré dans sa jeunesse, au nez subtil, qui a besoin de temps pour donner toute sa finesse. En dehors des viandes rouges, le gibier à plume.

    - Moulis et Listrac. De l’agneau, des viandes rouges, avec une prédominance pour un foie de veau sur un millésime à maturité, ou des ramiers aux cèpes en cocotte qui s’accordent bien avec le “moelleux” du vin.

    - Saint-Estèphe. Puissant et concentré dans sa jeunesse, un très grand vin typé qu’il faut aussi savoir attendre, intense, à savourer avec une viande en sauce ou une bécasse.

    - Pessac-Léognan et Graves. En blancs, les vins, alliant finesse aromatique et persistance en bouche, s’associent à un veau en sauce ou une alose. Les rouges, bien typés, allient richesse et distinction sur du veau rôti, de l’agneau ou un gigot à la ficelle.

    - Fronsac et Canon-Fronsac. Des vins corsés et chaleureux, légèrement épicés, qui s’accordent bien avec un curry de mouton ou de l’agneau rôti.

    - Lalande-de-Pomerol. Couleur, concentration aromatique et onctuosité en bouche en font un vin qui se déguste avec la plupart des viandes, un magret de canard ou de l’agneau en croûte.

    - Lussac, Montagne, Puisseguin et Saint-Georges-Saint-Émilion. Bonne matière tannique, rondeur et bouquet. Idéal sur de l’agneau au four, des brochettes de canard ou un curry de mouton qui fait ressortir le caractère épicé du vin. Sur un vieux millésime, des mets plus riches comme un canard farci, un curry et les civets.

    - Saint-Émilion. Parfumé, corsé, un vin dense et ferme, pour viandes rôties et gibier à plume.

    - Pomerol. Ces vins riches, puissants en arômes comme en structure, denses et veloutés en bouche “collent” avec la plupart des gibiers et les truffes, dont on retrouve les arômes dans le vin. Essayez les œufs à la broche aux truffes fraîches.

    - Côtes-de-Bourg et Côtes-de-Bordeaux. Colorés, alliant charpente et rondeur en bouche, les Côtes-de-Bourg se marient avec du veau (sans sauce), de l’agneau, des magrets de canard et la plupart des gibiers à plume pour les vins parvenus à maturité. Le caractère légèrement épicé de ces crus les prédispose à un curry de poulet par exemple, des viandes en sauce légère ou des rognons.

    - Barsac et Sauternes. Pour profiter de leur richesse et de leur typicité, à l’apéritif. Plus conventionnel, sur un foie gras, pour un millésime assez jeune, et sur un dessert pas trop sucré comme une tarte aux framboises. Plus rare, la lamproie, et des ris de veau à la crème.

    - Loupiac. Plus souple, plus fruité, un vin tout en nuances aromatiques, onctueux, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux de Sauternes.

    - Entre-Deux-Mers. Francs, légers, fruités, des vins blancs secs surprenants par leur rapport qualité-prix, à découvrir sur les fruits de mer et les crustacés.

    - Bordeaux Supérieur. Souples et colorés, alliant charpente et bouquet, les vins se goûtent avec toutes les viandes rouges, mais aussi, pour des millésimes plus évolués, sur une escalope de veau ou un navarin de mouton.

     

     

  • QUAND LE BORDELAIS SE MET A TABLE...

    Les vins de Bordeaux et les plats qu'il leur faut

    - Médoc et Haut-Médoc. Des vins riches et souples à la fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés, de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou de l’agneau.

     

    - Margaux. Prédominance à l’élégance et la structure. Un vin concentré dans sa jeunesse, au nez subtil, qui a besoin de temps pour donner toute sa finesse. En dehors des viandes rouges, le gibier à plume.

     

    - Moulis et Listrac. De l’agneau, des viandes rouges, avec une prédominance pour un foie de veau sur un millésime à maturité, ou des ramiers aux cèpes en cocotte qui s’accordent bien avec le “moelleux” du vin.

     

    - Saint-Estèphe Puissant et concentré dans sa jeunesse, un très grand vin typé qu’il faut aussi savoir attendre, intense, à savourer avec une viande en sauce ou une bécasse.

     

    - Pessac-Léognan et Graves. En blancs, les vins, alliant finesse aromatique et persistance en bouche, s’associent à un veau en sauce ou une alose. Les rouges, bien typés, allient richesse et distinction sur du veau rôti, de l’agneau ou un gigot à la ficelle.

     

    - Fronsac et Canon-Fronsac. Des vins corsés et chaleureux, légèrement épicés, qui s’accordent bien avec un curry de mouton ou de l’agneau rôti.

     

    - Lalande-de-Pomerol. Couleur, concentration aromatique et onctuosité en bouche en font un vin qui se déguste avec la plupart des viandes, un magret de canard ou de l’agneau en croûte.

     

    - Lussac, Montagne, Puisseguin et Saint-Georges-Saint-Émilion. Bonne matière tannique, rondeur et bouquet. Idéal sur de l’agneau au four, des brochettes de canard ou un curry de mouton qui fait ressortir le caractère épicé du vin. Sur un vieux millésime, des mets plus riches comme un canard farci, un curry et les civets.

     

    - Saint-Émilion. Parfumé, corsé, un vin dense et ferme, pour viandes rôties et gibier à plume.

     

    - Pomerol. Ces vins riches, puissants en arômes comme en structure, denses et veloutés en bouche “collent” avec la plupart des gibiers et les truffes, dont on retrouve les arômes dans le vin. Essayez les œufs à la broche aux truffes fraîches.

     

    - Côtes-de-Bourg et Côtes-de-Bordeaux. Colorés, alliant charpente et rondeur en bouche, les Côtes-de-Bourg se marient avec du veau (sans sauce), de l’agneau, des magrets de canard et la plupart des gibiers à plume pour les vins parvenus à maturité. Le caractère légèrement épicé de ces crus les prédispose à un curry de poulet par exemple, des viandes en sauce légère ou des rognons.

     

    - Barsac et Sauternes. Pour profiter de leur richesse et de leur typicité, à l’apéritif. Plus conventionnel, sur un foie gras, pour un millésime assez jeune, et sur un dessert pas trop sucré comme une tarte aux framboises. Plus rare, la lamproie, et des ris de veau à la crème.

     

    - Loupiac. Plus souple, plus fruité, un vin tout en nuances aromatiques, onctueux, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux de Sauternes.

     

    - Entre-Deux-Mers. Francs, légers, fruités, des vins blancs secs surprenants par leur rapport qualité-prix, à découvrir sur les fruits de mer et les crustacés.

     

    - Bordeaux Supérieur. Souples et colorés, alliant charpente et bouquet, les vins se goûtent avec toutes les viandes rouges, mais aussi, pour des millésimes plus évolués, sur une escalope de veau ou un navarin de mouton.

     

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  • QUELS PLATS SUR LES MEILLEURS LALANDE-DE-POMEROL ?

     

     

     

    Château BÉCHEREAU

    Château BÉCHEREAU

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Joël Dupas - Sce Bertrand Jean-Michel
    96, rue des Vignerons
    33570 Les Artigues-de-Lussac
    Téléphone :05 57 24 34 29 et 06 80 75 66 80
    Télécopie : 05 57 24 34 69
    Email : contact@chateaubechereau.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaubechereau
    Site : www.chateaubechereau.com

    Propriété familiale depuis le milieu du XIXe siècle, le Château Béchereau est une exploitation viticole de 25 ha dont 9 ha en Bordeaux Supérieur, 10.5 ha en Montagne-Saint- Émilion et 5.50 ha en Lalande-de-Pomerol.
    Beau Lalande-de-Pomerol cuvée Spéciale 2013, fûts de chêne, avec des nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices, unvin bien équilibré, charnu. Le 2012 est riche en couleur comme en arômes, aux notes de fruits rouges à noyau, intense au nez comme en bouche. Le 2011 est tout en harmonie, riche avec ces senteurs de mûre et d'humus, et des nuances de cuir et de pruneau au palais. Plus souple, le Lalande-de-Pomerol rouge 2012, au nez subtil où dominent les fruits très mûrs et le fumé, gras et persistant, allie rondeur et charpente.
    Il y a également le Montagne-Saint-Émilion cuvée Spéciale 2013 fûts de chêne, corsé et savoureux, aux tanins ronds, souples et très bien équilibrés, un vin au nez intense (mûre, groseille, épices...), de bouche persistante. Goûtez le Montagne Saint-Émilion, de couleurrubis profond, qui développe un nez puissant dominé par la cerise noire, aux tanins soyeux.


    Château BELLES-GRAVES

    Château BELLES-GRAVES

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Xavier Piton

    33500 Néac
    Téléphone :05 57 51 09 61
    Télécopie : 05 57 51 01 41
    Email : x.piton@belles-graves.com
    Site : www.belles-graves.com

    Situé sur une croupe graveleuse orientée plein sud, le vignoble familial couvre 17 ha, Merlot pour 88% et 12% de Cabernet franc.
    “La qualité du raisin au moment des vendanges, précise-t-on, dépend du travail raisonné de l’homme à la vigne, mais est aussi régie par la climatologie, car c’est encore la nature qui reste maîtresse du jeu. Deux à trois semaines avant la maturation des raisins, des contrôles de maturité sont réalisés à la vigne, deux fois par semaine. Ils consistent à prélever des baies deraisins dans chaque parcelle afin de suivre l’évolution du poids de 100 baies, et de leur teneur en sucre et en acide. L'ensemble du vinvieillit en fûts de chêne français. Les lots sont dégustés préalablement, de manière à adapter la proportion de barriques neuves au potentiel du vin. En effet, il s'agit de ne pas masquer le goût du terroir par un goût de boisé trop prononcé. Les arômes du bois et du fruit doivent former un équilibre. La dégustation, tout au long de l'élevage est notre fil conducteur. C'est en fonction de notre palais que nous intervenons sur le vin. Comme au cours de la vinification, rien n'est donc systématique.”
    Belle réussite avec ce Lalande-de-Pomerol 2012, de couleur rubis soutenu, corsé au nez comme en bouche, équilibré, très parfumé, auxtanins fermes, d’une belle persistance. Le 2011, aux notes de fruits rouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), bien charnu, d'une jolie intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Beau 2010, qui associe structure et finesse, de bouche puissante, un vin gras et corsé, très harmonieux, qu’il faut savoir attendre pour mieux profiter de son potentiel. Le 2009, médaille d’Or au concours de Bordeaux 2011, est très parfumé, aux tanins souples et soyeux, au nez subtil dominé par le cassis mûr et l’humus. Le 2008 se goûte vraiment bien aujourd’hui, séveux, ample, développant des senteurs de fraise des bois et de musc.
    Superbe Lalande-de-Pomerol Calypso 2010, robe rubis teinte brillante, aux tanins mûrs et croquants, de bouche fondue et parfumée, intense, au nez complexe, gras, d’évolution remarquable. Chambres d’hôtes.


    Château BOURSEAULALANDE-DE-POMEROL Château BOURSEAU

    Château BOURSEAU

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Véronique et François-Xavier Gaboriaud

    33500 Lalande-de-Pomerol
    Téléphone :05 57 51 52 39
    Télécopie : 05 57 51 70 19
    Email : chateau.bourseau@wanadoo.fr

    “Aujourd’hui, précise François-Xavier Gaboriaud, le millésime 2010 est un millésime qui apparaît comme l’un des plus agréables, ses tanins qui étaient encore un peu fermes, il y a quelques mois, sont maintenant en train de s’arrondir. Les vins sont de plus en plus agréables à boire et peuvent se conserver encore de longues années. Le millésime 2011 commence à s’affiner, lestanins de sa jeunesse se patinent peu à peu, le côté fruité du vin ressort de plus en plus. Ce sont des vins encore assez jeunes et qui demandent encore 2 à 3 années en cave avant de pouvoir en profiter pleinement. Le millésime 2012 est déjà très bon à boire maintenant. Son côté très fruité et ses tanins très ronds lui permettent d’être apprécié dès à présent. Et, grâce à sa belle acidité, il peut aussi se conserver sans problème pendant encore 5 à 10 ans si l’on dispose d’une bonne cave.
    Le millésime 2013 se révèle être très délicat, avec beaucoup de finesse. Notre élevage en barriques de 300l et un plus faiblepourcentage de bois neuf pour privilégier les arômes du vin et moins de notes boisées, nous a permis de conserver la fraîcheur et la délicatesse de ce millésime. Il faudra attendre 1 à 2 ans avant d’ouvrir ces bouteilles, et les consommateurs en seront très ravis.”
    Voilà, en effet, un savoureux Lalande-de-Pomerol 2013, de couleur rubis foncé, aux parfums de cassis et de poivron, de bouche parfumée, un vin souple et ample. Le 2012 est dense, de belle couleur grenat, une cuvée charpentée, au nez de fruits macérés et d’épices, de bouche riche et fondue à la fois, avec des notes de prune et musc, d’une belle finale. Beau 2011, charnu et gras, au nezcomplexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, avec ces notes persistantes de fumé, de cerise mûre et d'épices au palais, aux taninsamples mais très fins, un vin complet. Superbe 2010 très parfumé, classique, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, aux taninsprésents et savoureux, légèrement épicé en finale. Tout en bouche, le 2009, aux senteurs d’humus et de cassis mûr, est un vin gras et persistant, riche en arômes (cerise noire, cuir, sous-bois) comme en structure. Le 2008, où s’entremêlent des notes de fruits et de bruyère, riche et parfumé, de belle robe, est un vin très équilibré. Le 2007, d’un rouge profond avec des arômes intenses de fruitsrouges frais, un vin souple, de belle base tannique, se goûte toujours très bien actuellement.


    Château CANON-CHAIGNEAULALANDE-DE-POMEROL Château CANON-CHAIGNEAU

    Château CANON-CHAIGNEAU

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Famille Marin-Audra
    13, Chaigneau - BP 2
    33500 Néac
    Téléphone :05 57 24 69 13
    Télécopie : 05 57 24 69 11
    Email : suzanne.marin@wanadoo.fr
    Site : www.canon-chaigneau.com

    Au sommet. Dès le début du XVe siècle, les moines de la région exploitèrent cette propriété. Un domaine de 21 ha d'un seul tenant sur le plateau de Néac. Terrain maigre argilo-sablonneux sur un tapis de crasse de fer (60% Merlot, 35% Cabernet, 5% Pressac).
    “Ces trois dernières années, nous explique Suzanne Marin, nous avons produit 20% de moins, c’est dû aux aléas climatiques. Les vins ont des degrés d’alcool plus élevés qu’avant, nous avons des vins à 14°, c’est assez difficile à vinifier, nous n’avions pas l’habitude.
    Nous venons de mettre en vente les 2011 et 2012. Le 2011 est un vin très facile à boire, pas de très grande garde, un vin de femme, plein en bouche, vraiment très, très agréable.”
    Superbe Lalande-de-Pomerol 2012, corsé, typé, aux tanins amples, à la fois soyeux et denses, au nez complexe dominé par la cerise et la cannelle, alliant rondeur et charpente, d’excellente évolution. Savoureux 2011, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, structuré, avec des tanins ronds, à déboucher avec des feuilletés aux morilles ou un
    filet mignon de porc aux légumes primeurs. 
    Remarquable 2010, charpenté, corsé, de robe soutenue, ample et distingué en bouche, au nez légèrement épicé, avec des nuances deprune et de griotte mûre, aux tanins bien présents et fondus à la fois, très charmeur. 
    Le 2009 est l’une des plus jolies bouteilles de cette appellation, riche en couleur comme en matière, au nez complexe de fruits rouges à noyau et d’épices, très élégant, aux tanins soutenus auxquels il faut donner le temps de se fondre. Un millésime qui a largement mérité sa médaille d’Or à Bordeaux et un coup de cœur en Chine ! Le 2007, charnu, d’une grande finesse, au nez subtil marqué par le cuir, la cerise et les épices, aux tanins denses et puissants, est un vin très savoureux actuellement, gras en bouche, d’une très jolie finale, à prévoir sur un tournedos aux cèpes ou un jarret de veau printanier.
    Remarquable 2006 au nez complexe où dominent la groseille et l’humus, de bouche charnue, un vin coloré et dense, qui allie puissance et finesse.
    Beau 2005, vraiment délicieux actuellement, très charmeur, au nez subtil où dominent le cuir et le pruneau confit, d’une très jolie concentration, aux tanins réels et fins, légèrement épicé comme il se doit.
    Le 2002 est également très bon, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits mûrs, un vin riche, très équilibré, d’une belle longueur, de bouche puissante. Le 2000 est remarquable, riche et subtil au nez comme en finale, aux senteurs de fruits macérés et de sous-bois, un vin qui demande une cuisine recherchée comme, par exemple, un foie gras de canard pané, poêlé aux poires ou un hachis d'agneau et purée de pommes de terre.

    Château des MOINESLALANDE-DE-POMEROL Château des MOINES

    Château des MOINES

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    GFA Henri Darnajou et Frères
    Musset
    33500 Lalande-de-Pomerol
    Téléphone :05 57 51 40 41
    Télécopie : 05 57 25 04 21
    Email : chateaudesmoines@orange.fr
    Site : www.chateaudesmoines.com

    Une exploitation familiale depuis plusieurs générations de 20 ha dont 1,30 ha en Bordeaux. Travail traditionnel (labour, enherbement), techniques modernes viticoles (pressoir pneumatique, thermorégulation, table de tri, vibreur...), des cépages variés (72% Merlot, 15% Cabernet-Sauvignon, 10% Cabernet franc et 3% Malbec).
    “Le millésime 2013, nous raconte Patrick Merle, a donné une petite année en volume (- 50%). Ce sera un millésime moyen à boire assez rapidement. Il n’y aura pas de cuvée Prestige. Millésime 2014 : là, tout y est : volume, structure, fruité, concentration, un bon millésime de garde. Cette année, les millésimes à la vente sont les 2012, puis 2013. A noter, en 2014, c'est la première année que leChâteau des Moines a fait du Bordeaux rosé.”
    Superbe Lalande-de-Pomerol Prestige 2012, élevé en fûts neufs, marqué par ces senteurs délicates de fumé, riche en couleur, ample et solide, de bouche puissante, aux nuances de groseille et de truffe, aux tanins soyeux, charnu comme il se doit, de belle charpente. Le 2011 est un vin aux tanins mûrs, très parfumé, dense et persistant, aux senteurs de fruits mûrs (fraise des bois) et d’humus, avec, au palais, des connotations de prune et de cuir. Beau 2010, charpenté, qui sent la framboise cuite, le musc et la cannelle, un vin de bouche riche et fondue à la fois, d’une belle intensité, associant structure et finesse.
    La cuvée Tradition 2013 est un vin rond, franc, bien parfumé (prune, frais), avec une bouche souple et persistante, idéal sur un magret grillé ou un chaud-froid de cailles. Le 2012 est de bouche intense et dominée par la mûre, alliant rondeur et intensité aromatique, derobe brillante.

    Château de ROQUEBRUNE

    Château de ROQUEBRUNE

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Florent Guinjard
    Les Galvesses
    33500 Lalande-de-Pomerol
    Téléphone :05 57 51 44 54
    Télécopie : 09 79 94 86 30
    Email : chateauderoquebrune@lalande-pomerol.com
    Site : www.chateauderoquebrune.com

    Une propriété familiale depuis plus de 5 générations. L’encépagement se compose de 65% de Merlot, 15% de Cabernet-Sauvignon et de 20% de Cabernet franc, vendanges manuelles. Le travail régulier de la terre, dans le respect de l'environnement, est privilégié, excluant tout désherbant chimique et tout traitement chimique systémique. C'est l'observation permanente du vignoble qui détermine les interventions. La faune présente dans le vignoble atteste de l'équilibre naturel obtenu. Sur le terrain, donc, pas de désherbant chimique, l'herbe ne pousse pas parce que son vigneron travaille la terre. Il la retourne plusieurs fois par an, avec des charrues appropriées.
    “D'une étendue de 11,2 ha, précise Florent Guinjard, le vignoble est regroupé autour du chai. Il est situé sur le plateau sablo-limoneux et caillouteux se trouvant au nord-est de Libourne. Nous travaillons aujourd'hui 10.5 ha, avons augmenté la capacité de notre cuverie pour pouvoir vinifier tous les raisinsque nous produisons. En 2009, nous nous sommes équipés d'une thermo-régulation pour mieux maitriser la température de nos fermentations. En 2010, pour améliorer notre qualité et être respectueux de notre récolte, nous avons acheté un nouveau pressoir. En 2012, dans une démarche écologique, nous nous équipions d'une aire de lavage, et de cuves de stockage des effluents. La même année nous remettions en état 1 ha de vignes, en l'arrachant et la replantant. D'ici un ou deux ans nous agrandirons notre chai pour pouvoir stocker toute notre production en bouteilles. En 2014, nous avons remis en état 1 ha de vignes, que nous replantons avec notre propre Merlot sélectionné.
    Ce millésime 2014, poursuit Florent Guinjard, nous a apporté qualité et quantité : 45 hl à l'hectare, nous avons fini les premiers soutirages et ce millésime  donnera toute satisfaction, dans la lignée des 2012, que nous avions particulièrement réussis.”
    Vous apprécierez donc ce Lalande-de-Pomerol cuvée Reine 2012, de belle robe rubis soutenu, un vintrès harmonieux, au nez de framboise et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche. Le 2011, ample et riche au nez comme en bouche, est d’un bel équilibre, gras, aux tanins fondus, où se marient la griotte et l’humus, un très joli vin, dense, parfait sur un filet d’agneau. Superbe 2010, aux notes de fruitsrouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), bien charnu, d'une grande intensité, aux taninssavoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Dans la lignée, le 2009, typé, de couleursoutenue, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez complexe de cassis et d’épices, associe rondeur et structure.

    Domaine de VIAUDLALANDE-DE-POMEROL Domaine de VIAUD

    Domaine de VIAUD

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Lucette Bielle

    33500 Lalande-de-Pomerol
    Téléphone :05 57 51 06 12
    Télécopie : 05 57 25 10 14
    Email : bielle@wanadoo.fr
    Site : www.viaud.com

    Un domaine de 16 ha, sur sables et graves, 85% Merlotnoir, 15% Cabernet franc. Labours et vinificationstraditionnels.
    Savoureux Lalande-de-Pomerol 2012, dense et puissant au nez comme en bouche, avec ses tanins savoureux, au nez de fruits mûrs (myrtille). Le 2009 est un vin puissant et structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants decassis et de sous-bois. Le 2011, au nez délicat où dominent la prune et les épices, aux tanins mûrs, d'une jolie finale, est un vin qui a de la charpente mais tout en élégance. Beau 2010, de couleur profonde, avec beaucoup de structure, où prédominent le cassis et les sous-bois, charpenté, ample, d’une belle persistance, dans la lignée du 2009, structuré, bien corsé, ample en bouche, aux nuances de cassiset de poivre, aux tanins fondus mais présents à la fois, de robe pourpre. Le 2008, au nez complexe dominé par la cerise et l’humus, est un vin coloré et complet, de bouche puissante, avec ces senteurs de mûre et de musc en finale, de garde.
    Le 2007, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche corsée, un vin de belle couleur pourpre, bien charpenté, ample, légèrement épicé, d’une très jolie finale avec ces notes de fumé et de fraise des bois surmûries. Excellent 2006, de teinte grenat foncé, avec ce nezd’épices et de fruits rouges à noyau très mûrs, parfumé en bouche, aux tanins intenses mais soyeux, un vin persistant et riche.
    Il y a aussi ce 2003, alliant ampleur et parfums, un vin d’une jolie concentration, aux connotations de petits fruits mûrs et de truffe, de bouche souple.

    Château VOSELLE

    Château VOSELLE

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Isabelle Golin-Simon
    15, avenue de Chevrol
    33500 Néac
    Téléphone :05 57 51 61 77
    Télécopie : 05 57 51 56 55
    Email : chateau.voselle@orange.fr

    “Achetée en novembre 1965 par mon père, précise la propriétaire, cette petite exploitation portait le nom de Domaine de Petit Vauzelle, très connu au début du siècle car étant un Premier Cru de Néac médaillé aux expositions de Paris, Liège et Bordeaux. Puis, lors du nouveau dépôt de marque, il est devenuChâteau Voselle. Au fil des ans, de petites parcelles de vignes et de terres sont achetées pour atteindre, en 1990, la superficie de 6 ha. Notre vignoble a toujours été en culture traditionnelle : le travail du sol est effectué mécaniquement par une succession de chaussages et de déchaussages, car chez nous le désherbant est banni. Les vendanges sont manuelles et la récolte est effectuée à sa maturité optimale avec tri sélectif à la parcelle par nos vendangeurs. Depuis 2004, nous avons équipé notre chai pour collecter les effluents vinicoles que nous faisons par la suite retraiter dans une station d’épuration spécifique. Puis, au vignoble, nous effectuons une lutte phytosanitaire la plus raisonnée possible afin de privilégier le développement de la faune auxiliaire tout en diminuant les intrants phytosanitaires.
    Nous sommes des viticulteurs de terrain, ma vie, je l’aurai passée dans les vignes puisque j’ai commencé en 1972, en tant qu’aide familiale avant de reprendre “Voselle” en fermage en 1991, au moment où mon père a pris sa retraite, année très dure car tout a gelé. Notre priorité a toujours été la tenue du vignoble car de là dépend la qualité des raisins. Nous sommes tellement heureux de rentrer une belle récolte, récompense de toute une année de travail.”
    Cette passion explique ce Lalande-de-Pomerol 2013, très réussi, qui développe un nez complexe où dominent la fraise des bois mûre et de cannelle, très bien élevé, de robe profonde, de bouche classique. Le 2012, mêle puissance et finesse, aux tanins équilibrés, un vincoloré, élégant et intense, très parfumé (petits fruits noirs, humus), avec cette pointe séduisante de poivre en finale, d’excellente évolution. Le 2011 est de couleur profonde aux reflets violacés, avec des arômes aux nuances particulières de petits fruits cuits (cassis, cerise noire…), et de cuir, ample, à servir sur des magrets de canard et petits pois. 
    Excellent 2010, bien caractéristique de ce millésime puissant, de bonne bouche, au nez complexe où dominent le cassis et les épices, riche et souple à la fois, chaleureux, parfait sur une cuisine raffinée. Beau 2009, dense, aux tanins présents et fondus à la fois, parfumé (mûre, humus), ample, généreux et persistant, un vin mêlant rondeur et charpente. 

     

     

  • QUELS PLATS SUR LES MEILLEURS CÔTES DE BORDEAUX ?

     

     

     
     
     

     

    Château de MARSAN Château de MARSAN

    Château de MARSAN


    Vignobles Gonfrier
    BP 7
    33550 Lestiac
    Téléphone :05 56 72 14 38
    Télécopie : 05 56 72 10 38
    Email : contact@vignobles-gonfrier.fr
    Site : www.vignobles-gonfrier.fr

    “En 1962, explique-t-on ici, Paul Gonfrier s’installe avec son épouse à Lestiac-sur-Garonne, en Gironde, après avoir quitté son Algérie natale (je connais !), avec comme seul bagage son énergie et la passion de la terre. Il achète le Château de Marsan, à l’époque en ruines, mais entouré de terroirs prometteurs. Il commence l’aventure avec trois hectares en viticulture. Par la suite, il développe une activité d’arboriculture avec l’aide de toute sa famille. Aujourd’hui, alors que les Vignobles Gonfrier vinifient plus de 900 ha, grâce à un outil très performant, tout continue à être mis en oeuvre pour favoriser la qualité du produit. Très sensibles au respect du terroir, les deux fils, Eric et Philippe, considèrent que la technique est avant tout au service de la qualité du vin et de la satisfaction des clients”.
    Très savoureux Cadillac Côtes de Bordeaux 2012 (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon sur coteaux argilo-graveleux), aux notes de fruits rouges frais, d’humus et d’épices, associant concentration aromatique, finesse des tanins et puissance en bouche. Joli Bordeaux blanc 2015,suave en bouche, où s’entremêlent les fruits et les fleurs fraîches, souple et franc à la fois, de bouche franche comme le rosé 2015, d’une belle harmonie, aux notes de narcisse et de fraise, tout en nuances, tout en vivacité.
    Excellent Clairet 2015, aux nuances de fleurs et d’épices, associant richesse et souplesse, graset fraîcheur, d’un très bel équilibre, parfait sur un poulet sauté aux nouilles chinoises ou un gaspacho. 
    Goûtez également le Château Lestiac Cadillac Côtes de Bordeaux 2012 (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, coteaux argilo-graveleux et argilo-calcaires), plus souple, de bouche marquée par la griotte et le fumé. 
    Le Château Tanesse Cadillac Côtes de Bordeaux 2014, (55% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon et 5% Cabernet franc, coteaux graveleux et argilo-graveleux sur sous-sol calcaire), bien élevé également, charpenté, aux arômes de fruits cuits (cerise noire, groseille...), decannelle, légèrement poivré, est de belle teinte grenat, dense au nez comme au palais, mais tout en rondeur. Excellent 2012, intense, aunez de fruits surmûris,épicé, un vin persistant, charpenté, de bouche souple et corsée à la fois, qui se goûte très bien actuellement, à prévoir avec une épaule de veau aux oignons ou un râble de lapereau en feuilleté.


    Château BERTHENONBLAYE Château BERTHENON

    Château BERTHENON

    (BLAYE)
    Thérèse Ponz Szymanski
    3, Le Barrail
    33390 Saint-Paul-de-Blaye
    Téléphone :05 57 42 52 24
    Télécopie : 05 57 42 52 24
    Email : info@chateauberthenon.com
    Site : www.chateauberthenon.com

    Les routes du Château Berthenon et de la famille Planteur-Ponz se sont croisées pour la première fois en 1953. C'est à cette époque que Paul Planteur (le grand-père) a racheté ce domaine viticole qui était quasiment à l'abandon. Il a transmis rapidement la propriété à ses enfants et ce sont eux (Léa et Henri) qui ont remis le Château en état et l'ont fait prospérer. Le relais a été transmis à la troisième génération (Thérèse et Thierry) depuis 1999. Le domaine s'étend sur 32 ha, composé de 80% de Merlot et de 20% de Cabernet-Sauvignon.
    Pour Thérèse Ponz-Szymanski, qui réfléchit à une nouvelle cuvée à base de Malbec et de Petit Verdot, “le millésime 2014 nous fait retrouver un grand sourire et la cuvée Chloé n’est pas mal du tout. Mise en bouteilles fin avril 2016. Les vendanges 2015 se sont bien passées, en continuant à y apporter des soins dans les prochains mois, nous ferons quelque chose de très bon. Pour 2014 et 2015, la qualité et la quantité sont au rendez-vous.
    Millésimes en vente en 2016 : 2006, 2008, 2009, 2011, 2012, 2014. Une médaille d'Argent pour le moelleux 2012. Construction d'unnouveau chai à barriques et progression de ses ventes vers les Etats-Unis.
    Une bonne occasion de savourer ce Blaye Côtes de Bordeaux cuvée Chloé 2014, éraflage total de la vendange, fermentationmalolactique en fûts, élevage sur lies fines en barriques neuves 18 mois, un vin avec de la matière, de belle couleur soutenue et avec des arômes de petits fruits rouges intenses (prune, cerise), d’une jolie finale et de très bonne évolution. Le Blaye Côtes de Bordeauxcuvée Henri 2014, avec des tanins fondus, complexe, est charnu et concentré, aux notes de cassis et d’épices.
    Le Blaye Côtes de Bordeaux rouge 2014 est tout en souplesse, à prévoir sur une côte de bœuf. Joli Blaye Bordeaux blanc Sauvignon2015, frais et fin. Le Crémant de Bordeaux blanc, même cépage, aux bulles légères, de bouche vive où l’on retrouve l’amande fraîche et la pomme, est de mousse fringante, comme le Crémant rosé, qui sent la fraise.


    Château Les GRAVES

    Château Les GRAVES

    (BLAYE)
    Scea Pauvif

    33920 Saint-Vivien-de-Blaye
    Téléphone :05 57 42 47 37
    Télécopie : 05 57 42 55 89
    Email : info@cht-les-graves.com
    Site : www.chateaulesgraves.com

    Propriété familiale depuis 4 générations, où le fils, Julien, qui travaillait avec son père depuis huit ans, est désormais gérant. Un vignoble de 20 ha de vignes en culture traditionnelle, avec un souci de modernité. Beaucoup de soins sont apportés à la préparation des vignes (effeuillage et éclaircissage, vendanges manuelles pour les raisins blancs et les rouges des meilleurs coteaux...).
    Excellent Blaye Côtes de Bordeaux rouge Réserve 2012, terroir argilo-graveleux, Merlot 60%, Cabernet-Sauvignon 40%, élevage en barriques, avec ces notes intenses de fruits surmûris, de très bonne bouche, gras, savoureux et corsé, ferme et épicé, avec des tanins bien présents. Le 2011, de couleur soutenue aux reflets noirs, aux puissants arômes de fruits rouges (mûre, fraise des bois...), d’épices, aux tanins bien enrobés mais très équilibrés. 
    Le Tradition est très agréable, marqué par son Merlot prédominant, de couleur profonde, un joli vin qui sent bon les petits fruits rouges mûrs.
    Goûtez aussi le Clairet, de bouche fondue, un vin régulièrement charmeur, avec un nez complexe où la mûre s’associe à la framboise, et ce très joli Blaye Côtes de Bordeaux blanc 2014, élevage en barriques, de jolie robe dorée, très fin, au nez de fruits secs, de bouchesouple et vive à la fois, tout en nuances.

    AVEC LES ROUGES
     
     
     

    Château La HAIE

    Château La HAIE

    (BLAYE)
    François Décombe

    33820 Pleine-Selve
    Téléphone :06 72 94 53 37
    Email : francois.decombe@wanadoo.fr
    Site : www.chateau-la-haie.com

    Domaine en agriculture biologique et en agriculture biodynamique adhérent Demeter. Vendanges manuelles égrappées, cuvaison en grappes, pas de produits chimiques de synthèse, vignesenherbées... 
    Remarquable Blaye Côtes de Bordeaux 2013, 90% Merlot et 10% Cabernet-Sauvignon, tout en bouche, équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante, tout en nuances aromatiques. Le 2012, d’une belle intensité en bouche, ample et savoureux, développe des nuances persistantes de violette et de framboise mûre, corsé et gras, un millésime trèséquilibré, classique, d’excellente évolution. Le 2011 est charnu, d'une jolie rondeur et persistance au palais, aux senteurs de groseille et de cerise mûres, bien élevé. Beau 2010, coloré, de bouche persistante et riche, avec ce nez d’épices et de fruits rouges à noyau très mûrs,charpenté, ample et parfumé.
    Goûtez l’IGP Cabernet-Sauvignon AB, coloré, charpenté, bouqueté, aux notes de fruits mûrs (fraise des bois, prune) et d’humus.

    Château LAGARDE

    Château LAGARDE

    (BLAYE)
    Paul-Henry Nerbusson

    33390 Cars
    Téléphone :05 57 42 91 56
    Télécopie : 05 46 51 81 42
    Email : vignobles.nerbusson@wanadoo.fr

    Un vignoble de 12 ha en bio. “Je respecte la terre que je cultive, précise Paul-Henry Nerbusson. Si, avec des produits organiques, nous pouvons arriver à préserver le sol, alors faisons-le ! Je suis un homme raisonné. Il faut penser à l'économie mais aussi à l'écologie. Je reste convaincu que l'agriculture biologique apporte un plus au vin.”
    Cela donne cet excellent Blaye Côtes de Bor- deaux rouge Excellence 2010, élevé en fûts de chêne, de belle robe soutenue, bouche puis- sante, charnu, parfumé (griotte, humus...), un vin ou l’intensité s’allie à la souplesse, qui poursuit son évolution. Le 2009 est decouleur pourpre, au bouquet subtil et intense à la fois, aux notes de sous-bois et de fruits cuits, de bouche ample et fondue, tout en charme. Beau 2006, bien charnu, ferme et persistant, tout en bouche, avec des arômes de fraise des bois et de truffe, aux tanins fermesmais souples, un vin puissant et chaleureux.
    Goûtez le Tradition 2012, de robe soutenue, bien charnu, complexe et subtil, dominé par les petits fruits rouges mûrs et les sous-bois. Le Clairet est tout en séduction, floral, friand, parfait sur les grillades. Excellent blanc (Colombard et Ugni Blanc), élevage en barriquessur lies, très fruité, avec, en bouche, une connotation de pomme cuite, bien équilibré, très séduisant. Très beau gîte sur place.

    Château LARRAT

    Château LARRAT

    (BLAYE)
    Bernard Larrat - Earl Domaine de Grillet
    5, Grillet
    33710 Pugnac
    Téléphone :05 57 68 80 64 et 06 16 60 91 17
    Télécopie : 05 57 68 82 65
    Email : dom.grillet@wanadoo.fr
    Site : www.chateau-larrat.fr

    La propriété, déjà importante au siècle dernier, constitue un ensemble de 60 ha, d’un seul tenant. Les sols argilo-siliceux et limoneux de ce terroir donnent au vin toute sa richesse.
    Très savoureux Blaye Côtes de Bordeaux rouge 2012, majoritaire en Merlot, le reste enCabernets, élevé 6 mois en cuves et 12 mois en fûts de chêne, aux notes de cassis, de pruneau et d’épices, un vin ferme et charpenté, tout en bouche, qui associe concentration aromatique, richesse des tanins et distinction, à déboucher sur une côte de bœuf marchand de vin ou un poulet au citron. Le 2011 est de couleur cerise intense aux reflets pourpres, au nez persistant defruits noirs et d'épices, aux tanins bien enveloppés, de belle matière. Le 2010 (62% Merlot, 27% Cabernet-Sauvignon, 11% Cabernet franc), élevé 6 mois en cuves et 12 mois en fûts de chêne, allie concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance au palais, avec ces notes deprune et de fumé. Il y a aussi le Côtes de Bourg rouge 2012, très réussi, au nez puissant et subtil, de belle charpente, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, cerise noire...), de bouche bien structurée.

    Château PONT Les MOINES

    Château PONT Les MOINES

    (BLAYE)
    Rric Barrat - Vignobles Gagné et Barrat
    La Maçonne
    33760 Frontenac
    Téléphone :05 56 23 98 50
    Télécopie : 05 56 23 98 50
    Email : brancompostelle@aol.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaupontlesmoines

    Selon Eric Barrat, qui envisage de produire, en 2016, un rosécuvée Adèle” (nom de sa fille),
    “le millésime 2015 a connu une année sèche compensée par les pluies de Juin et, de ce fait, lesvignes n'ont pas été trop stressées et la véraison s'est bien passée. Une maturité précoce a fait accélérer le ramassage des raisins de Bordeaux rouges mi-Septembre.
    En Bio, les rouges ont toutes les qualités pour produire un excellent millésime : matière, typicité, rondeur, un millésime dans la lignée des années en “5”.
    Les blancs Sauvignons, vendangés le 2 Septembre car les teintes chutaient, s'annoncent, eux aussi plein d'avenir.
    Millésimes à la vente en 2016 : le Bordeaux Bio Bran de Compostelle 2014, qui a eu une médaille de Bronze à Amphore, puis la cuvée Louisa 2012, médaille d'Or à Féminalise, et le Blaye Côtes de Bordeaux rouge Pont les Moines 2012, rond et fin, et le Pont aux Moines blanc, 100% Sauvignon 2015.”
    Voilà un remarquable Bordeaux Supérieur cuvée Louisa 2012, élevé en fûts de chêne durant 12 mois, dont 1/3 de barriques neuves,vinification traditionnelle avec cuvaison longue (vignes de 25 ans en moyenne, 65% Merlot et 35% Cabernet-Sauvignon, sur sol argilo-calcaire), charpenté, au nez de fruits rouges surmûris (cerise, cassis), de bouche puissante et corsée, légèrement épicée en finale, derobe grenat intense, tout en nuances, idéal sur un salmis de palombes. Le Bordeaux Bio Bran de Compostelle 2014, aux tanins mûrs, très parfumé, avec ces notes de sous-bois et de griotte, est tout en bouche. On poursuit avec le Blaye Côtes de Bordeaux rouge Pont les Moines 2012, bien typé, au nez subtil dominé par le cassis mûr et l’humus classique, riche en couleur, un vin très bien équilibré, auxtanins soyeux. Séduisant Sauvignon Pont Les Moines 2015, sec et frais, floral, tout en rondeur mais très bien équilibré en acidité, avec cette finale franche où se décèlent des connotations de reinette et de noix.
     
    AVEC LES BLANCS 
     
     
     
     
    Château VALENTIN

    Château VALENTIN

    (BLAYE)
    Dominique Revaire

    33390 Cars
    Téléphone :05 57 42 12 16
    Télécopie : 05 57 42 38 26
    Email : dominique.revaire@wanadoo.fr

    Un vin classique de ce que l’on recherche à Bordeaux, à la fois dense et franc, sans “chichis“ œnologiques, élevé par un propriétaire passionné.
    Son Blaye Côtes de Bordeaux rouge 2011, très classique, aux tanins puissants et fins à la fois, riche en arômes, est un vin charnu qui sent bon la prune et les sous-bois. Le 2010 est de couleurrubis, équilibré, aux tanins bien fermes, bien élevé, corsé, au nez dominé par la mûre, de bouche puissante et parfumée (griotte, humus...), de bonne garde, très abordable. Le 2009 est un vindense, aux nuances de fumé, de violette et de fraise des bois, de belle robe soutenue, au nezlégèrement épicé (poivre rose), aux tanins soyeux.
    Remarquable Premières Côtes de Blaye rouge cuvée élevée en fûts de chêne 2006, avec des notes de fruits rouges mûrs (cassis) et d’épices douces (cannelle), bien charnu, d’une grande intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Le 2004 s’apprécie parfaitement aujourd’hui, de couleur profonde aux reflets violacés, avec des arômes aux nuances bien particulières de petits fruits mûrs (cassis, cerise noire...), et de cuir, complexe.

    Domaine de BAVOLIER

    Domaine de BAVOLIER

    (CADILLAC)
    Pierre Lambert - Earl Lambert & Fils
    15, chemin de Maugey
    33360 Camblanes-et-Meynac
    Téléphone :05 56 20 76 72 et 06 99 52 32 83
    Télécopie : 05 56 20 1737
    Email : domaine.bavolier@orange.fr

    Une propriété familiale de 10 ha, qui existe depuis 1860.
    Excellent Cadillac Côtes de Bordeaux 2012, coloré, au nez complexe de fruits rouges à noyau et de fumé, aux tanins présents, de jolie robe grenat intense, bien classique, ferme et épicé. Le 2011 est riche en arômes, d'une belle structure avec beaucoup d'élégance, aux notes de fruits, de cannelle et d'humus, bien structuré au nez comme aux papilles. 
    Le 2010, médaille d’Argent à Bordeaux, n’a rien à lui envier, classique, un vin complet, au nezintense, de robe profonde, complexe, aux senteurs de pruneau et d’épices, avec des taninsmûrs. Le 2009, riche en couleur comme en matière, aux senteurs de groseille et de poivre, dense en bouche, généreux, de charpente souple et riche à la fois.

    Château LAFLEUR-BEAUSEJOUR

    Château LAFLEUR-BEAUSEJOUR

    (CASTILLON FRANCS)
    Vignoble Largeteau
    6, avenue de la Bourrée
    33350 Saint-Magne-de-Castillon
    Téléphone :05 57 40 03 18
    Email : herve.largeteau@orange.fr

    Une exploitation familiale de 10 ha depuis plusieurs générations. Le nom de la propriété est leChâteau Lacarés, emprunté au ruisseau qui longe les derrières des chais récupérant les eaux de pluies des coteaux avant de se jeter dans la Dordogne.
    Coup de cœur pour ce Castillon Côtes de Bordeaux Château Lafleur Beauséjour 2014, purMerlot, où dominent les groseille et l’humus, associant puissance et finesse, un vin charnu, auxtanins soyeux, à prévoir, par exemple, sur un sauté de veau et de rognon à la crème ou des côtelettes d'agneau aux aubergines frites.
    Le Castillon Côtes de Bordeaux Château Lacarès 2012, Cabernet franc et Merlot, sol sableux etargilo-calcaire, cuvaison 15 à 25 jours avec remontages quotidiens, pressurage doux et lent à l'aide d'un pressoir vertical à cages bois, élevage 18 à 24 mois avant la mise en bouteilles... unvin ample, parfumé, charpenté comme il se doit, au nez subtil et intense, avec des notes de cerise mûre, de griotte et de sous-bois, de bouche fondue et puissante à la fois, d’excellente évolution, parfait avec des rognons de veau à la bordelaise ou un jarret de veau aux cèpesséchés.

    Château La CROIX DAVIDS

    Château La CROIX DAVIDS

    (CÔTES DE BOURG)
    Didier Meneuvrier

    33710 Lansac
    Téléphone :05 57 94 03 94
    Télécopie : 05 57 94 03 90
    Email : chateau.la-croix-davids@wanadoo.fr

    La propriété est un ancien monastère lazariste de la fin de l’époque gallo-romaine, le domaine constituait une étape incontournable sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le château appartient à la famille des propriétaires actuels depuis 1800. Aujourd'hui, empreints de ce passé, Annie Birot et Didier Meneuvrier cultivent le vignoble avec une tradition de qualité. L’encépagement à dominante Merlot confère aux vins une belle souplesse et il en résulte desvins de fête et de spontanéité. Les assemblages et dégustations sont l’occasion de décisions collectives auxquelles participe depuis peu leur fils Louis qui s’intègre progressivement dans la vie du domaine et qui a créé “Collection”. Cette sélection est drapée d’une belle robe rubis foncé, aux arômes riches et complexes, avec des notes de baies mûres et un boisé aux nuances élégantes et subtiles.
    Beau Côtes-de-Bourg 2012, harmonieux, de bouche dense, aux tanins bien fondus, où s’en- tremêlent des notes de fruits mûrs et de réglisse, de robe grenat, riche et persistant en bouche, vraiment réussi.

    Château HAUT-MACÔCÔTES DE BOURG Château HAUT-MACÔ

    Château HAUT-MACÔ

    (CÔTES DE BOURG)
    Anne et Hugues Mallet - Scea Mallet Frères
    61, rue des Gomdauds
    33710 Tauriac
    Téléphone :05 57 68 81 26
    Télécopie : 05 57 68 91 97
    Email : hautmaco@wanadoo.fr
    Site : www.hautmaco.com

    Une exploitation familiale depuis quatre générations. C’est surtout la 3e génération, avec Jean et Bernard Mallet, qui donna un souffle nouveau, en consacrant un investissement conséquent dans l’outil de production. Ainsi les chais de vinification (1994) et à barriques (1991) constituent une base solide pour l’élaboration régulière de vins de qualité.
    On le voit avec ce Côtes-de-Bourg cuvée Jean-Bernard 2012, 70 % Merlot et 30 % Cabernet-Sauvignon, issu de vignes âgées de 30 ans en moyenne, de bouche pleine et riche, aux nuances complexes de fruits des bois et de fumé, est puissant et savoureux, aux tanins soyeux, de très bonne évolution. Le 2011 est charnu, tout en nuances aromatiques, de robe soutenue, aux tanins puissants, au nez complexe où domine le cassis bien mûr.
    Le Côtes-de-Bourg Tradition 2014, d’un rouge profond avec des arômes intenses de fruitsrouges frais, est un vin souple, de belle base tannique, corsé et charpenté. Excellent Clairet,rond, très fruité et puissant, avec une note de bonbon anglais.

    Château du MOULIN VIEUXCÔTES DE BOURG Château du MOULIN VIEUX

    Château du MOULIN VIEUX

    (CÔTES DE BOURG)
    Jean-Pierre et Cédric Gorphe

    33710 Tauriac
    Téléphone :05 57 68 26 21
    Télécopie : 05 57 68 29 75
    Email : chateau.du.moulin.vieux@wanadoo.fr

    Au sommet. La propriété s’étend sur 24 ha à l’ouest de la commune de Tauriac, sur l’un des meilleurs terroirs argilo-calcaires de l’appellation.
    Superbe Côtes-de-Bourg Clos 2014, issu des meilleures parcelles de vieilles vignes de plus de 50 ans plantées pour 50% de Merlot, 30% de Cabernet-Sauvignon et 20% de Malbec, rendement moyen de 25 hl/ha, très bien élevé en bar- riques..., le tout donnant ce vinvelouté, aux arômes de fruits noirs et de sous-bois, ample et très chaleureux. Beau 2012, de robe violacée, parfumé (cassis, poivre et violette), puissant au nez comme en bouche, aux tanins fermeset soyeux à la fois, d’excellente évolution. Le 2011 est tout aussi réussi, de robe grenat intense, au bouquet complexe où se marient des notes fruitées et de sous-bois, très bien vinifié, riche et ample. Beau 2010, coloré, très classique, ferme, très bien équilibré, un vin tout en bouche, tout en nuances aromatiques, au nez dominé par le cuir et lesframboises. Remarquable 2009, d’une jolie concentration, puissant et subtil à la fois, aux connotations de petits fruits mûrs et de truffe.
    Savoureux Côtes-de-Bourg 2014, riche en bouquet, dense et bien charnu, qui associe couleur et rondeur, avec ces notes caractéristiques de cerise et d’humus.

     

     

  • LE CLASSEMENT DES MEILLEURS BORDEAUX SUPERIEURS

    2191.jpgLa plupart des viticulteurs produisent des rouges, des blancs, des clairets et des rosés. Des vins équilibrés, et, pour les meilleurs, bénéficiant d’un excellent rapport qualité-prix. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas hésité à réaliser un Classement pour cette appellation, tant les vins méritent d’être reconnus à leur juste valeur. On trouve des vins ronds, faciles à boire, comme des vins riches, puissants, plus “durs”, alliant des tanins fermes à un fondu en bouche très agréable. Tous ces vins ont leur propre personnalité, selon leur terroir (on ne produit pas les mêmes crus dans la région libournaise ou dans celle de l’Entre-Deux-Mers) et leur élevage. Quelques (rares) bons Crémants .

     

     

    Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en SOULIGNE)

    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    PIOTE
    BELLEVUE-FAVEREAU
    BOSSUET
    BRAN DE COMPOSTELLE
    CRAIN
    PANCHILLE
    PASCAUD
    FILLON
    HAUT-CRUZEAU
    LAGRANGE LES TOURS
    PARENCHÈRE
    THURON
     
    LATOUR LAGUENS
    BÉCHEREAU
     
    JAYLE
    PAILLETTE
    LAMOTHE VINCENT
     
    BURLIGA
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    FONTBONNE (BX)
    BELLE GARDE
    BOUTILLON
    BERNADON (BX)
    CORNEMPS
    MASSON/GASSIES-GAUTEY (BX)
    ENTRE-DEUX-MONDES
    GRAND FRANÇAIS
    AUX-GRAVES -DE-LA-LAURENCE
    LAJARRE
    PENIN
    SIRON
    LAUDUC
    MALEDAN (BX)
     
    BALLAN-LARQUETTE (BX)
    LE SEPE
    VRILLE TETUE
    BASTIAN
    CROIX DE QUEYNAC
    LARTIGUE-CÈDRES
    TUILERIE du PUY
     
    BUISSON
    (LAUBERTRIE (BX))
    FONT-VIDAL (BX)

     



    DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    VRAI CAILLOU*
    ARRAS
    MAUBATS
    LISENNES*
     
    CASTENET
    FRACHET
    (PIERRAIL)
    (REIGNAC)
    CAZENOVE
    BRANDILLE*
    CANTEMERLE*
    (HAUT-BRANA*)
    PEYFAURES
    VIEILLE TOUR
     
    GRAND PARIS
    HAUT GAUSSENS
    LA GALANTE
    L'HERMITAGE
    (LAVILLE)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    FARIZEAU*
    (MAISON NOBLE*)
    SAINTE-BARBE*
    BEAU RIVAGE
    HAUT-MONGEAT*
    ELIXIR de GRAVAILLAC
    COLLINES*
     
    LA FLEUR HAUT GAUSSENS
    FONTENILLES (BX)
    LES MARÉCHAUX (BX)
    PRIEURÉ MARQUET
     
    FRANQUINOTTE (BX)



    TROISIEMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    (CANET (BX))
    (CROIX DE ROCHE)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    BRANDE-BERGÈRE*
    HAUT POUGNAN (BX)

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
  • QUELS PLATS SUR LES MEILLEURS VINS DE PESSAC-LEOGNAN ?

     

    Château BROWNPESSAC-LÉOGNAN Château BROWN

    Château BROWN

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Jean-Christophe Mau
    5, avenue de la Liberté
    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 87 08 10
    Télécopie : 05 56 87 87 34
    Email : contact@chateau-brown.com
    Site : www.chateau-brown.fr

    En décembre 2004, la famille Mau a repris cette belle propriété, en association avec un businessman hollandais, Cees Dirkzwager. La moitié du vignoble (29 ha) se répartit sur deux croupes graveleuses, parfaitement exposées, au partage de l’Olivier et l’Eau blanche, les deux rivières qui drainaient les Graves. L’une des croupes culmine à vingt-trois mètres d’altitude, à l’extrême sud du domaine. La seconde occupe la moitié nord du domaine. Les parcelles les plus hautes, les mieux drainées, les mieux exposées et les plus précoces, sont consacrées au Cabernet-Sauvignon. Le Merlot occupe un sol argilo-graveleux, et on a réservé aux vignes de blanc les terres les plus argileuses.
    Vous apprécierez ce Pessac-Léognan rouge 2012, complet et puissant, aux nuances de cerise confite, alliant structure et élégance en bouche, avec une prédominance de cassis, de mûre et de poivre, très bien équilibré. Le 2011, de robe intense, mêle concentrationaromatique et délicatesse, avec ces senteurs d'épices (cannelle, muscade) et de griotte, aux tanins très équilibrés. Beau 2010, classique, de bouche corsée, aux nuances de groseille, de cassis et de cuir, complexe, aux tanins puissants et fins à la fois, charnu, savoureux, de garde.
    Le Pessac-Léognan blanc 2014, marqué par son Sauvignon blanc très majoritaire (70%, le reste en Sémillon), associe élégance et charpente, finesse et densité, un bien joli vin de robe claire et brillante, de bouche tout en finesse avec des notes de fruits jaunes et de noix. Le 2013, tout en subtilité, avec cette touche épicée persistante, est un vin tout en nuances d’agrumes et de grillé, qui associe fraîcheur et charpente, très équilibré, raffiné. Excellent 2012, très charmeur, au nez délicat où se mêlent des notes d’amande et de chèvrefeuille, un vin de bouche complexe, suave, avec des notes de pêche fraîche et de pamplemousse, de robe d’un bel aspect jaune. Goûtez le Brown Bordeaux rosé, bien vinifié, de bouche gourmande et fruitée, tout en rondeur. 

    Domaine de CHEVALIERPESSAC-LÉOGNAN Domaine de CHEVALIER

    Domaine de CHEVALIER

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Olivier Bernard

    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 64 16 16
    Télécopie : 05 56 64 18 18
    Email : olivierbernard@domainedechevalier.com
    Site : www.domainedechevalier.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés, en blanc comme en rouge, ce qui n’est pas si courant, d’autant plus qu’il est indéniable que les prix sont largement justifiés pour un tel niveau de qualité.
    A Chevalier, raconte Olivier Bernard, nous avons un cuvier en forme “tulipe”, de petites cuves de 80 hl un peu plus refermées en haut (d’où son nom) qui nous permettent des vinifications très pointues, c’est un petit cuvier “bijou”, à l’image du travail que je réalise au Domaine de Chevalier. Nous avons fait des tris optiques, en plus des 16 personnes au tri manuel, pour être encore plus précis. Depuis quatre ans nous avons un érafloir extraordinaire, un robot avec des “doigts” pour érafler les raisins. Nous continuons par petite touche à progresser, dans le détail, la précision associée à beaucoup de travail, car, finalement, c’est ce qui fait aussi la différence.
    Plus j’avance dans ma vie de viticulteur et plus je crois en la précision de notre travail, à toutes les étapes, c’est l’élément fondamental qui révèle les grands terroirs. Je crois que, mieux que tous les artifices rajoutés, il faut croire et respecter notre terroir, une réflexion en profondeur. Au Domaine de Chevalier, nous sommes pour la continuité dans le raisonnement et dans l’approfondissement de notre travail.”
    On ressent tout cela dans ce très grand Pessac-Léognan rouge 2013, goûté sur place, au nez dominé par les épices et les petits fruitsrouges à noyau, un très joli vin, riche et parfumé en bouche, avec ces nuances subtiles de pruneau confit, qui mêle structure et veloutéau palais. Le 2012 est puissant, savoureux, riche en couleur comme en charpente, aux tanins fermes et fins à la fois, corsé, tout en bouche, très chaleureux, aux nuances de fraise, de truffe et d’humus. Remarquable 2011, distingué, charmeur, racé, aux tanins amples, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, tout en élégance.
    Splendide 2010, à la fois intense, puissant et très velouté, ample et riche au nez comme en bouche, aux arômes envoûtants de mûre fraîche et de champignons, de lente évolution. “Le 2010 est supérieur à 2009, poursuit Olivier Bernard, il présente plus de puissance et une garantie de longévité. Le vin développe des notes d’agrumes de pamplemousse, de citron vert, beaucoup de fraîcheur et d’élégance, un vin plus en tension, très typé. Il faudra le décanter, l’aérer pour lui donner du volume, savoir attendre pour l’apprécier pleinement, alors que le 2009 sera charmant assez vite.”
    Superbe 2009, volumineux, d’une belle matière en bouche, aux notes de cuir et de cassis, qui allie distinction et richesse, un grand vin très savoureux, puissant, gourmand, encore fermé, naturellement. “Domaine de Chevalier 2009 est plutôt féminin, précise Olivier Bernard, souple, facile d’accès, plus charmeur cela se constate avec les rouges comme avec les blancs. Domaine de Chevalier 2010 est plutôt masculin avec des tanins plus puissants que 2009, de l’acidité, une belle fraîcheur. Le 2009 est un millésime plus solaire comme 2000 ou 2005, il sera très agréable à déguster avant le 2010.”
    Exceptionnel 2008, de couleur pourpre profond, qui développe un nez intense et complexe dominé par les fruits rouges cuits, un beau vin de belle matière, très équilibré, avec des tanins riches et savoureux à la fois, encore fermé, naturellement, de garde.
    Formidable Pessac-Léognan blanc 2014, au nez de narcisse, de grillé et de coing, avec une bouche très parfumée aux nuances florales et fumées, un vin riche et vivace, d’une belle finale, tout en fraîcheur. “Toutes les conditions réunies pour un développement parfait descépages de blanc, poursuit Olivier Bernard. Fraîcheur la nuit pour conserver l’acidité, chaleur sans excès la journée qui permet une bonne concentration du fruit. Nous avons vendangé des raisins avec des taux records de sucre et de puissance, mais, en plus, d’une fraîcheur incroyable. Nous obtenons donc une belle ampleur apportée par la maturité, une belle concentration due au mois de septembre, et enfin une belle acidité, en conclusion, un ensemble idéal. Cela donne des Vins d’un équilibre incroyable, avec des Sauvignons et des Sémillons superbes.”
    Le 2013 est dans la lignée, de belle robe, alliant subtilité et complexité, intense au nez, tout en arômes où dominent les fleurs et les fruitsmûrs, de bouche élégante. Le 2012, où l’on ressent toute la force de Chevalier, très droit, tout en nuances, au nez de fleurs, typé etaromatique, avec des arômes d’agrumes et de narcisse, de bouche harmonieuse, est un grand vin qui mêle ampleur et vivacité, degarde. Superbe 2011, d’une grande fraîcheur, avec cette touche d'acidité alliée à une rondeur agréable, où s'entremêlent des notes d'amande et de poire, un vin tout en harmonie, vraiment très prometteur également. Le 2010 aux senteurs de lis et d’agrumes mûrs, vraiment charmeur, de bouche ample et finement parfumée, est un vin complexe. Le 2009 mêle finesse et structure, une belle rondeur et un bouquet aux connotations de narcisse et de pamplemousse, d’une richesse aromatique et persistance, de bouche riche, longue, ample. Le 2008 est très racé, marqué par le Sauvignon et son terroir qui lui transmet des notes minérales, tout en finesse aromatique, associant nervosité et gras, au nez envoûtant et persistant, dominé par des notes de fleurs blanches et de poire. Le 2007 est vraiment exceptionnel avec une attaque puissante, le Sauvignon (85%) explose en bouche, le vin est très volumineux, complexe, ample et soutenu par une fraîcheur exceptionnelle, avec une longueur très puissante.

     


    Domaine de GRANDMAISONPESSAC-LÉOGNAN Domaine de GRANDMAISON

    Domaine de GRANDMAISON

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Jean et François Bouquier
    182, avenue de la Duragne
    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 64 75 37
    Télécopie : 05 56 64 55 24
    Email : courrier@domaine-de-grandmaison.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/domaine-de-grandmaison
    Site : www.domaine-de-grandmaison.fr

    Un domaine de 19 ha issu d’un terroir exceptionnel de graves siliceuses et d’argiles graveleuses parsemées de moellons calcaires (65% Sauvignon, 15% Sauvignon gris et 20% Sémillon pour les vins blancs; 60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc pour les vinsrouges). Vendanges manuelles, élevage du blanc 30% en barriques neuves pendant 6 mois surlies fines et 70% en cuves sur lies également; le rouge : vin de goutte 80% de la récolte enbarriques pendant 12 mois et vin de presse 20%. Le vin produit sur le domaine se caractérise par une expression minérale autant en rouge qu'en blanc reflétant le type de sol argilo-calcaire. La vigne est présente depuis longtemps au Domaine de Grandmaison : dès le XVIIIe siècle, Monsieur de Belleyme, Ingénieur cartographe du Roi Louis XV, mentionne notre crû alors appelé Barreyre. Au fur et à mesure des époques, la production de vin s’est parfois interrompue, (à cause du gel, du phylloxéra), et a parfois fait place à la polyculture. Grandmaison a aussi fait office de maison de campagne.
    François Bouquier, qui avait dû quitter son Cantal natal au début du vingtième siècle, y fit quelquefois les vendanges et acquit le domaine en 1939, quand il sut qu’il était à vendre. Puis, à partir de 1970, Jean (son fils) et son épouse Françoise reconstituèrent le vignoble et entreprirent la construction de l’actuel cuvier. Grandmaison entrait alors à nouveau en production. Depuis 1988, c’est François (leur fils) qui vinifie et avec son épouse Mayi, tous deux se consacrent à la propriété familiale depuis 1993.
    “Le millésime 2015 a été une année un peu compliquée, nous raconte François Bouquier, relativement sèche, qui a donné des raisinsde petite taille. La pluie d'Août n'a pas compensé le manque d'eau, d'où de faibles rendements (35 à 40 hl/ha) pour les blanc et les rouges.
    Les blancs sont équilibrés, volumineux, aromatiques. Les rouges ont une belle homogénéité, de la rondeur, de la richesse, de beaux degrés naturels. En bref, peu de récolte, mais une maturité rapide et optimale.
    Millésimes à la vente en 2016 : en rouge, 2012, 2013, puis 2014 au Printemps ; en blanc : 2015.”
    François Bouquier ne participe pas aux concours et reste fidèle à ne produire qu'un seul vin rouge et un seul vin blanc. Il intensifie sa production en blanc en ajoutant 1 hectare afin d'atteindre 3 ha 5 en production.
    Son Pessac-Léognan rouge 2013, savoureux, aux notes de groseille et d’humus, mêle une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, d’une finale avec ces notes de fumé et de fraise des bois surmûrie. Excellent 2012, de couleur soutenue, bien charnu, tout en nuances aromatiques (fruits macérés, épices), de robe foncée, de bouche complexe où dominent la prune, le cuir et les sous-bois, aux tanins doux, avec une finale très persistante. Le 2011, de couleur intense aux reflets noirs, est un vin généreux, avec des arômes defruits rouges et d'épices, et des tanins bien enrobés, typé et persistant. Remarquable 2010, riche en couleur, dense, où se mêlent la griotte et l’humus, un vin charnu, charpenté, de garde. Savoureux 2009, aux notes de fruits macérés et d’épices, gras, aux tanins très équilibrés, au charnu caractéristique, bien en bouche, de belle évolution. Le 2008, de couleur profonde, structuré, ample, avec destanins riches et qui se fondent bien, des arômes de fruits bien mûrs (cassis, griotte...), tout en finale, prometteur également. Le 2007, decouleur grenat aux reflets violine, est tout en bouche, avec beaucoup de structure, au nez de cerise et d’humus, de charpente très élégante. Le 2006, dense, où se mêlent la griotte, la groseille et l’humus, aux tanins soyeux, est bien charnu, ample et structuré, degarde. Le 2005, alliant une finesse tannique à une rondeur persistante, est chaleureux, de très bonne évolution.
    Remarquable Pessac-Léognan blanc 2014, aux nuances de fleurs, finement poivré, gras mais nerveux, très bien équilibré, de bouche parfumée et ample, à déboucher aussi bien avec des brochettes de fruits de mer qu’avec une aiguillette de boeuf en gelée. Le 2013, un vin sec mais suave, de jolie robe dorée, très rond, très fruité, de bouche puissante et persistante, aux notes d’amande et pêche. Le 2012 est d'une très belle persistance d'arômes, avec des nuances de pêche et de tilleul, est tout en distinction. Le 2011, avec cette ampleur caractéristique, alliant charpente et finesse, d'une belle finale aromatique (poire, bruyère...).

    Château HAUT-LAGRANGE

    Château HAUT-LAGRANGE

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Francis Boutemy
    89, avenue de La Brède
    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 64 09 93
    Télécopie : 05 56 64 10 08
    Email : contact@hautlagrange.com
    Site : www.hautlagrange.com

    Propriété créée par Francis Boutemy en 1986, sur un terroir mentionné, en 1763, sur la carte de Belleyme. Le sol est travaillé très classiquement, avec un enherbage partiel, densité de 7 700 pieds/ha, production volontairement ramenée, selon les années, de 10 à 20% en dessous desrendements autorisés. Vignoble de 8,3 ha dont 1 ha en blanc et 7,3 en rouge.
    Excellent Pessac-Léognan rouge 2012, 55% Cabernet-Sauvignon, 45% Merlot, dont 1/3 de la récolte est élevée 12 mois 40% en barriques neuves, le reste en cuves, durée totale de l’élevage 18 mois, avec ces nuances de fruits noirs très mûrs et de notes épicées, classique, corsé etgras, aux tanins bien fondus. Le 2011 développe une bouche souple où dominent la prune et la violette, un vin de jolie robe pourpre, qui allie souplesse et structure. Beau 2010, d’une belle concentration, aux notes de fruits rouges mûrs (griotte, framboise) et d’épices, riche, tout en saveurs, un vin charnu, typé. Le 2009 dégage un bouquet très développé avec des nuances poivrées, un vin de très jolie bouche où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide.
    Le Pessac-Léognan blanc 2013, avec des arômes de noix et d’agrumes, est un vin d’une bonne acidité, bien rond au nez comme au palais, vif et fin, persistant et aromatique, d’une belle finale fraîche.  Joli 2012, d’une très grande finesse, bien typé, au nez puissant (acacia, fougère, pomme), de bouche parfumée et ample, de robe jaune clair.

    Château LAFARGUE

    Château LAFARGUE

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Jean-Pierre Leymarie
    5, Impasse de Domy
    33650 Martillac
    Téléphone :05 56 72 72 30
    Télécopie : 05 56 72 64 61
    Email : contact@chateau-lafargue.com
    Site : www.chateau-lafargue.com

    Une propriété menée par Jean-Pierre Leymarie, ancien maraîcher, qui s’est passionné pour soncru, le développant petit à petit.
    Le domaine compte 18,35 ha : presque 16 ha en rouge et 2,5 en blanc. Les vignes ont une moyenne d'âge de 20 à 25 ans. Le vignoble est planté en Cabernet-Sauvignon, Merlot, Cabernet franc et Petit Verdot pour les rouges,Sauvignon et Sauvignon gris pour les blancs.
    Cela donne ce Pessac-Léognan cuvée Prestige rouge 2012 (sélection de vieilles vignes, faibles rendements, vendanges manuelles à maturité optimale, critères phytosanitaires rigoureux), avec un nez de fruits noirs et d’humus bien prononcé, aux tanins très bien équilibrés, de bouche corsée et soyeuse, aux notes de mûre et de poivre, un vin d’excellente évolution. 
    Le Pessac-Léognan rouge classique 2013, souple, avec des tanins fondus, très est agréable avec ce nez de violette et de petits fruitsrouges mûrs, associe distinction et rondeur. Le Pessac-Léognan cuvée Alexandre blanc 2013, au nez subtil (fleurs blanches, pêche...), tout en rondeur et persistance, suave et délicatement parfumé.
     
     

    Château LESPAULT-MARTILLACPESSAC-LÉOGNAN Château LESPAULT-MARTILLAC

    Château LESPAULT-MARTILLAC

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Propriétaire : Famille Jean-Claude Bolleau Administrateur Gérant : Olivier Berna
    5, Impasse de Domy
    33650 Martillac
    Téléphone :05 56 64 16 16
    Télécopie : 05 56 64 18 18
    Email : olivierbernard@lespault-martillac.com
    Site : www.lespault-martillac.com

    Le très ancien Château Lespault-Martillac est situé sur une superbe croupe de graves qui domine la commune de Martillac. Depuis le millésime 2009, l'exploitation en est confiée au Domaine de Chevalier, Grand Cru Classé de graves qui appartient à la famille Bernard.
    Ambition affichée par Olivier Bernard : révéler l’ampleur de son potentiel d’exception et confirmer sa vocation légitime à devenir l’un des joyaux de l’appellation.
    “Il n’est pas abusif de dire que le Château Lespault-Martillac possède un très grand terroir, explique Olivier Bernard. D’abord, sa position élevée détermine un régime hydrique très favorable, avec un excellent écoulement naturel des eaux de ruissellement. Et puis il y a cette couche de graves de taille relativement importante, dont l’épaisseur varie de 80 cm à 1,50 m, qui repose sur de la grave argileuse. La fraîcheur est là, dans ce soubassement profond. Malgré la situation éminente du vignoble, qui engendre un drainage naturel, la sécheresse n’est pas à craindre !

    Château LUCHEY-HALDEPESSAC-LÉOGNAN Château LUCHEY-HALDE

    Château LUCHEY-HALDE

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Directeur : Olivier Lavialle - Directeur Technique : Pierre Darriet
    17, avenue du Maréchal Joffre
    33700 Mérignac
    Téléphone :05 56 45 97 19
    Télécopie : 05 56 45 33 79
    Email : info@luchey-halde.com
    Site : www.luchey-halde.com

    Le terroir s’étend sur trois croupes constituées de 5 à 8 m de graves entremêlées d’argile. Il offre des atouts essentiels pour la culture de la vigne avec un très bon ensoleillement et un drainage naturel grâce à des pentes douces.
    Beau Pessac-Léognan rouge 2012, 19 ha, 55% de Cabernet-Sauvignon, 35% de Merlot, 5% deCabernet franc et 5% de Petit Verdot, de robe profonde, avec ces nuances de fruits noirs très mûrs et de notes épicées, de bouche classique, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime tout en charme. Le 2011, riche mais soyeux, avec une bouche ample, parfumée et persistante (violette, pruneau), est un vin très charpenté. Le 2010 est puissant, légèrement épicé, aux tanins riches et veloutés à la fois, aux connotations de mûre et de poivre, un vin complexe, de garde. Le 2009, structuré, élégant, un vin parfumé (cuir, groseille...), de robe grenat soutenu, charnu, charpenté, poursuit son évolution. Remarquable 2008, aux senteurs de fruits noirs mûrs avec des notes de musc, typé, aux tanins amples et très équilibrés, qui allie structure et charme.
    Le Pessac-Léognan blanc 2012, d'une grande franchise au nez comme en bouche, persistant, alliant des notes florales et fruitées, tout en finesse et structure, est parfait sur des brochettes de fruits de mer ou une aiguillette de bœuf en gelée.
  • LES POMEROL ET LALANDE-DE-POMEROL QU'IL NE FAUT PAS LOUPER

    Ici, les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, au poivre, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, envoûtante, unique. Ces vins de “velours” ont des caractères différents, naturellement, selon les sols et leur situation géographique, mais tous sont les plus chaleureux de la région bordelais, à l’image de leurs propriétaires.

     

     

    Château BÉCHEREAU

    Château BÉCHEREAU

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Joël Dupas - Sce Bertrand Jean-Michel
    96, rue des Vignerons
    33570 Les Artigues-de-Lussac
    Téléphone :05 57 24 34 29 et 06 80 75 66 80
    Télécopie : 05 57 24 34 69
    Email : contact@chateaubechereau.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaubechereau
    Site : www.chateaubechereau.com

    Propriété familiale depuis le milieu du XIXe siècle, le Château Béchereau est une exploitation viticole de 25 ha dont 9 ha en Bordeaux Supérieur, 10.5 ha en Montagne-Saint- Émilion et 5.50 ha en Lalande-de-Pomerol.
    Beau Lalande-de-Pomerol cuvée Spéciale 2013, fûts de chêne, avec des nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices, unvin bien équilibré, charnu. Le 2012 est riche en couleur comme en arômes, aux notes de fruits rouges à noyau, intense au nez comme en bouche. Le 2011 est tout en harmonie, riche avec ces senteurs de mûre et d'humus, et des nuances de cuir et de pruneau au palais. Plus souple, le Lalande-de-Pomerol rouge 2012, au nez subtil où dominent les fruits très mûrs et le fumé, gras et persistant, allie rondeur et charpente.
    Il y a également le Montagne-Saint-Émilion cuvée Spéciale 2013 fûts de chêne, corsé et savoureux, aux tanins ronds, souples et très bien équilibrés, un vin au nez intense (mûre, groseille, épices...), de bouche persistante. Goûtez le Montagne Saint-Émilion, de couleurrubis profond, qui développe un nez puissant dominé par la cerise noire, aux tanins soyeux.

    Château BELLES-GRAVES

    Château BELLES-GRAVES

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Xavier Piton

    33500 Néac
    Téléphone :05 57 51 09 61
    Télécopie : 05 57 51 01 41
    Email : x.piton@belles-graves.com
    Site : www.belles-graves.com

    Situé sur une croupe graveleuse orientée plein sud, le vignoble familial couvre 17 ha, Merlot pour 88% et 12% de Cabernet franc.
    “La qualité du raisin au moment des vendanges, précise-t-on, dépend du travail raisonné de l’homme à la vigne, mais est aussi régie par la climatologie, car c’est encore la nature qui reste maîtresse du jeu. Deux à trois semaines avant la maturation des raisins, des contrôles de maturité sont réalisés à la vigne, deux fois par semaine. Ils consistent à prélever des baies deraisins dans chaque parcelle afin de suivre l’évolution du poids de 100 baies, et de leur teneur en sucre et en acide. L'ensemble du vinvieillit en fûts de chêne français. Les lots sont dégustés préalablement, de manière à adapter la proportion de barriques neuves au potentiel du vin. En effet, il s'agit de ne pas masquer le goût du terroir par un goût de boisé trop prononcé. Les arômes du bois et du fruit doivent former un équilibre. La dégustation, tout au long de l'élevage est notre fil conducteur. C'est en fonction de notre palais que nous intervenons sur le vin. Comme au cours de la vinification, rien n'est donc systématique.”
    Belle réussite avec ce Lalande-de-Pomerol 2012, de couleur rubis soutenu, corsé au nez comme en bouche, équilibré, très parfumé, auxtanins fermes, d’une belle persistance. Le 2011, aux notes de fruits rouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), bien charnu, d'une jolie intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Beau 2010, qui associe structure et finesse, de bouche puissante, un vin gras et corsé, très harmonieux, qu’il faut savoir attendre pour mieux profiter de son potentiel. Le 2009, médaille d’Or au concours de Bordeaux 2011, est très parfumé, aux tanins souples et soyeux, au nez subtil dominé par le cassis mûr et l’humus. Le 2008 se goûte vraiment bien aujourd’hui, séveux, ample, développant des senteurs de fraise des bois et de musc.
    Superbe Lalande-de-Pomerol Calypso 2010, robe rubis teinte brillante, aux tanins mûrs et croquants, de bouche fondue et parfumée, intense, au nez complexe, gras, d’évolution remarquable. Chambres d’hôtes.


    Château BOURSEAULALANDE-DE-POMEROL Château BOURSEAU

    Château BOURSEAU

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Véronique et François-Xavier Gaboriaud

    33500 Lalande-de-Pomerol
    Téléphone :05 57 51 52 39
    Télécopie : 05 57 51 70 19
    Email : chateau.bourseau@wanadoo.fr

    “Aujourd’hui, précise François-Xavier Gaboriaud, le millésime 2010 est un millésime qui apparaît comme l’un des plus agréables, ses tanins qui étaient encore un peu fermes, il y a quelques mois, sont maintenant en train de s’arrondir. Les vins sont de plus en plus agréables à boire et peuvent se conserver encore de longues années. Le millésime 2011 commence à s’affiner, lestanins de sa jeunesse se patinent peu à peu, le côté fruité du vin ressort de plus en plus. Ce sont des vins encore assez jeunes et qui demandent encore 2 à 3 années en cave avant de pouvoir en profiter pleinement. Le millésime 2012 est déjà très bon à boire maintenant. Son côté très fruité et ses tanins très ronds lui permettent d’être apprécié dès à présent. Et, grâce à sa belle acidité, il peut aussi se conserver sans problème pendant encore 5 à 10 ans si l’on dispose d’une bonne cave.
    Le millésime 2013 se révèle être très délicat, avec beaucoup de finesse. Notre élevage en barriques de 300l et un plus faiblepourcentage de bois neuf pour privilégier les arômes du vin et moins de notes boisées, nous a permis de conserver la fraîcheur et la délicatesse de ce millésime. Il faudra attendre 1 à 2 ans avant d’ouvrir ces bouteilles, et les consommateurs en seront très ravis.”
    Voilà, en effet, un savoureux Lalande-de-Pomerol 2013, de couleur rubis foncé, aux parfums de cassis et de poivron, de bouche parfumée, un vin souple et ample. Le 2012 est dense, de belle couleur grenat, une cuvée charpentée, au nez de fruits macérés et d’épices, de bouche riche et fondue à la fois, avec des notes de prune et musc, d’une belle finale. Beau 2011, charnu et gras, au nezcomplexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, avec ces notes persistantes de fumé, de cerise mûre et d'épices au palais, aux taninsamples mais très fins, un vin complet. Superbe 2010 très parfumé, classique, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, aux taninsprésents et savoureux, légèrement épicé en finale. Tout en bouche, le 2009, aux senteurs d’humus et de cassis mûr, est un vin gras et persistant, riche en arômes (cerise noire, cuir, sous-bois) comme en structure. Le 2008, où s’entremêlent des notes de fruits et de bruyère, riche et parfumé, de belle robe, est un vin très équilibré. Le 2007, d’un rouge profond avec des arômes intenses de fruitsrouges frais, un vin souple, de belle base tannique, se goûte toujours très bien actuellement.

    Château CANON-CHAIGNEAULALANDE-DE-POMEROL Château CANON-CHAIGNEAU

    Château CANON-CHAIGNEAU

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Famille Marin-Audra
    13, Chaigneau - BP 2
    33500 Néac
    Téléphone :05 57 24 69 13
    Télécopie : 05 57 24 69 11
    Email : suzanne.marin@wanadoo.fr
    Site : www.canon-chaigneau.com

    Au sommet. Dès le début du XVe siècle, les moines de la région exploitèrent cette propriété. Un domaine de 21 ha d'un seul tenant sur le plateau de Néac. Terrain maigre argilo-sablonneux sur un tapis de crasse de fer (60% Merlot, 35% Cabernet, 5% Pressac).
    “Ces trois dernières années, nous explique Suzanne Marin, nous avons produit 20% de moins, c’est dû aux aléas climatiques. Les vins ont des degrés d’alcool plus élevés qu’avant, nous avons des vins à 14°, c’est assez difficile à vinifier, nous n’avions pas l’habitude.
    Nous venons de mettre en vente les 2011 et 2012. Le 2011 est un vin très facile à boire, pas de très grande garde, un vin de femme, plein en bouche, vraiment très, très agréable.”
    Superbe Lalande-de-Pomerol 2012, corsé, typé, aux tanins amples, à la fois soyeux et denses, au nez complexe dominé par la cerise et la cannelle, alliant rondeur et charpente, d’excellente évolution. Savoureux 2011, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, structuré, avec des tanins ronds, à déboucher avec des feuilletés aux morilles ou un
    filet mignon de porc aux légumes primeurs. 
    Remarquable 2010, charpenté, corsé, de robe soutenue, ample et distingué en bouche, au nez légèrement épicé, avec des nuances deprune et de griotte mûre, aux tanins bien présents et fondus à la fois, très charmeur. 
    Le 2009 est l’une des plus jolies bouteilles de cette appellation, riche en couleur comme en matière, au nez complexe de fruits rouges à noyau et d’épices, très élégant, aux tanins soutenus auxquels il faut donner le temps de se fondre. Un millésime qui a largement mérité sa médaille d’Or à Bordeaux et un coup de cœur en Chine ! Le 2007, charnu, d’une grande finesse, au nez subtil marqué par le cuir, la cerise et les épices, aux tanins denses et puissants, est un vin très savoureux actuellement, gras en bouche, d’une très jolie finale, à prévoir sur un tournedos aux cèpes ou un jarret de veau printanier.
    Remarquable 2006 au nez complexe où dominent la groseille et l’humus, de bouche charnue, un vin coloré et dense, qui allie puissance et finesse.
    Beau 2005, vraiment délicieux actuellement, très charmeur, au nez subtil où dominent le cuir et le pruneau confit, d’une très jolie concentration, aux tanins réels et fins, légèrement épicé comme il se doit.
    Le 2002 est également très bon, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits mûrs, un vin riche, très équilibré, d’une belle longueur, de bouche puissante. Le 2000 est remarquable, riche et subtil au nez comme en finale, aux senteurs de fruits macérés et de sous-bois, un vin qui demande une cuisine recherchée comme, par exemple, un foie gras de canard pané, poêlé aux poires ou un hachis d'agneau et purée de pommes de terre.

    Château des MOINESLALANDE-DE-POMEROL Château des MOINES

    Château des MOINES

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    GFA Henri Darnajou et Frères
    Musset
    33500 Lalande-de-Pomerol
    Téléphone :05 57 51 40 41
    Télécopie : 05 57 25 04 21
    Email : chateaudesmoines@orange.fr
    Site : www.chateaudesmoines.com

    Une exploitation familiale depuis plusieurs générations de 20 ha dont 1,30 ha en Bordeaux. Travail traditionnel (labour, enherbement), techniques modernes viticoles (pressoir pneumatique, thermorégulation, table de tri, vibreur...), des cépages variés (72% Merlot, 15% Cabernet-Sauvignon, 10% Cabernet franc et 3% Malbec).
    “Le millésime 2013, nous raconte Patrick Merle, a donné une petite année en volume (- 50%). Ce sera un millésime moyen à boire assez rapidement. Il n’y aura pas de cuvée Prestige. Millésime 2014 : là, tout y est : volume, structure, fruité, concentration, un bon millésime de garde. Cette année, les millésimes à la vente sont les 2012, puis 2013. A noter, en 2014, c'est la première année que leChâteau des Moines a fait du Bordeaux rosé.”
    Superbe Lalande-de-Pomerol Prestige 2012, élevé en fûts neufs, marqué par ces senteurs délicates de fumé, riche en couleur, ample et solide, de bouche puissante, aux nuances de groseille et de truffe, aux tanins soyeux, charnu comme il se doit, de belle charpente. Le 2011 est un vin aux tanins mûrs, très parfumé, dense et persistant, aux senteurs de fruits mûrs (fraise des bois) et d’humus, avec, au palais, des connotations de prune et de cuir. Beau 2010, charpenté, qui sent la framboise cuite, le musc et la cannelle, un vin de bouche riche et fondue à la fois, d’une belle intensité, associant structure et finesse.
    La cuvée Tradition 2013 est un vin rond, franc, bien parfumé (prune, frais), avec une bouche souple et persistante, idéal sur un magret grillé ou un chaud-froid de cailles. Le 2012 est de bouche intense et dominée par la mûre, alliant rondeur et intensité aromatique, derobe brillante.

    Château de ROQUEBRUNE

    Château de ROQUEBRUNE

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Florent Guinjard
    Les Galvesses
    33500 Lalande-de-Pomerol
    Téléphone :05 57 51 44 54
    Télécopie : 09 79 94 86 30
    Email : chateauderoquebrune@lalande-pomerol.com
    Site : www.chateauderoquebrune.com

    Une propriété familiale depuis plus de 5 générations. L’encépagement se compose de 65% de Merlot, 15% de Cabernet-Sauvignon et de 20% de Cabernet franc, vendanges manuelles. Le travail régulier de la terre, dans le respect de l'environnement, est privilégié, excluant tout désherbant chimique et tout traitement chimique systémique. C'est l'observation permanente du vignoble qui détermine les interventions. La faune présente dans le vignoble atteste de l'équilibre naturel obtenu. Sur le terrain, donc, pas de désherbant chimique, l'herbe ne pousse pas parce que son vigneron travaille la terre. Il la retourne plusieurs fois par an, avec des charrues appropriées.
    “D'une étendue de 11,2 ha, précise Florent Guinjard, le vignoble est regroupé autour du chai. Il est situé sur le plateau sablo-limoneux et caillouteux se trouvant au nord-est de Libourne. Nous travaillons aujourd'hui 10.5 ha, avons augmenté la capacité de notre cuverie pour pouvoir vinifier tous les raisinsque nous produisons. En 2009, nous nous sommes équipés d'une thermo-régulation pour mieux maitriser la température de nos fermentations. En 2010, pour améliorer notre qualité et être respectueux de notre récolte, nous avons acheté un nouveau pressoir. En 2012, dans une démarche écologique, nous nous équipions d'une aire de lavage, et de cuves de stockage des effluents. La même année nous remettions en état 1 ha de vignes, en l'arrachant et la replantant. D'ici un ou deux ans nous agrandirons notre chai pour pouvoir stocker toute notre production en bouteilles. En 2014, nous avons remis en état 1 ha de vignes, que nous replantons avec notre propre Merlot sélectionné.
    Ce millésime 2014, poursuit Florent Guinjard, nous a apporté qualité et quantité : 45 hl à l'hectare, nous avons fini les premiers soutirages et ce millésime  donnera toute satisfaction, dans la lignée des 2012, que nous avions particulièrement réussis.”
    Vous apprécierez donc ce Lalande-de-Pomerol cuvée Reine 2012, de belle robe rubis soutenu, un vintrès harmonieux, au nez de framboise et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche. Le 2011, ample et riche au nez comme en bouche, est d’un bel équilibre, gras, aux tanins fondus, où se marient la griotte et l’humus, un très joli vin, dense, parfait sur un filet d’agneau. Superbe 2010, aux notes de fruitsrouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), bien charnu, d'une grande intensité, aux taninssavoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Dans la lignée, le 2009, typé, de couleursoutenue, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez complexe de cassis et d’épices, associe rondeur et structure.

    Domaine de VIAUDLALANDE-DE-POMEROL Domaine de VIAUD

    Domaine de VIAUD

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Lucette Bielle

    33500 Lalande-de-Pomerol
    Téléphone :05 57 51 06 12
    Télécopie : 05 57 25 10 14
    Email : bielle@wanadoo.fr
    Site : www.viaud.com

    Un domaine de 16 ha, sur sables et graves, 85% Merlotnoir, 15% Cabernet franc. Labours et vinificationstraditionnels.
    Savoureux Lalande-de-Pomerol 2012, dense et puissant au nez comme en bouche, avec ses tanins savoureux, au nez de fruits mûrs (myrtille). Le 2009 est un vin puissant et structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants decassis et de sous-bois. Le 2011, au nez délicat où dominent la prune et les épices, aux tanins mûrs, d'une jolie finale, est un vin qui a de la charpente mais tout en élégance. Beau 2010, de couleur profonde, avec beaucoup de structure, où prédominent le cassis et les sous-bois, charpenté, ample, d’une belle persistance, dans la lignée du 2009, structuré, bien corsé, ample en bouche, aux nuances de cassiset de poivre, aux tanins fondus mais présents à la fois, de robe pourpre. Le 2008, au nez complexe dominé par la cerise et l’humus, est un vin coloré et complet, de bouche puissante, avec ces senteurs de mûre et de musc en finale, de garde.
    Le 2007, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche corsée, un vin de belle couleur pourpre, bien charpenté, ample, légèrement épicé, d’une très jolie finale avec ces notes de fumé et de fraise des bois surmûries. Excellent 2006, de teinte grenat foncé, avec ce nezd’épices et de fruits rouges à noyau très mûrs, parfumé en bouche, aux tanins intenses mais soyeux, un vin persistant et riche.
    Il y a aussi ce 2003, alliant ampleur et parfums, un vin d’une jolie concentration, aux connotations de petits fruits mûrs et de truffe, de bouche souple.

    Château VOSELLE

    Château VOSELLE

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Isabelle Golin-Simon
    15, avenue de Chevrol
    33500 Néac
    Téléphone :05 57 51 61 77
    Télécopie : 05 57 51 56 55
    Email : chateau.voselle@orange.fr

    “Achetée en novembre 1965 par mon père, précise la propriétaire, cette petite exploitation portait le nom de Domaine de Petit Vauzelle, très connu au début du siècle car étant un Premier Cru de Néac médaillé aux expositions de Paris, Liège et Bordeaux. Puis, lors du nouveau dépôt de marque, il est devenuChâteau Voselle. Au fil des ans, de petites parcelles de vignes et de terres sont achetées pour atteindre, en 1990, la superficie de 6 ha. Notre vignoble a toujours été en culture traditionnelle : le travail du sol est effectué mécaniquement par une succession de chaussages et de déchaussages, car chez nous le désherbant est banni. Les vendanges sont manuelles et la récolte est effectuée à sa maturité optimale avec tri sélectif à la parcelle par nos vendangeurs. Depuis 2004, nous avons équipé notre chai pour collecter les effluents vinicoles que nous faisons par la suite retraiter dans une station d’épuration spécifique. Puis, au vignoble, nous effectuons une lutte phytosanitaire la plus raisonnée possible afin de privilégier le développement de la faune auxiliaire tout en diminuant les intrants phytosanitaires.
    Nous sommes des viticulteurs de terrain, ma vie, je l’aurai passée dans les vignes puisque j’ai commencé en 1972, en tant qu’aide familiale avant de reprendre “Voselle” en fermage en 1991, au moment où mon père a pris sa retraite, année très dure car tout a gelé. Notre priorité a toujours été la tenue du vignoble car de là dépend la qualité des raisins. Nous sommes tellement heureux de rentrer une belle récolte, récompense de toute une année de travail.”
    Cette passion explique ce Lalande-de-Pomerol 2013, très réussi, qui développe un nez complexe où dominent la fraise des bois mûre et de cannelle, très bien élevé, de robe profonde, de bouche classique. Le 2012, mêle puissance et finesse, aux tanins équilibrés, un vincoloré, élégant et intense, très parfumé (petits fruits noirs, humus), avec cette pointe séduisante de poivre en finale, d’excellente évolution. Le 2011 est de couleur profonde aux reflets violacés, avec des arômes aux nuances particulières de petits fruits cuits (cassis, cerise noire…), et de cuir, ample, à servir sur des magrets de canard et petits pois. 
    Excellent 2010, bien caractéristique de ce millésime puissant, de bonne bouche, au nez complexe où dominent le cassis et les épices, riche et souple à la fois, chaleureux, parfait sur une cuisine raffinée. Beau 2009, dense, aux tanins présents et fondus à la fois, parfumé (mûre, humus), ample, généreux et persistant, un vin mêlant rondeur et charpente. 

    Château BEAUREGARDPOMEROL Château BEAUREGARD

    Château BEAUREGARD

    (POMEROL)


    33500 Pomerol
    Téléphone :05 57 51 13 36
    Télécopie : 05 57 25 09 55
    Email : beauregard@chateau-beauregard.com
    Site : www.chateau-beauregard.com

    Cette belle propriété d’un seul tenant bénéficie d’un emplacement privilégié sur le versant sud du célèbre plateau de Pomerol, sur un sol de gravesargileuses, de sables, de graviers et de crasse de fer en sous-sol, qui sont les caractéristiques des meilleurs terroirs de l’appellation.
    La famille Moulin, alliée à la famille Cathiard, a repris en 2014 cette propriété, ainsi que les trois autres vignobles, dont Bastor-Lamontagne.
    “Le 2015 est un millésime magnifique, nous raconte Vincent Priou, qui dirige l’ensemble des propriétés, que ce soit à Beauregard, ou en Sauternais, au Château Bastor-Lamontagne, où le botrytis était merveilleux et à Saint-Robert nous n’avions jamais produit de graves blancs secsaussi bons !
    Ici, au Château Beauregard, nous avons récolté des Merlots aux tanins très denses, très soyeux, les Cabernets francs étaient formidables, ce sont eux qui donnent au vin la finesse, la fraîcheur et la longueur en bouche. Nous avons 30% de Cabernet franc ici, ce qui est plutôt rare, cela fait partie de notre histoire et y restons fidèles car le terroir s’y prête.”
    Dégusté sur place, on se fait vraiment plaisir avec ce grand Pomerol 2013 (70% Merlot et 30% Cabernet franc, vignes de 35 ans en moyenne), parfumé en bouche, avec ces notes subtiles de pruneau confit, qui allie structure et velouté, un vin tout en fruit, tout en charme. Le 2012 est plus dense, associe charpente et distinction, au nez caractéristique où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices, un vin racé, très typé, volumineux, de garde. Beau 2011, coloré, alliant charpente et velouté aux papilles, très parfumé, très complexe, au nez comme en bouche, un grand vin qui poursuit son évolution et développe des arômes très séduisants de truffe et de groseille surmûrie au palais. 
    Grandissime 2010 (75% Merlot et 25% Cabernet franc, vignes de 35 ans en moyenne), où la complexité est exacerbée, avec des nuances de cuir, de violette, de griotte confite, un vin aux tanins fermes et ronds à la fois, gras et corsé, racé, d’une très belle finale, au grand potentiel. 
    Superbe Pomerol 2009 (80% Merlot et 20% Cabernet franc), de robe foncée, au nez légèrement épicé, ample, concentré, riche et parfumé au palais (griotte, mûre, humus), très charnu, d’une bonne longueur en bouche, aux tanins équilibrés et savoureux, de garde, bien sûr. Le 2008, très typé, associe une finesse tannique à une rondeur persistante, avec ces notes de fraise des bois surmûrie, un beau vin dense et velouté, aux tanins fermes mais distingués à la fois, de belle évolution.
    Le 2007 dégage des arômes prononcés de fruits (fraise, cerise, cassis), un grand vin suave et harmonieux, d’un beau volume en bouche souligné par des tanins fins, d’une grande persistance. Le 2006, qui sent les fruits (mûre, myrtille), est un vin harmonieux, d’une ampleursuave au palais, souligné par des tanins présents, d’une finale savoureuse et parfumée. Le 2005 est de jolie couleur grenat, aux taninssavoureux, très bien élevé, tout en nuances aromatiques, avec des notes de cerise confite et d’épices, de belle amplitude au palais. Le 2004, aux tanins très équilibrés et satinés, est de bouche ample. Le 2001 est superbe actuellement.
    Le Second Vin, Le Benjamin de Beauregard 2011, mêle puissance et distinction, il est charnu, d'une rondeur et d'une bouche persistantes, où dominent la prune et l'humus, vraiment très réussi. Excellent 2010, tout en couleur et en matière, au nez harmonieux, avec des notes persistantes de cassis, de sous-bois et d'épices.
    Il y a aussi le Lalande-de-Pomerol Pavillon Beauregard 2012, qui a une belle robe profonde, des notes aromatiques de fruits rouges (framboise et groseille), épicées. vin très élégant, d’une belle complexité, finement boisé, d’une fraîcheur aromatique très agréable. Voir le Château Bastor-Lamontagne, à Sauternes.

    Château BELLEGRAVE

    Château BELLEGRAVE

    (POMEROL)
    Jean-Marie et Pascal Bouldy

    33500 Pomerol
    Téléphone :05 57 51 20 47
    Télécopie : 05 57 51 23 14
    Email : chateaubellegrave@wanadoo.fr
    Site : www.chateaubellegravepomerol.com

    Cette propriété de 8,5 ha, sur un plateau de graves fines, 75% Merlot et 25% Cabernet franc, appartient à la famille Bouldy de père en fils depuis plusieurs générations. Aurélie, la fille, travaille sur le domaine depuis deux ans (bureau, expédition), et Baptiste, le fils, depuis Août 2015 (vigne, chais et commerce).
    “Le millésime 2013 a produit une petite récolte, nous précise Jean-Marie Bouldy, coulure puis grêle, mais un vin acceptable qui sera mis en bouteilles en avril. En 2014 : la quantité est là, l'été moyen a été relevé par le mois de Septem- bre, d'où un bon millésime, fruité, une belle acidité, des degrés suffisants : 13° et un Ph à 3,5. Nos vins à la vente : les 2009, 2010, 2011, 2012, 2013. Nous sommes en Bio depuis 2001.”
    Belle réussite avec ce Pomerol 2013, très “sur le fruit”, où dominent des notes de cassis, de griotte et d’épices, un vin savoureux. Remarquable 2012, tout en bouche, avec des nuances de cuir et de griotte confite, un vin gras et corsé, ferme et persistant, de très bonne évolution. Le 2011 dégage un nez riche et subtil dominé par les petits fruits rouges cuits, un vin tout en harmonie, structuré, généreux, très aromatique, avec des tanins mûrs.
    Le 2010 est l’une des plus belles réussites du Château, de couleur grenat profond, un grand vin très équilibré, au nez comme en bouche, avec des nuances de groseille, de cassis et de truffe, avec des tanins riches, à la fois puissants et savoureux.
    Remarquable 2009, charnu et charpenté, de bouche ample, au nez complexe (cuir, mûre, poivre), tout en puissance et finesse, un vin de belle couleur, très prometteur. Le 2008, où se mêlent la griotte et l’humus, est un vin clas- sique comme nous les aimons, intense, de très bonne charpente, de belle matière où se déve- loppent des notes prononcées et persistantes de petits fruits noirs. Le 2007 se goûte très bien, aux nuances de cerise noire et de poivre, de belle structure, un vin bien charnu et bien typé. Le 2006, au nez à la fois intense et subtil où s’entremêlent la griotte mûre et une touche épicée bien caractéristique, est bien corsé et persistant au palais.

    Château CERTAN de MAY de CERTANPOMEROL Château CERTAN de MAY de CERTAN

    Château CERTAN de MAY de CERTAN

    (POMEROL)
    Famille Barreau

    33500 Pomerol
    Téléphone :05 57 51 41 53
    Télécopie : 05 57 51 88 51
    Email : chateau.certan-de-may@wanadoo.fr

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Nous cultivons en Terras Vitis, nous explique Jean-Luc Barreau, donc de façon très raisonnée et parcimonieuse, nous avons d’ailleurs beaucoup d’insectes dans le vignoble. Nous avons la volonté de préserver ce patrimoine et de le faire perdurer.
    Par exemple, le millésime 2012 n’a pas été une année facile. Cependant, à Pomerol, sur nos terroirs, nous avons été chanceux. Il a fallu être vigilant toute l’année jusqu'à la vendange. Nous avons eu une belle fin du mois d’août et un mois de septembre très propice, et cela a permis de parfaire la maturité. J’ai même décidé d’avancer la date de vendange de trois jours car les raisins étaient parfaitement mûrs. À l’élevage, les Vins me surprennent, ils seront très intéressants, ont beaucoup de charme.
    Je suis très concerné par la culture bio, cela fait déjà 12 ans que nous sommes certifiés Terra Vitis avec un cahier des charges à respecter. Il faut parfois jongler et accepter de faire tomber quelques grains, l’exposition des vignes... plusieurs paramètres ont joué en notre faveur. Depuis 20 ans, nous avons tous les moyens pour mieux maîtriser nos vignes et il faut être raisonnable sur les rendements, c’est fondamental pour la qualité des Vins. Tout se joue avec l’équilibre par pied de vigne: dimension des grappes, vendanges vertes, état sanitaire, aération pour éviter les maladies... Il faut savoir prendre les bonnes décisions et réagir vite. Je travaille avec passion en pratiquant une politique volontariste de qualité.
    Pour moi, ce qui importe dans le vin, c’est le fruit, le bois booste un peu le vin mais c’est le fruit qui prime. Nous allons refaire le cuvier àPomerol car je souhaite avoir l’infrastructure pour faire du parcellaire, j’ai fait faire des recherches sur le sous-sol (carottage de 1,5 m) de chaque parcelle de Certan de May par la Chambre d’Agriculture. C’est surprenant, il y a des graves tellement compactes que les racines ont du mal à descendre. Je travaille de la même façon sur les autres vignobles, vendanges vertes, récolte à la main, tables de tri, je fais des vinifications un peu plus modernes que pour le Pomerol mais je limite les rendements, toujours au-dessous de ceux fixés par l’appellation.
    Notre Lussac Château Poitou vieillit en barriques 12 mois, ce qui lui donne une belle aptitude de garde. Je tiens à valoriser mes Vins qui sortent toujours parmi les premiers en dégustation à l’aveugle. Je pars du principe que dans le temps les bons Vins se vendent toujours, donc mon objectif reste toujours la qualité. Je vais présenter ce vin en bouteilles lourdes, changer l’étiquette, des efforts qui soulignent la qualité des Vins.
    Depuis quelques années, nous nous avons des vendanges séquencées en fonction du suivi du vignoble, de la maturité des parcelles, on ne vendange plus les Merlots en une seule fois, on passe au moins quatre fois pour ne ramasser que les grains murs. Heureusement, je fais de nombreux prélèvements quatre semaines avant les vendanges, j’ai ainsi déterminé le moment propice pour vendanger.
    En 2013, nous avons donc vendangé rapidement pour préserver le potentiel qualitatif, avons réalisé de tous petits rendements, quelque 18 hl/ha, nous n’avons donc mis en cuves que le meilleur. C’est un millésime qui a demandé beaucoup de soins, en amont, à la vigne. Je veille sur mes vignes avec amour, j’y suis constamment, et c’est ce qui a fait la différence. Ce 2013 a donc été un millésime délicat car il a fallu suivre le vignoble tout au long de l’été. La vinification du 2013 a été très douce, j’ai l’habitude d’effectuer des vinifications de façon très délicate sans trop d’aération avec de tous petits remontages, mais, pour ce millésime, j’ai été encore plus précautionneux.
    Le 2013 est un vin qui, à la dégustation, offre un joli fruité avec une certaine complexité, la bouche est fondante, le vin est bien équilibré avec un joli retour en final de bouche. C’est un vin très réussi qui sera agréable à déguster dès 2017 mais qui pourra être conservé une dizaine d’années pas plus. C’est un vin plaisir, d’une jolie couleur soutenue et foncée, assez tendu, avec une belle fraîcheur aromatique. Je suis très satisfait de la qualité du 2013 c’est un millésime de vigneron, ce n’était pas un millésime facile mais relever des défis, cela fait partie de notre métier !
    En 2014, nous sommes dans un autre registre aromatique, le vin présente des arômes de fruits croquants, une belle persistancearomatique. C’est un vin complexe, plus de garde, plus structuré, un vin qu’il faudra attendre.”
    Vous allez aimer ce grand Pomerol 2012, qui allie puissance et distinction, parfumé, charpenté, un vin d’une jolie concentration, aux connotations de petits fruits mûrs et de truffe, de bouche ample et très élégante. Splendide 2011, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, au nez distingué et persistant de fruits noirs et d'épices, aux tanins bien enveloppés, un vin puissant, de belle matière, de bouche riche et harmonieuse.
    Très grand Pomerol 2010, d’une belle complexité aromatique fruité et élégant, bouche croquante, beaucoup de chair, un vin concentré en matière, aux tanins puissants et mûrs à la fois, très parfumé, dense et savoureux. Exceptionnel 2009, de belle couleur profonde, nezfruité, très belle attaque, dense, charnu, joli fruité. Bonne concentration beaucoup de fraîcheur en finale, encore fermé, bien sûr.
    Superbe 2008, avec ce nez où domine le pruneau, associant structure et élégance, parfumé, dense, aux tanins bien présents, biencorsé, finement épicé, classique de son appellation, un vin complet. Formidable actuellement, le 2007, riche en couleur, bien charnu, qui sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante, un vin qui allie ampleur et souplesse, très typique du “velours” que l’on recherche dans un très grand vin de Pomerol. Superbe 2006, dans la lignée du 2005, qui a une robe sombre et violine, le nez révèle un joli fruit, avec des nuances toastées, un vin d’une grande finesse et élégance. En bouche, il est charnu, d’une belle structure, bien équilibré, un vin tout en “dentelle” avec une belle finale soyeuse et veloutée, d’un très beau potentiel de garde.
    Exceptionnel 2005, corsé et généreux, de bouche puissante et ample, avec ces nuances bien caractéristiques de fruits mûrs et de réglisse, de charpente solide et fine à la fois, de grande évolution. Superbe 2004, associant concentration aromatique et souplesse,corsé et typé. Le 2002 est remarquable, très typé, très corsé, aux tanins puissants et équilibrés, au nez intense, de bouche harmonieuse et persistante, de garde. Mêmes propriétaires que le Lussac-Saint-­Émilion Château Poitou.

    Clos RENÉ

    Clos RENÉ

    (POMEROL)
    Jen-Marie Garde - Scea Garde-Lasserre

    33500 Pomerol
    Téléphone :05 57 51 10 41
    Télécopie : 05 57 51 16 28

    Une propriété familiale de 15 ha (60% de Merlot, 30% de Cabernet franc et 10% de Malbec).
    “Le 2013 a été un millésime un peu difficile, nous explique Jean-Marie Garde, mais, après nos sélections, il a eu une évolution intéressante, l'élevage l'a bonifié et l'on peut avoir de belles surprises. A boire bientôt. En 2014, nous avons une très belle cuvée où l'on retrouve les repaires des millésimes habituels. Qualité et quantité sont présentes. Les tanins sont soyeux, aimables, de jolis Merlots avec un apport de Cabernets pour une grande qualité.”
    On se fait plaisir avec ce Pomerol 2011, de robe pourpre, intense, aux tanins riches, très bienéquilibré, très charnu, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois. 
    Très beau Pomerol 2012, complexe, harmonieux, aux connotations fruitées et épicées, aux taninsmûrs et riches, classique, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue. Le 2011 est velouté, au nez de prune et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche mais fin, tout en subtilité. Remarquable 2010, de robe pourpre, dense et très parfumé (mûre,humus), avec des tanins ronds mais présents, un vin au nez de fruits surmûris, d'une finale intense et bien typé, un vin épicé, persistant, bien charpenté, de bouche souple et charnue à la fois, associant concentration et finesse, pro- metteur. Le 2009, au nez de cassis et de truffe, aux tanins fermes, est bien charpenté, ample en bouche, un vin racé et dense, de Garde. Le 2008, dominé par le cassis et les sous-bois, est un vin puissant, harmonieux, aux notes fruitées et vanillées en finale, alliant une bonne base tannique à une finessepersistante. Le 2006 est savoureux, bien charnu, riche en bouquet comme en matière, tout en bouche, aux tanins très équilibrés, ferme et complet, très élégant comme il se doit, tout en couleur et en matière, avec ces notes caractéristiques de griotte, d’humus et decannelle au palais. Superbe 2005, une grande valeur sûre, de robe soutenue et brillante, tout en nuances aromatiques, aux notes de truffe, de prune et de groseille, un vin puissant, élégant, qui allie structure et rondeur, richesse et distinction, de très belle Garde.
    Goûtez son Pomerol Château Moulinet-Las- serre, où l’élégance prédomine, avec ces petites nuances d’humus et de fraise des bois mûre, tout en charme, très persistant, de couleur pourpre, aux tanins délicieusement fondus, d’excellente évolution.

    Château la GANNE

    Château la GANNE

    (POMEROL)
    Paule et Michelle Dubois
    224 avenue Foch
    33500 Libourne
    Téléphone :05 57 51 18 24
    Email : chateau-laganne@gmail.com
    Site : www.chateau-laganne.com

    Propriété familiale exploitée depuis quatre générations par la famille Dubois-Lachaud qui s’est efforcée de mettre en valeur avec passion ce terroir exceptionnel. Aujourd’hui, Paule et Michel en assurent la pérennité.
    “Composé de graves plus ou moins sablonneuses sur un sous sol de crasse de fer, précise-t-on, si particulier à Pomerol, ce terroir donne à notre vin son incomparable velouté et ses arômes délicats. Nos vignes sont labourées traditionnellement avec le souci permanent de respecter la nature même du terroir et de la plante.
    Ce respect de l’environnement nous amène à la culture raisonnée de tout notre vignoble. Le Merlot, cépage roi de Pomerol, y est planté à 90% complété de 10% de Cabernet franc. Ici les vendanges sont manuelles ramassées en cagettes ; une table de tri Mistral vibrante et soufflante accélère et répartit la vendange : les baies et les déchets ont alors des trajectoires différentes; très efficace pour purifier la vendange. Nous nous efforçons donc de ne garder que le meilleur du raisin. La vinification s’attache à révéler en douceur toute la richesse de nos raisins à travers de longues macérations thermorégulées. Tous les progrès de l’œnologie moderne, alliés à la tradition et à l’expérience acquise et léguée par nos grands-parents et parents, sont mis au service de l’élaboration d’un vin de grand caractère. L’élevage de la totalité du vin, pendant un an, en fûts de chêne neufs pour 1/3 va permettre à notre vin d’exprimer toute sa finesse et sa complexité. Nos vins ne sont pas filtrés. La mise en bouteilles interviendra 18 à 24 mois après la récolte suivant les millésimes.”
    Belle réussite avec ce Pomerol 2012, 90% Merlot et 10% Cabernet franc, issu de vieilles vignes de 40 à 70 ans, agriculture raisonnée, élevage en fûts de chêne..., médaille de Bronze Concours de Grands vins d’Aquitaine, aux nuances de cerise noire et d’humus, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, suave, avec des tanins veloutés mais très équilibrés, à prévoir sur une poule faisanne truffée et girolles à la crème ou une côte de boeuf flambée.

    Château HAUT FERRANDPOMEROL Château HAUT FERRAND

    Château HAUT FERRAND

    (POMEROL)
    Henry Gasparoux et Fils
    Chemin de la Commanderie
    33500 Libourne
    Téléphone :05 57 51 21 67
    Télécopie : 05 57 25 01 41
    Email : contact@chateau-ferrand.com
    Site : www.chateau-ferrand.com

    Il y a 80 ans, Fernand Gasparoux, corrézien de souche et alors négociant en vins à Libourne, fit l’acquisition d’une propriété viticole de 4 hectares dans une petiteappellation d’origine contrôlée, Pomerol, qui ne possédait pas encore sa notoriété actuelle. Son nom, Château Ferrand, provient de la présence abondante de crasse de fer dans son sous-sol. Les investissements soutenus et réguliers opérés depuis 30 ans permettent de disposer actuellement de locaux de vinification et d’élevage du vin des plus modernes. Le cuvier climatisé est équipé de cuves inox thermo-régulées rendant possible les différentes étapes qui conduisent du raisin au vin : macération, fermentations, extraction en utilisant les techniques de vinification les plus modernes, les plus performantes et les plus sûres. Quelque 250 barriques de chêne renouvelées par tiers chaque année permettent au vin de vieillir durant 12 à 18 mois en fonction des millésimes.
    Ce Pomerol 2013, très réussi, tout en couleur et en matière, avec ces notes persistantes de griotte et de fumé, aux tanins riches, d’un beau rubis foncé, est un vin dense et épicé au palais.  Excellent 2012, de bouche parfumée, riche et fondue à la fois, où se mêlent laframboise et l’humus, aux tanins soyeux, un vin ample, typé, charpenté comme il se doit, qui poursuit son évolution. Le 2011, tout en nuances aromatiques, où dominent la fraise des bois mûre et l’humus, est très bien élevé, dense, emplit bien la bouche. Très beau 2010, particulièrement savoureux, coloré et puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez caractéristique d’épices et de sous-bois, exhalant des notes persistantes, aux tanins présents, de garde. Beau 2009, aux connotations caractéristiques de fruits frais, de cannelleet d’humus, ample, un vin corsé, ferme et persistant aux papilles, de très bonne évolution. Le 2008, de belle couleur, est charpenté, avec une dominante de fruits rouges et une pointe de fumé. Le 2007, très typé, charnu, est tout en bouche, aux tanins équilibrés, élégant.
    Leur Pomerol Château Ferrand 2012 (12 ha, 60% Merlot et 40% Cabernet franc), représente 75% de la production annuelle totale. Il est élaboré à partir de vignes situées sur les pentes sud du plateau de Pomerol où le sol est plutôt sablonneux. La proportion importante deCabernet franc confère au Château Ferrand un bouquet floral et fruité. Le 2011 est intense, corsé, velouté, aux connotations subtiles de sous-bois et de truffe, aux tanins souples, un vin chaleureux. Le 2010 révèle un parfumde notes épicées et poivrées, une belle ampleur en bouche, aux tanins denses, remarquable, d’une finale persistante comme le 2009, déjà velouté mais qui demande un peu de temps pour dévoiler son réel potentiel.

    Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-FrançoisPOMEROL Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François

    Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François

    (POMEROL)
    Jean-François Janoueix
    37, rue Pline Parmentier - BP 12
    33506 Libourne
    Téléphone :05 57 51 41 86
    Télécopie : 05 57 51 53 16
    Email : info@j-janoueix-bordeaux.com
    Site : www.josephjanoueix.com

    “Nous avons encore à la vente des 2009 et 2010 mais surtout des 2011, 2012 et 2013, nous précise le chaleureux Jean-François Janoueix. Ce 2013 séduit surtout par son équilibre, ce sont des vins charmeurs, d’un prix abordable, nous avons récolté très peu et nous perdons de l’argent, ils me font penser au 2007, personne n’en voulait au début, et maintenant, on m’en réclame encore, ce sont des vins faciles à boire, à desprix intéressants.
    - Château Le Castelot 2013, médaille de Bronze au Concours général agricole de Paris et médaille de Bronze au Féminalise, dégage une bouche pleine, des tanins suaves avec une touche de boisé toasté, un vin enchanteur.
    - Château Haut-Sarpe 2013 : médaille d’Argent Concours général agricole Paris 2015 et médaille Or Féminalise : bouche pleine et onctueuse, tanins élégants et soyeux, belle longueur accompagnée par des notes boisées délicates.
    - Château Vieux Sarpe 2013, qui est le Second Vin du Château Haut-Sarpe : bouche ronde, à la structure tannique tendue, le vin possède une jolie longueur.
    - Château La Croix Pomerol 2013, médaille d’Or au Féminalise 2015 : bouche suave, savoureuse, élégante et précise.
    - Château La Croix-Toulifaut 2013, certifié en culture Biologique, médaille d’Argent concours Féminalise 2015, bouche ronde, aux taninsfondus.
    - Château Le Prieuré 2013 : un joli Pomerol à la bouche gourmande, aux tanins soyeux.”
    En effet, on se fait vraiment plaisir avec ce Pomerol Château La Croix-Toulifaut 2013, pour lesquellles, en effet, les sélections ont permis de réussir ce vin de robe pourpre, au bouquet subtil et intense à la fois, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, de bouche ample et fondue, tout en persistance. Très savoureux 2012, d’une belle couleur grenat, tout en puissance et finesse, avec de la matière, des arômes de fruits rouges surmûris présents et complexes. Très beau 2010, de belle robe rubis intense, très équilibré, riche et subtil au nez comme en bouche, aux nuances de fruits macérés et de sous-bois, est vraiment remarquable. Beau 2009, charmeur, généreux, coloré, au nez dominé par l’humus et la fraise des bois, de couleur rubis profond, charnu, riche, ample et structuré, d’une belle finale. Le 2008 est très parfumé, ample, d’une grande harmonie avec des arômes de fruits surmûris, d’épices, de cuir.
    Goûtez également le Saint-Émilion GCC Château Haut-Sarpe 2012, de robe pourpre et soutenue, d’une très belle charpente, avec des nuances de griotte et de fumé, un vin dense, très corsé, long, séduisant, prometteur. Le Château Haut-Sarpe, aménagé en côte et en bordure du plateau calcaire, est l’un des plus anciens et l’un des plus justement réputés de Saint-Émilion. Cet édifice de grand style, avec son pavillon central inspiré du Trianon, a belle allure; il est conforme à l’esprit de ce vin, Grand Cru Classé, et très représentatif de l’essor viticole de Saint-Emilion au début du siècle et de la tradition de qualité que symbolisent, aujourd’hui comme hier, les enfants et les petits-enfants de Marie-Antoinette et de Joseph Janoueix. Le 2012 est remarquable, à la fois dense et souple, aux senteurs de fruitsmûrs, de bouche séduisante. Le 2011, de belle couleur rouge grenat, au nez de fruits rouges croquants (framboise, groseille, cassis), avec des nuances épicées, est un vin soyeux, avec beaucoup d’élégance. 
    Il y a encore le Saint-Emilion GC Château Vieux-Sarpe 2012, riche et parfumé, classique et savoureux, au nez intense et frais, où dominent les fruits et les épices, de belle robe pourpre, d’excel­lente bouche. Le 2011, marqué par la cerise confite et le musc, est tout en bouche, suave, coloré.
    Le Saint-Emilion GC Câteau le Castelot 2012, chaleureux, de couleur rubis, riche et élégant, tout en bouche, est bien épicé, avec des notes de groseille.

    Château LAFLEUR du ROY

    Château LAFLEUR du ROY

    (POMEROL)
    Dubost et Fils
    Catusseau
    33500 Pomerol
    Téléphone :05 57 51 74 57
    Télécopie : 05 57 25 99 95
    Email : sarl.dubost.l@wanadoo.fr

    Un domaine situé à 60 m d’altitude, exposé sud-ouest, avec des vieilles vignes d’environ 40 à 45 ans, etencépagement à prédominance de Merlot noir (85%), de Cabernet franc (10%) et de Cabernet-Sauvignon (5%). Le vignoble bénéficie d'un sol de sable graveleux comportant une sous-couche abondante d'alios, appelée plus couramment dans la région “crasse de fer”. Le vignoble n'est pas désherbé chimiquement mais travaillé régulièrement. Enfin, dans le souci de préserver la qualité de nosvins, les vendanges sont intégralement faites à la main, avec égrappage total. Les Châteaux de la famille Dubost ont été créés dès 1957 par Pâquerette et Yvon Dubost, ancien maire de Pomerol, fin connaisseur de l'histoire de la commune. Aujourd'hui, c'est Laurent Dubost, leur fils, diplômé d'école d'agriculture, qui gère l'exploitation. Grâce à son travail et celui de son équipe, il place les vins des Châteaux Dubost au tout premier plan de leur appellation respective : Château Lafleur du Roy à Pomerol, Château Bossuet en Bordeaux Supérieur, Château La Vallière à Lalande-de-Pomerol et Château Pâquerette en Bordeaux Blanc Sec.
    Ce Pomerol 2013, issu d’un terroir typique de sable graveleux comportant une sous-couche de crasse de fer (alios), est tout en charme,souple, avec des notes de groseille surmûrie, bien corsé, bien ferme en bouche. Beau 2012, aux tanins mûrs mais bien présents, est à la fois riche et souple, d’une belle finale, avec des nuances de prune et de truffe. Le 2011 associe couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d'humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois. Le 2010 est un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, très équilibré, au nez de cerise confite et d'humus, de charpente très élégante, tout en nuances aromatiques. Le 2009 est chaleureux, aux notes de framboise cuite, d’humus et de réglisse. Même propriétaire que le Bordeaux Supérieur Château Bossuet.

    Château MAZEYRESPOMEROL Château MAZEYRES

    Château MAZEYRES

    (POMEROL)
    Direction : Alain Moueix
    56, avenue Georges-Pompidou
    33500 Libourne
    Téléphone :05 57 51 00 48
    Télécopie : 05 57 25 22 56
    Email : mazeyres@wanadoo.fr
    Site : www.mazeyres.com

    Un vignoble de 25,5 ha de vignes sur des parcelles morcelées qui apportent leur com- plexité et leur complémentarité. Sols de graves et de sables de la terrasse de Pomerol et sous- Sols de gravesou de molasse riche en crasse de fer. L’encépagement a été repensé lors de l’achat récent d’une parcelle de 4 ha : 73% Merlot, 24.4% Cabernet franc et 2.6% Petit Verdot pour sa fraîcheur.
    Mazeyres est un magnifique manoir du XVIIIe siècle, entièrement restauré et parfaitement mis en valeur dans un bel écrin constitué d’arbres et de magnolias centenaires. Des fouilles ont permis d'exhumer de très belles poteries datant du IIIème siècle, vestiges de l’époque gallo-romaine et précieusement conservées au château.
    Quatrième génération de viticulteurs et négo- ciants libournais, Alain Moueix dirige la propriété et apporte son expertise et son savoir-faire issus du terroir. Conscient de ce potentiel unique, dès 1992, il décide de mettre en valeur ce vignoble afin que celui-ci puisse révéler son authentique expression. Il opte, dans un premier temps, pour une viticulture raisonnée et met en place une gestion parcellaire pointilleuse afin de révéler la diversité et la complémentarité de ces différents terroirs. Enrichi de son expérience au sein du Château Fonroque (100% en biodynamie depuis 7 ans), Alain Moueix a pu constater des changements notables en matière d’interaction entre la plante, le sol, le sous-sol et l'environnement produisant ainsi un effet d'authenticité et de finesse dans l'expression du terroir au sein des vins produits.
    Alain Moueix a apporté à Mazeyres son expertise et surtout une ouverture d’esprit certaine. La conversion à la biodynamie a débuté par quelques parcelles en 2011. En 2012, la totalité de la propriété a été convertie. Grâce à la Biodynamie, les vins de Château Mazeyres ont, en plus de cette fraîcheur assez caractéristique, un côté aérien et une belle verticalité.
    Belle dégustation sur place : le 2014, très fin mais volumineux, riche en couleur, où, au nez, se mêlent la griotte et l’humus, de bouche séduisante dominée par les fruits à noyau et la réglisse, prometteur. Le 2013, pour lequel la sélection a été sévère, se goûte très bien, associant ampleur aromatique et finesse des tanins, avec des senteurs de fruits mûrs, de bouche harmonieuse. 
    Le 2012, vraiment remarquable, est très typé Pomerol, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, est un vin structuré, d’une bonne longueur en bouche, riche, très complexe. Le 2011, d’une grande fraîcheur, d'une grande netteté, de robepourpre, est élégant aux tanins savoureux, très équilibré, parfait actuellement avec des paupiettes de veau en cocotte ou un chapon farci aux truffes. Le 2010, plus dense, encore fermé, a un très joli nez où se décèlent les connotations de prune et de musc, un très beau vin qui associe puissance et distinction, très classique, très structuré. Le 2009, avec ce côté “fumé” classique des Sols graveleux dePomerol, est charmeur, plus rond, plus souple aux papilles, au nez de prune et de violette et une pointe d’épices caractéristique, charnuen bouche.

    Clos du PÈLERINPOMEROL Clos du PÈLERIN

    Clos du PÈLERIN

    (POMEROL)
    Josette et Norbert Égreteau
    3, chemin de Sales
    33500 Pomerol
    Téléphone :05 57 74 03 66
    Télécopie : 09 70 61 56 76
    Email : egreteau.norbert@orange.fr

    Le vignoble est dans la famille depuis 3 générations (5 ha, essentiellement plantés de Merlot à 80 %, leCabernet franc et le Cabernet-Sauvignon se partageant à parts égales les 20 % restants). “Nous avons la chance d’être sur une belle veine de terroir riche en crasse de fer, et avons aussi beaucoup de vieilles vignes, certaines ont même 50 ans”, précise Norbert Egreteau. C’est leur fille cadette Laetitia qui reprend l’exploitation.
    Fidèle à lui-même, leur Pomerol 2014 est un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, riche en couleur comme en matière, au nez de cerise et d’humus, un millésime très équilibré, classique. Le 2013, où la finesse prédomine, avec ces notes très caractéristiques de fruits légèrement confits, aux tanins amples, est tout en bouche, tout en charme. Le 2012, decouleur profonde, au nez de prune et de groseille, de bouche savoureuse, avec des tanins riches et veloutés à la fois, est un vin ample et structuré, persistant aux papilles. Excellent 2011, d'un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d'humus et de petits fruits noirs bien mûrs, tout en finesse tannique, ample et de bonne structure. Remarquable 2010, au nez puissant où se mêlent les épices et la prune, ample et solide, riche en couleur comme en structure, aux tanins très équilibrés, persistant, degarde. Beau 2009, qui allie finesse et charpente, au bouquet concentré, de couleur profonde, de bouche fondue où domine le pruneau confit, corsé, aux tanins enrobés. Le 2008 est de belle matière, de truffe et de cuir, d’un équilibre soyeux, complexe, avec ces nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche de cannelle caractéristique. Le 2007, très parfumé, très rond, ample au nez comme en bouche, très réussi, aux tanins fondus, permet d’attendre l’évolution des millésimes précédents.

    PETRUSPOMEROL PETRUS

    PETRUS

    (POMEROL)
    Jean-François et Jean Moueix - Direction : Olivier Berrouet
    VIDELOT - 3, rue Macau
    33027 Bordeaux
    Téléphone :05 56 50 25 62
    Télécopie : 05 56 50 85 07
    Email : duclot@duclot.fr
    Site : www.chateaunet.com

    Petrus fait partie des vrais vins mythiques, à un prix lui aussi hors normes, certes. C’est l’archétype des grands crus où le terroir crée cette osmose exceptionnelle avec le cépage et les hommes et on comprend qu’il aiguise la jalousie d’un bon nombre de producteurs plus médiatiques, qui, faute d’être aussi estimables, se contentent de bien sortir dans des concours et dégustations qui leur sont bizarrement très favorables... Ici, c’est l’élégance qui prime dans le vin, jamais la surconcentration ou le bois...
    Dégusté sur place, le millésime 2013 prouve que, dans ce millésime très délicat, un cru comme Petrus sort du lot, avec un très beau vin, toujours distingué, d’une trame délicate, de bouche où les fruits noirs se mêlent à des connotations subtiles où l’on retrouve le musc, l’humus, le poivre rose... On voit bien que le terroir fait alors toute la différence dans ces millésimes difficiles, et, aussi, que les vins du Libournais sont nettement supérieurs, en 2013, à ceux du Médoc, les exceptions confirmant la règle...

    Château PLINCEPOMEROL Château PLINCE

    Château PLINCE

    (POMEROL)
    Scev Moreau

    33500 Libourne
    Téléphone :05 57 51 68 77
    Télécopie : 05 57 51 43 39
    Email : plince@aliceadsl.fr
    Site : www.chateauplince.fr

    D’une superficie de 8,7 ha, le vignoble est d’un seul tenant et se situe sur un sol de sable foncé largement pourvu en “crasse de fer”, ce qui contribue à la richesse du vin. Encépagement : 74%Merlot, 26% Cabernet franc. Après une cuvaison en cuves ciment équipées d’un système de thermorégulation, lavinification (sous le contrôle de M. Toutoundji, œnologue) se fait pendant quinze mois en barriques de chêne dont un tiers est renouvelé chaque année. Le vin qui se caractérise par son moelleux et sa souplesse est un vin“qui plaît beaucoup aux dames”. La production moyenne est d’environ 4000 caisses de bois de 12 bouteilles et la commercialisation se fait principalement par le négoce et par vente directe.
    Son Pomerol 2012, élevé 12 mois en barriques, médaille d’Or au Concours Général Agricole, intense, épicé au nez, est velouté et structuré, de couleur profonde, avec cette bouche où prédominent le cassis bien mûr et le cuir, un vin que l’on peut déboucher sur une selle d'agneau rôtie à l'ail en chemise ou un salmis de bécasse, par exemple.
    Très savoureux 2011, aux tanins soyeux, au nez intense de fruits (griotte) et de fleurs (pivoine), un vin très bien équilibré, de belle ampleur. Très beau 2010, coloré et parfumé, volumineux et ample, d’une belle matière en bouche, aux notes de cuir et d’épices, qui allie distinction et richesse, de garde comme le 2009, avec ces notes de violette et de fumé, aux tanins souples, un vin gras et de belle charpente, harmonieux. Le 2008, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, est un très joli vin, riche et parfumé en bouche, avec ces nuances subtiles de pruneau confit, qui mêle structure et velouté.
    Le 2007, classique, est de robe sombre, avec une belle matière présente et savoureuse, au nez dominé par le cassis, le cuir et la truffe, de belle garde. Après une médaille d’Or au Concours Agricole de Paris pour le millésime 2000, le Château Plince a d’ailleurs obtenu cette même récompense pour le 2007.
    Le 2006, opulent, où dominent les groseilles et l’humus, est charnu, très harmonieux comme ce 2004, adressé cette année, ample, très fin mais charnu, à dominante de rondeur, de bouche corsée, un beau vin bien typé, remarquable aujourd’hui, d’une longue finale et de belle évolution.

    Château de VALOIS

    Château de VALOIS

    (POMEROL)
    Vignobles Leydet
    Rouilledinat
    33500 Libourne
    Téléphone :05 57 51 19 77
    Télécopie : 05 57 51 00 62
    Email : frederic.leydet@wanadoo.fr

    Un vignoble de 8,22 ha (âge moyen des vignes 35 ans, 77 % Merlot, 19 % Cabernet franc, 3 %Cabernet-Sauvignon et 1% Malbec). En Bio depuis 2015.
    Coup de cœur pour ce Pomerol 2012, où se développent des connotations de mûre, de groseille et de fumé, corsé mais velouté, avec cette bouche puissante en finale, aux nuances de fruits mûrs et de notes toastées. Le 2011 dégage des notes de framboise et de prune, riche en couleur, et mêle finesse et structure, aux tanins soyeux mais présents, de bouche ample. Remarquable 2010, charnu, aux taninssouples et équilibrés, de belle couleur, bien parfumé, aux notes de sous-bois et de griotte, structuré, fondu, de très bonne garde comme le 2009, complexe, avec des arômes de fruits noirs, d’épices, un vintrès harmonieux, de bouche ferme, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2008, très classique, très parfumé, associe couleur et matière, à dominante de fruits frais et d’humus. 
    Goûtez leur Saint Emilion Grand Cru Château Leydet Valentin 2012, mêlant charpente et saveurs, au nez complexe à dominante deprune, de framboise et de musc, aux tanins présents, de bouche ample avec cette saveur d’épices persistante.

     

     

  • LES 25 SAINT-EMILION INCONTOURNABLES

     

    Château BALESTARD la TONNELLESAINT-ÉMILION Château BALESTARD la TONNELLE

    Château BALESTARD la TONNELLE

    (SAINT-ÉMILION)
    Jacques et Thierry Capdemourlin

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 74 62 06
    Télécopie : 05 57 74 59 34
    Email : info@vignoblescapdemourlin.com
    Site : www.vignoblescapdemourlin.com

    Au sommet. Depuis plus de 400 ans, Saint-Emilion est le berceau de la famille. Jacques Capdemourlin, son fils Thierry à ses côtés, est passionné et infatigable, portant la bonne parole aux quatre coins du monde. Balestard était le nom d’un chanoine du chapitre de Saint-Emilion. Ce cru est très ancien et le poète François Villon, au XVe siècle vantait déjà les qualités du vin dans un poème figurant d’ailleurs sur son étiquette. Les 10,60 ha (70%Merlot, 25% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon) s’épanouissent sur un plateau rocheux, un terroir jouissant d’un excellent ensoleillement.
    Belle réussite avec ce Saint-Émilion GCC Château Balestard La Tonnelle 2013, de robe grenat foncé, au bouquet développé avec des nuances fruitées et giboyeuses, aux tanins harmonieux, tout en bouche, fin et corsé à la fois, un vin charmeur. Excellent 2012, de base tannique ample et très équilibrée, dense, de robe soutenue, charnu et gras, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, la prune et le fumé. Le 2011 est un vin complet, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, très structuré, avec des tanins riches. Le 2010, d’une belle couleur rubis profond, avec des arômes de fruits rouges mûrs, d’épices et de vanille, est un vin ample, d’un remarquable équilibre en bouche, avec beaucoup de souplesse, très réussi. Le 2009 est très parfumé, bien typé, mêlant couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, dense en bouche, bien charpenté, de garde, naturellement.
    Provenant d’un domaine de 14 ha de vignes, le Saint-Émilion GCC Cap de Mourlin 2013, decouleur pourpre, au nez confit, aux tanins très harmonieux, est un joli vin, avec des senteurs decassis et de cuir, d’une grande souplesse au palais. Le 2012, corsé, savoureux, aux taninssouples, au nez complexe dominé par la cerise et l’humus, associe rondeur et charpente, est vraiment réussi. 

    Château TROTTE VIEILLESAINT-ÉMILION Château TROTTE VIEILLE

    Château TROTTE VIEILLE

    (SAINT-ÉMILION)
    Philippe Castéja
    86, cours Balguerie Stuttenberg
    33082 Bordeaux
    Téléphone :05 57 24 71 34
    Télécopie : 05 57 87 60 30
    Email : domaines@borie-manoux.fr
    Site : www.borie-manoux.com

    Au sommet, naturellement. On fait remonter l'origine de son nom à une vieille dame qui habitait cette maison il y a plusieurs centaines d'années. La légende veut qu'à proximité du château, au croisement de ses routes se trouvait un arrêt de diligence, et chaque fois qu'un attelage s'arrêtait, la vieille dame descendait en trottinant pour aller aux nouvelles d'où le nom Trotte Vieille. Le Second Vin fût créé en 2002, sous le nom de La Vieille Dame de Trotte Vieille. Un vieux parchemin en Gascon datant du XVe siècle atteste déjà de l'utilisation de ce nom. Fait exceptionnel, il existe encore une pièce de vigne datant d'avant lephylloxéra.
    Formidable Saint-Émilion 1er GCC 2012, 45% Cabernet franc, 50% Merlot et 5% Cabernet-Sauvignon, volumineux, un vin riche et structuré, au nez épicé dominé par des senteurs deframboise, de poivre, de musc, alliant une charpente réelle à une belle rondeur en bouche, auxtanins très équilibrés, très typé, classique de ce millésime séduisant. Très beau 2011, avec une belle matière, un vin qui allie charpente et finesse, avec des senteurs de cuir et d’épices, aux tanins savoureux, où dominent les fruits mûrs et les sous-bois au palais, de bouche flatteuse et riche à la fois. 


    Château CADET-BONSAINT-ÉMILION Château CADET-BON

    Château CADET-BON

    (SAINT-ÉMILION)
    Guy Richard

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 74 43 20
    Télécopie : 05 57 24 66 41
    Email : chateau.cadet.bon@orange.fr
    Site : www.cadet-bon.com

    Domaine de 5,43 ha (80% Merlot, 20% Cabernet franc). Travaux à la vigne, drainage, abandon du désherbage, apport de compost organique et travail du sol en profondeur, le mode de conduite du vignoble a été revu, travail méticuleux d’ébourgeonnage, éclaircissage, tailleadaptée pour un rendement qualitatif...
    Dégusté sur place, voici un très réussi Saint-Émilion GCC 2013, de belle robe pourpre, avec desarômes de griotte, de prune et d’humus, un vin savoureux, de bouche ample, tout en souplesse. Remarquable 2012, de couleur profonde, au nez où dominent le cassis bien mûr et les sous-bois, alliant concentration aromatique, ampleur des tanins et distinction, d’excellente garde. Le 2011 mêle finesse et richesse d’arômes, de bouche suave, très parfumée (fruits rouges surmûris,cannelle), riche en couleur comme en charpente, un vin d’une belle finale, de très bonne évolution. Très beau 2010, classique de ce grand millésime, ample, de couleur intense, racé, auxtanins riches et bien équilibrés, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, tout en bouche, puissant et velouté, prometteur.

    Château CANTENACSAINT-ÉMILION Château CANTENAC

    Château CANTENAC

    (SAINT-ÉMILION)
    Nicole Roskam-Brunot

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 51 35 22
    Télécopie : 05 57 25 19 15
    Email : contact@chateau-cantenac.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaucantenac
    Site : www.chateau-cantenac.fr



    Au sommet. “En Mai, nous raconte Johan Roskam, nous participons aux journées portes ouvertes avec une animation vin-gastronomie-musique. La naissance en 1870 du ChâteauCantenac nous a donné l’idée de faire une exposition de vieilles photos qui retracent la vie dans les vignobles, aux vendanges… à cette époque. Nous allons ensuite choisir un plat et une musique adaptés à chacun de nos vins présentés.
    Dans une démarche qualitative qui nous tient tant à cœur, nous avons fait l’étude des sols avec un géomètre et un spécialiste des terroirs, nous avons d’abord fait un relevé GPS pour tracer la surface végétale ainsi nous pouvons mener à bien notre lutte raisonnée et l’usage minimal des produits de protection. Nous avons ensuite fait des trous pour déterminer la composition des terroirs et affiner notre travail et les futures plantations. Nous avons ainsi déterminé que, sur une ou deux parcelles, les prochaines plantations seront en Cabernet franc. Grâce à cette connaissance, nous agissons en préventif de manière précise et exacte, ce qui est très important. Nous n’utilisons plus du tout de désherbant entre les rangs, pratiquons les labours, les plantations à 6600 pieds par hectare pour une meilleure concurrence…, cela entraîne plus de travail car il y a plus de pieds, les rendements sont mieux maîtrisés, et tous ces efforts font partie logiquement de notre démarche qualitative.
    En 2013, nous avons des atouts, ici, qui ont participé à la réussite du millésime. Tout d’abord un vignoble précoce, puis nous avons aussi 80% de Merlot et, grâce au bon suivi du vignoble, nous avons atteint assez tôt une bonne maturité. Nous avons aussi une altitude entre 50 et 100 m, sommes très bien exposés au midi, des conditions favorables qui nous ont aidés en 2013. En plus, 2013 est l’année de naissance de la deuxième fille de Franz qui s’appelle Madeleine et de ma première fille Liliane, nous avons donc redoublé d’efforts pour vinifier un joli millésime 2013, en leur honneur ! Et oui, les trois fils de Nicole Roskam-Brunot ont déjà 6 filles, à priori, la sixième génération sera féminine, ce qui fait sourire notre maman, Nicole Roskam-Brunot.
    La production de Château Cantenac 2013 ne représente que 24 000 bouteilles, c’est une sélection très qualitative. Château Cantenac Sélection Madame 2013 est délicieux mais donc très peu de bouteilles, Château La Lauzette 2013 est un très joli millésime et nous avons préféré ne pas produire de Moulin de Grenet en 2013.”
    Il a raison puisque ce Saint-Émilion GC 2013, terroir de sable sur graves et argile bleue, 75% Merlot et 25% Cabernets, élégant, plein, tout en arômes, aux connotations de mûre et de griotte, est un joli vin corsé, aux nuances d’épices en finale, aux tanins harmonieuxmais amples à la fois, un vin de bouche soyeuse, idéal sur des noisettes d'agneau aux flans de légumes ou un filet de bœuf duchesse.
    Remarquable 2012, au nez de cassis et de framboise avec des notes de violette et d’épices, est un vin particulièrement savoureux et classique, de belle couleur grenat. Le 2011 est charpenté, élégant, aux tanins denses, avec des notes de mûre et de pruneau, un vin volumineux, très charmeur, fin mais puissant. Superbe 2010, charnu, aux nuances de sous-bois et de mûre, alliant charpente et rondeur, ample et très équilibré en tanins, un vin d'excellente garde. Très beau 2009, médaille d’Or Mondial de Bruxelles, de belle teinte grenat foncé, avec ce nez d’épices et de fruits rouges à noyau très mûrs, bien charpenté, aux tanins bien présents mais soyeux, un vin persistant et riche. Le 2008, médaille de Bronze Decanter World Wine Awards, poursuit son évolution, tout en couleur et en matière, avec ces notes persistantes de griotte et de fumé, aux tanins riches, d’un beau rubis foncé, un vin épicé en bouche.
    La Sélection Madame 2013, 95% Merlot et 5% Cabernets, de bouche profonde, de robe rouge sombre, aux notes de fraise avec des nuances épicées, un vin harmonieux, mêle une bonne base tannique à une finesse persistante, vraiment très réussi. Le 2012 estgénéreux, coloré, au nez dominé par l’humus et les petits fruits rouges, ample et gras en bouche, très équilibré, un vin charnu, d’excellente évolution. Le 2011 est complexe, aux tanins généreux, charnu, au nez subtil où se devinent la prune et les épices.
    Il y a aussi l’excellent Haut-Médoc Cru Bourgeois Château La Lauzette 2013, un vin de bouche ample, avec des arômes de framboisemûre, très fin mais charpenté, charnu, d’un bel équilibre. Excellent 2012, de robe grenat soutenu, aux tanins denses, qui mêle charpente et rondeur, tout en charme et parfums, idéal sur un agneau en osso bucco ou des magrets de canard aux cèpes. 
    Goûtez aussi le remarquable Lussac-Saint-Émilion Château Moulin de Grenet 2012, charmeur, coloré, aux notes complexes où dominent la prune, les épices et l’humus, de bouche bien persistante et soyeuse, vraiment séduisant. 
    Œnotourisme sur place avec des visites-dégustations traditionnelles ou personnalisées. Et la charte "Vignobles et chais en Bordelais" est venue valider la qualité de leur accueil. Il y a également Les Portes Ouvertes, au mois de mai, qui sont toujours l'occasion de présenter leur vignoble avec un évènement culturel et ludique, et, dans le cadre des Grandes Heures de Saint Émilion, les concerts-dégustations...
    Preuve de la qualité de leur accueil : ils ont reçu le Prix d'Excellence 2015 Trip Advisor pour leurs Visites & Dégustation (1er des Activités à faire à Saint-Emilion).

    Château La CROIX MEUNIERSAINT-ÉMILION Château La CROIX MEUNIER

    Château La CROIX MEUNIER

    (SAINT-ÉMILION)
    Scea Meunier & Fils
    N° 7 Montlabert
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 72 54 et 06 88 15 26 19
    Télécopie : 05 57 24 72 54
    Email : sand.pierre.meunier@orange.fr

    Cette propriété familiale, exploitée par la Scea Meunier et Fils depuis 1988, appartient aujourd’hui au Gfa Meunier. C’est la 5e génération qui dirige le domaine. Les premières parcelles de ce petit vignoble ont été acquises vers 1840, et sont situées sur des sables anciens à l’ouest du village de Saint-Émilion, à proximité du Château Figeac et du Château Cheval Blanc. Les vendanges se font manuellement, après avoir déterminé la date de récolte par analyses et dégustation des baies. Les raisins sont transportés au cuvier dans des bastes, puis sont égrappés, triés et foulés pour être ensuite acheminés dans des petites cuves pour la fermentation.
    “En 2014, nous avons fait une belle vendange saine, sur trois jours, nous raconte Sandrine Meunier, qui, au final, nous donne un vin très complexe, avec de la matière, une belle couleur, sur le fruit (fruits rouges, cassis) comme nous savons le faire au Château. Sa belle acidité me permet de dire que se sera un millésime de garde.”
    On patiente avec ce beau Saint-Émilion GC cuvée Georges Meunier 2012, tout en arômes, gras, au nez intense et complexe, corsé et charpenté, avec des arômes de framboise et de mûre, de très bonne garde. Savoureux 2011, avec cette touche de fumé caractéristique, ample et trèséquilibré, où se retrouve une belle subtilité d’arômes dominée par la griotte et la mûre, d’une grande harmonie en bouche, tout en finesse. Le 2010, de couleur soutenue, aux notes de cassismûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, riche et savoureux, bien marqué par son terroir, prometteur. Beau 2009, de robe pourprefoncé, aux notes de truffe, d’une grande harmonie, parfumé, séveux, généreux, de garde.

    Château DARIUS

    Château DARIUS

    (SAINT-ÉMILION)
    Michel et Odette Pommier - GFA Des Pommier

    33330 Saint-Laurent-des-Combes
    Téléphone :05 56 61 31 56
    Télécopie : 05 56 61 33 52
    Email : gfadespommiers@orange.fr

    Un excellent Saint-Émilion GC Darius 2012, riche en couleur, tout en nuances aroma- tiques en bouche, où se mêlent la griotte et l’humus, ample et fondu, aux tanins savoureux, un vin qui mêle finesse et structure. Le 2011, charpenté et équilibré, parfumé (griotte, humus...), un vinintense au nez, plein en bouche, velouté, bien classique du millésime, d'un beau rouge profond. Excellent 2010, de belle attaque ronde et charnue, généreux et persistant, aux arômes prononcés de fruits rouges, un vin suave et harmonieux, séduisant, d’un beau volume en bouche souligné par des tanins fins.

    Château Le Destrier

    Château Le Destrier

    (SAINT-ÉMILION)
    Vignobles Cheminade
    7, Peyrouquet
    33330 Saint-Pey-d'Armens
    Téléphone :05 57 47 15 39 et 06 10 31 40 13
    Télécopie : 05 57 47 13 82
    Email : contact@vignobles-cheminade.com
    Site : www.vignobles-cheminade.com

    Depuis plus de quatre générations, les Vignobles Cheminade œuvrent à Saint-Pey-d'Armens. “En fonction du degré optimal de maturation, précise-t-on, la cueillette est élaborée fin septembre début octobre, parcelle par parcelle. La vendange est triée successivement et manuellement avant d'être mise en cuves thermorégulées pour les vinifications. Le vin est entonné dans des fûts de chêne durant 12 mois pour son élaboration et son vieillissement avant d'être assemblé et mis en bouteille au printemps suivant.”
    Un excellent Saint-Émilion Château Le Destrier cuvée Prestige 2014, 100% Merlot noir issu de vignes de 60 ans sur sol argilo-siliceux (12 mois en barriques neuves à 50%), de bouche profonde, de robe rouge sombre, aux notes de prune et de cuir, avec des nuances épicées, un vin complexe, harmonieux, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, vraiment très réussi, à prévoir sur des feuilletés aux morilles ou un caneton froid aux agrumes. Le 2012 est de couleur grenat, aux tanins savoureux, très bien élevé, tout en nuances aromatiques, avec des notes de cerise confite et de poivre. Savoureux 2011, charnu, avec des notes de groseille surmûrie,souple et bien corsé, bien ferme, parfumé, très persistant. Le 2010 est de très bonne bouche, au nez complexe où dominent les épices et les petits fruits mûrs (prune, groseille), riche et souple à la fois.
    Le Premium Château Le Destrier Saint-Émilion GC 2012 est charpenté, élégant, aux tanins denses, tout en bouche, légèrement épicé, bien bouqueté, avec des notes de mûre et de sous-bois, coloré, alliant charpente et velouté au palais, tandis que le 2011, généreux, avec des nuances bien caractéristiques de fruits rouges mûrs (cerise, fraise des bois), légèrement épicé en finale, est charpenté, avec des tanins structurés.
    Goûtez le Bordeaux rouge Les Chênes 2014, vieilli en fûts, aux tanins fermes et savoureux, avec des notes de griotte et d’épices.

    Château FONROQUESAINT-ÉMILION Château FONROQUE

    Château FONROQUE

    (SAINT-ÉMILION)
    Alain Moueix

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 60 02
    Télécopie : 05 57 24 74 59
    Email : info@chateaufonroque.com
    Site : www.chateaufonroque.com

    Le Château est le berceau saint-émilionnais de la famille Moueix, acquis en 1931 par Jean et Adèle, arrières grands-parents d'Alain Moueix, exploitant de cette jolie propriété viticole. En 1979, la gestion du domaine est confiée aux Établissements Jean-Pierre Moueix. L'entretien du vignoble se fait alors sur la base d'un programme de replantation régulier assorti de drainages. Au cuvier, l'introduction d'une gestion méticuleuse des fûts ainsi que la rigueur des assemblagesconstituent des apports qualitatifs importants. Alain Moueix se voit confier la gestion de la propriété familiale en 2001. En 2005, l'ensemble du vignoble passe à la biodynamie. “La biodynamie est un état d'esprit qui cherche à respecter le vivant, explique Alain Moueix. Celle-ci fait prendre conscience du potentiel de son vignoble et permet de mieux l'exprimer. Ainsi, elle aide l'homme à s'effacer devant son terroir, ce qui est une belle récompense. Elle est exigeante, mais elle donne beaucoup.”
    Dégusté sur place, ce Saint-Émilion GCC 2014, Merlot très majoritaire, 85%, et Cabernet franc, 30 à 35 % de barriques neuves, est un vin puissant, solide, structuré, corsé, au nez de petitsfruits rouges mûrs et de cuir, avec des tanins riches et veloutés à la fois. Le 2013 est excellent, marqué par son terroir argilo-calcaire, finement bouqueté, avec cette bouche tendue, ample, où se décèlent des connotations de griotte, de fraise et d’épices aux papilles. Le 2012 est gourmand, de couleur rouge sombre, fin et délicat, avec des arômes de cerise et de chocolat, une note réglissée et épicée, à la finale persistante, bien charpenté, très distingué, avec un joli potentiel d’évolution. Le 2011 est plus souple, de couleur rubis soutenu, corsé au nez comme en bouche, avec ses notes de fraise des bois surmûrie, tout en complexité aromatique, aux taninsronds mais présents. Très beau 2010, tout en couleur et en matière, au nez riche de framboise mûre, dense et gras, d’une jolie concentration, de belle garde. Dans la lignée, le 2009, d’une texture très généreuse, est un grand vin dense, complexe, aux nuances dekirsch.

    Château FRANC LARTIGUESAINT-ÉMILION Château FRANC LARTIGUE

    Château FRANC LARTIGUE

    (SAINT-ÉMILION)
    Vignoble Marcel Petit
    6, chemin de Pillebois
    33550 Saint-Magne-de-Castillon
    Téléphone :05 57 40 33 03
    Email : contact@vignobles-petit.com
    Site : www.vignobles-petit.com

    La Scea des Vignobles Marcel Petit, fut créée en 1986 par Marcel Petit avec l’acquisition du Château Pillebois en Castillon Côtes de Bordeaux. Dès 1988, la société s’est enrichie avec les Châteaux FrancLartigue et Grande Rouchonne (Saint-Émilion), puis, en 1997, la gestion des vignobles est confiée à Élisabeth et Jean-Pierre Toxé, respectivement fille et gendre de Marcel Petit. Le terroirest constitué de sable et de graves, les sols sont travaillés un rang sur deux, les autres rangs étant engazonnés. Toutes les fertilisations sont faites avec des fumures organiques naturelles àfaible teneur azotée mais riches en humus.
    Une réussite avec ce Saint-Émilion GC 2013, issu de vignes de 42 ans, assemblage de 70% deMerlot et parts égales de Cabernets Franc et Sauvignon, vieilli 12 mois en barriques dont 1/3 defûts neufs, un vin parfumé et fin, tout en bouche, à dominante de rondeur, tout en nuancesaromatiques (cerise noire, cannelle), tout en séduction. Excellent 2012, alliant puissance et distinction, charnu, où dominent la prune et l’humus, avec des nuances de fruits rouges cuits, de bouche riche, aux tanins équilibrés. Le 2011, savoureux, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de framboise et de cannelle, d’une grande harmonie, très parfumé, séveux, généreux et persistant aux papilles, à déboucher sur une côte de veau panée à la milanaise ou un pigeon aux légumes, par exemple.  
    Le Castillon Côtes de Bordeaux 2012, pratiquement un pur Merlot (95%, et 5% Cabernet-Sauvignon), est fort bien élevé, charnu, de couleur grenat, concentré, un vin gras et persistant, avec un beau volume en finale.

    Château La GRACE FONRAZADE

    Château La GRACE FONRAZADE

    (SAINT-ÉMILION)
    François-Thomas Bon
    4, route de Jacquemeu
    33300 Saint-Emilion
    Téléphone :06 70 02 81 67
    Email : persevero@lagracefonrazade.com

    “Le Château connaît une deuxième vie depuis 2013, nous raconte François-Thomas Bon. Nous avons acheté la maison principale fin 2010, et après une longue réflexion, la décision de refaire la totalité des bâtiments a été prise en 2013. Les nouveaux chais ultra-modernes répondent au niveau d’exigence qualitative et technique que nous souhaitons. Les parcelles sont plantées sur 3 profils distincts : les sols marquées par la grave fine, les parcelles sur argilo-calcaire et enfin les sols sablo-argileux très riches en minerai de fer. Nous avons fait le choix d’être en agriculture bio, dans le respect des sols et de la nature (les Saint-Émilion seront AB dès le millesime 2013. Pour les Bordeaux, ce sera à partir du millésime 2016, actuellement en conversion).
    La propriété compte 5 ha en Saint-Émilion Grand Cru et 6 en Bordeaux ou Castillon Côtes deBordeaux, ainsi que les parcelles de blanc car les vignes se trouvent sur la commune de Gardegan-et-Tourtirac.”
    Tous ces soins expliquent ce bien joli Saint-Émilion Grand Cru Château La Grâce Fonrazade 2012, d’une belle concentration d'arômes (cassis, épices...), ample, de belle charpente, decouleur pourpre, très bien élevé, de bonne garde, naturellement, un vin que l’on peut associer, notamment, avec un filet d'agneau aux échalotes confites ou un sauté de chevreau à la moutarde. 
    Le Saint-Émilion Grand Cru Persevero du Château La Grâce Fonrazade 2012, pur Merlot, au nezcomplexe où dominent les fruits cuits, alliant charpente et élégance, est un vin très structuré, où toutes les caractéristiques de ce millésime sont présentes, aux nuances de mûre et de noix de poivre au palais.

    Château GROS CAILLOUSAINT-ÉMILION Château GROS CAILLOU

    Château GROS CAILLOU

    (SAINT-ÉMILION)
    Eric Dupuy - Scea Vignobles Dupuy

    33330 Saint-Sulpice-de-Faleyrens
    Téléphone :05 57 24 74 91 et 06 20 54 51 88
    Télécopie : 05 57 74 40 98
    Email : vignobles.dupuy@orange.fr
    Site : www.chateau-gros-caillou.com

    Implantée depuis près de six générations sur la commune de Saint-Sulpice de Faleyrens au lieu dit Gros Caillou (on retrouve des actes notariés datant de 1804), la famille Dupuy a su faire prospérer la propriété pour atteindre près de 12,5 ha. Ici, on a pour philosophie : “le respect de l’équilibrealcool, acidité. Nos vins sont produits sur des couches de graves où le mariage cépage (Merlot,Cabernet Franc) sol se fait dans un commun et inséparable accord. La passion, le sérieux et le soin apportés à notre production permettent d’assurer le maintien de la qualité dans le respect de la tradition.”
    “Avec de la patience, une gestion parcellaire et une vinification précise en collaboration avec notre œnologue, nous précise Eric Dupuy, nous avons obtenu un très beau millésime 2014. Joli équilibre, belle structure, beau potentiel de garde, un vin sur le fruit mûr (fruits rouges).”

    Château GUILLEMIN LA GAFFELIÈRE

    Château GUILLEMIN LA GAFFELIÈRE

    (SAINT-ÉMILION)
    Sylvie Courreaud-Fompérier
    La Gaffelière
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 74 46 92
    Télécopie : 05 57 74 49 16
    Email : lecellierdesgourmets@wanadoo.fr

    Vignoble sur sol et sous-sol argilo-calcaire (62% Merlot noir, 25% Cabernet franc, 10% Cabernet-Sauvignon et 3% Malbec), avec une moyenne d’âge des vignes de 30 ans (labour des sols, vendanges manuelles triées, élevage en barriques...).
    Excellent Saint-Émilion GC 2012, de robe bril- lante et soutenue, aux senteurs de fruits rouges cuits, avec une bouche riche qui dévoile des tanins fondus mais bien présents, d'une belle longueur. Le 2011 poursuit une jolie évolution, complexe, harmonieux, aux connotations fruitées et épicées, auxtanins mûrs et riches, classique, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue, de bouche chaleureuse. Le 2010 mêle concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance, aux notes de cuir et de fruits confits, de belle charpente. Le 2009, corsé, est ample et flatteur, généreux, fin etcharnu à la fois, avec des senteurs de violette, groseille et d’épices que l’on retrouve au palais, structuré, charmeur.

    Clos LABARDESAINT-ÉMILION Clos LABARDE

    Clos LABARDE

    (SAINT-ÉMILION)
    Nicolas Bailly
    Bergat
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 74 43 39
    Télécopie : 05 57 74 40 26
    Email : nicolasbailly.closlabarde@sfr.fr

    Le vignoble (4,6 ha) est planté à l’est de Saint-Émilion, sur un coteau argilo-calcaire. Les méthodes de culture sont à l’ancienne : labour et pas de désherbant, les vendanges sont faites manuellement, les grappes triées sur tapis et éraflées, le chai a été rénové, parfaitement équipé pour pratiquer des cuvaisons longues contrôlées par thermorégulation. L’élevage dure de 18 à 22 mois dans des barriques de chêne dont 1/3 renouvelé chaque année.
    “Si le 2013 est une petite année correcte, avec des vinsagréables à boire rapidement, nous explique Nicolas Bailly, le millésime 2014 est nettement au-dessus, à tous points de vue : un vin volumineux, structuré, concentré, aromatique avec une bonne acidité.”
    On se fait plaisir avec son Saint-Émilion GC 2013, très agréable, de couleur intense, charnu, auxtanins fermes et soyeux à la fois, d’une jolie rondeur et persistance, aux notes de groseille et de cerise mûres. Beau 2012, fin, aux taninsharmonieux et riches, charpenté, associant structure et velouté, à dominante de fruits frais et d’humus, de bouche gourmande. Le 2011, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, au nez distingué et persistant de fruits noirs et d'épices, aux tanins bien enveloppés, est un vin puissant, de belle matière, qui se goûte remarquablement bien.

    Château La MARZELLESAINT-ÉMILION Château La MARZELLE

    Château La MARZELLE

    (SAINT-ÉMILION)
    Gérant : Philippe Genevey

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 55 10 55
    Télécopie : 05 57 55 10 56
    Email : info@lamarzelle.com
    Site : www.lamarzelle.com

    Au sommet. Des vins d’une grande élégance, qui mêlent distinction et matière, tout ce que l’on aime !
    “2014 : après un hiver doux et humide, explique-t-on, le printemps a été conforme aux moyennes trentenaires de la région. Juillet et Août ont été très arrosés et frais. Heureusement la fin de saison a été remarquable avec de faibles précipitations et des températurestrès chaleureuses. Ce retournement de temps a été bénéfique pour la vigne et la maturité est arrivée assez vite. Les vendanges se sont déroulées du 30 septembre au 14 octobre. Une nouvelle réception de vendange, dotée d’un égreneur Socma et d’un système de tri par bain densimétrique, Amos, a permis une meilleure sélection des raisins qui confère au vin une précision et une pureté incomparables. Cela offre, avec ses cuves tronconiques en Inox, double paroi, une facilité de travail incroyable.”
    Très belle dégustation verticale sur place, qui confirme sa place dans le Classement. On le comprend aisément, en effet, avec ce Saint-Émilion GCC 2013, marqué par les fruits noirs (griotte, pruneau), de bouche pleine, ample et velouté, d’une belle concentration tout en rondeur, tout en charme. Remarquable  2012, très gourmand, de robe pourpre, intense, aux tanins riches, très équilibré, très charnu, aunez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois, d’évolution prometteuse. Le 2011, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, est structuré, d’une belle ampleur, complexe, un vin encore jeune, qui demande à se fondre.
    Superbe 2010, un très grand vin, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, au nez distingué et persistant de fruits noirs et d’épices, aux tanins bien enveloppés, un vin puissant, de belle matière, de bouche riche et harmonieuse, de garde, naturellement. Le 2008 estvelouté, complexe avec ces nuances de fruits mûrs et de notes vanillées, d’une grande netteté, est un vin complet, ample et trèséquilibré, et poursuit une très belle évolution, même s’il se goûte parfaitement, actuellement.  
    Le 2007 est vraiment très bon, avec une jolie fraîcheur, un vin minéral, tendu, où se développent des connotations de mûre, de groseille et de fumé, corsé mais velouté, avec cette bouche soyeuse en finale. Le 2006, complexe, harmonieux, aux connotations fruitées et épicées, aux tanins mûrs et riches, est classique et puissant, élégant, avec de la matière, et poursuit une évolution prometteuse.
    Le 2004 est remarquable aujourd’hui, riche en couleur comme en persistance, aux tanins fermes et fins à la fois, corsé, tout en bouche, très chaleureux, au nuances de fraise cuite, de truffe et d’humus, parfait aujourd’hui sur un sauté de veau et de rognon à la crème ou une estouffade de joue de bœuf.

    Château MAUVINONSAINT-ÉMILION Château MAUVINON

    Château MAUVINON

    (SAINT-ÉMILION)
    Famille Tribaudeau

    33330 Saint-Sulpice-de-Faleyrens
    Téléphone :05 57 24 64 79
    Télécopie : 05 57 74 44 96
    Email : chateaumauvinon@orange.fr
    Site : www.chateau-mauvinon.com

    Au sommet, tant ce cru possède une véritable typicité, marqué par une alliance entre la finesse et la richesse, le tout lui conférant un potentiel de garde conséquent. On y voit aussi toute la force du Cabernet franc, sous-estimé par rapport auCabernet-Sauvignon.
    Propriété de 6,50 ha. Sol et sous-Sol : 70 % silico-graveleux, 30% sables humifères. Âge moyen du vignoble: 30 ans : 65 % Merlot, 35 %Cabernet franc, vendanges manuelles à la cagette et tri manuel. Cuvaison : 3 à 4 semaines selon les années, puis élevage en barriquesde chêne renouvelées par moitié de 12 à 16 mois.
    Tout en souplesse, ce Saint-Émilion GC 2013 est particulièrement charmeur, de bouche corsée, de belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, aux tanins étoffés. Remarquable 2012, où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges à noyau bien mûrs, riche en couleur comme en charpente, d’une belle longueur, tout en élégance, comme le 2011, harmonieux, aux connotationsfruitées et épicées, aux tanins ronds, classique et soyeux, avec de la matière. Remarquable 2010, tout en couleur, de belle structure, tout en finesse d’arômes (cerise noire, groseille, poivre), typé, associant structure et finesse, de très belle évolution. Superbe 2009, aux nuances de griotte et de réglisse, charpenté, tout en bouche, aux tanins riche, de robe rubis profond, généreux, un vin typé, persistant au nez comme au palais, de belle évolution.
    Il y a aussi la cuvée Gabriel Lauzat 2010, d'un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d'humus et de petits fruits noirs bien mûrs, tout en finesse tannique, ample et de bonne structure, de garde.

    Clos des MENUTSSAINT-ÉMILION Clos des MENUTS

    Clos des MENUTS

    (SAINT-ÉMILION)
    Famille Rivière
    Rue de L'Abbé-Bergey
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 55 59 59
    Télécopie : 05 57 55 59 51
    Email : mriviere@riviere-stemilion.com
    Site : www.maisonriviere.fr

    Ici, on cultive et valorise plus de 100 ha dans la région bordelaise. En trente ans, Jean-Pierre et Philippe Rivière ont constitué un vrai domaine, fait de propriétés distinctes, chacune ayant sa spécificité. Dans les années 50, le Clos des Menuts, ne comptait qu'un seul hectare. Aujourd'hui, il s’étend sur 25 ha tout près des remparts de la cité médiévale, pour l'essentiel à l'ouest de la commune. Situé au cœur même de Saint-Émilion, le Clos des Menuts possède de superbes caves médiévales monolithes à températureconstante de 12°. Il y règne une “religiosité” propice au vieillissement de ces grands crus en fûts dechêne. En 1978, il s’agrandit d'installations rénovées à l'extérieur du village. Le Clos des Menuts, fleuron des frères Rivière, est le laboratoire expérimental de l'ensemble des propriétés. Ainsi, en 1997, il a bénéficié en précurseur de vendanges manuelles en cagettes qui seront plus tard appliquées à toutes les exploitations, comme la culture raisonnée, généralisée en 2001 à l'ensemble du Clos des Menuts.
    “Toutes nos terres ne se ressemblent pas, précise-t-on ici. Depuis 2001, nous avons repensé nos méthodes de culture en fonction de ces différences, dues principalement à leurs particularités géologiques. C’est ainsi que nos traitements phytosanitaires sont particulièrement contrôlés et compatibles avec les bonnes pratiques de la culture raisonnée.
    Ainsi, la plupart de nos parcelles sont enherbées, ce qui a pour principal avantage de réduire significativement les doses d’herbicide, d’une part, alors que l’herbe retient les produits de traitements, d’autre part. Tous les traitements utilisés sont estampillés “respectueux de l’environnement” et afin d’assurer une totale traçabilité sur la conduite des vignobles, chaque intervention est soigneusement consignée. Ce sont parfois des travaux d’envergure telle la reconstitution des parcelles, le drainage comme cela fut entrepris pour le Château Haut-Piquat ou le remplacement complet des vignes qui permettront aux terroirs d’exprimer tout leur potentiel. Les bonnes pratiques doivent également se retrouver pendant toute la conduite du vignoble et, lors des vendanges. Pour le Clos des Menuts, c’est un effeuillage manuel, 45 jours avant la récolte qui viendra soutenir la maturité de nos raisins. La tailleGuyot double, les vendanges manuelles transportées en cagettes jusqu’au cuvier où s’opère un second tri des meilleures grappes…”
    Clos des Menuts 2013 est un vin assez fin, délicat un peu plus léger que 2012 et 2014, un vin qui va évoluer et sera agréable à déguster d’ici 4 à 5 ans, nous explique Philippe Rivière. C’est un vin qui a reçu deux médailles d’Or à Bruxelles et à Bordeaux. Le 2013 est, en effet, un vin très plaisant, sur le fruit, de garde un peu moins longue que les 2012 et 2014. Le 2013 est un peu plus léger que les 2014 et 2015 qui sont des vins plus concentrés, plus tanniques.
    Le 2014 est un vin puissant avec un bon équilibre entre l’acidité et les tanins, un beau millésime de garde. Le 2015 est un millésime très riche, très dense, les raisins aux vendanges étaient à maturité optimale, le vin présente une belle concentration, une grande richesse, les acidités sont raisonnables, très beau potentiel de garde. Nous distribuons principalement les vins de la Maison Rivière auprès des cavistes, des restaurants, à l’export nous développons les marchés asiatiques et américains.”
    Ces efforts se retrouvent dans ce très beau Saint-Émilion GC Clos les Menuts l’Excellence 2012 (belle étiquette orange vif), issu des plus anciennes parcelles, avec ces arômes caractéristiques d’épices et de griotte, un vin intense, gras, de belle robe grenat profond, aunez complexe où l’on retrouve les fruits cuits et l’humus, de bouche puissante et parfumée. 
    Savoureux Saint-Émilion GC 2013, au nez subtil de fruits à noyau, légèrement épicé, alliant finesse et structure, de bouche ample. Le 2012, de couleur grenat soutenu, d’une belle intensité, très parfumé (framboise, épices), est plus dense, et mêle distinction et richesse. Le 2011, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, dégage un nez distingué et persistant de fruits noirs et d'épices, et des taninsbien enveloppés. 
    Goûtez aussi le Graves Château de Callac rouge, régulièrement réussi comme le Lalande-de-Pomerol Château Moulin de Lavaud.

    Château ORISSE du CASSE

    Château ORISSE du CASSE

    (SAINT-ÉMILION)
    Danielle Dubois

    33330 Saint-Sulpice-de-Faleyrens
    Téléphone :05 57 24 72 75
    Télécopie : 05 40 54 08 01
    Email : dubricru@terroirsenliberte.com
    Site : www.terroirsenliberte.com

    La famille Dubois est entrée en viticulture en 1885. Un siècle plus tard, Richard, fils de Jean et Simone Dubois, reprend l'exploitation familiale avec son épouse Danielle. Tous deux sont œnologues. En 1985, l'exploitation grâce à l'amour qui a été porté par les parents de Richard, est en excellent état et présente une belle infrastructure. Dès ce moment là, une philosophie, un plan, sont établis : contrôle rigoureux des rendements (avec une mise au régime stricte des vignes), contrôle de l'état qualitatif du vignoble, vendange et vinification parcelle par parcelle, cépage par cépage, terroir par terroir, et retour à un élevage raisonnable en fûts.
    “Les Grands Vins de Bordeaux s’éloignent de plus en plus de la tradition, écrit Danielle Dubois, du respect des équilibres entre le terroir, les Cépages, et le Vigneron responsable de l’élevage. En ce qui concerne la qualité, la conceptualisation technologique du vin a permis un grand bond en avant. Hélas, l’arrivée de quelques “gourous” conséquence de la Mondialisation, amène les concepteurs de vin à penser “uniforme”. Qu’il soit de Bordeaux ou de Taïwan, il faut faire le vin selon leurs critères, leurs absolutismes, pour qu’il se vende et se vende cher. Cette vue à court terme, où seul l’intérêt économique dirige, n’est pas pour nous plaire. Nous ne voulons pas de standardisation dans la création d’un Grand Cru.
    L’élaboration d’un cru n’est pas une industrie, soumise aux normes, ce n’est pas une activité qui souffre de se plier à la lourdeur, à la furie législative, au logo adelphe, aux écotaxes, au numéro de lot etc… Nous avons donc choisi, sur la commune de Saint-Sulpice-de-Faleyrens (le pied de Saint-Émilion), une magnifique croupe graveleuse sur laquelle nous avons, jour après jour, utilisé tout notre savoir-faire ancestral et notre interprétation des usages modernes pour permettre à ce mamelon de nous offrir le plus grand fruit possible !
    Enfin, pour respecter au maximum ce grand fruit, nous bannissons tout appareil mécanique (érafloir, pompe, etc…).”
    Elle a raison et on le voit une nouvelle fois avec son Saint-Émilion GC 2012, bien parfumé (cerise confite, sous-bois), généreux et complexe, un vin tout en rondeur mais de jolie charpente. Excellent 2011, de belle couleur, charnu, avec des arômes intenses (truffe,cassis, sous-bois) et persistants, qui poursuit son évolution comme le 2010, avec ces nuances se définissant par des senteurs deframboise, de fraise des bois, un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche, de garde. Le 2009, aux tanins savoureux, d’une jolie concentration, aux notes de cassis, de cuir et de fumé, est bien corsé et commence à peine à s’ouvrir. 
    Goûtez Le P du Roy, une cuvée spéciale, avec des touches de fumé et d’épices, aux tanins souples mais puissants, un vin gras et de belle charpente, harmonieux en bouche...
    Il y a aussi ce Côtes-de-Castillon Arthus 2010, à la tête de son appellation, de couleur pourpre intense, aux tanins riches, très parfumé, bien épicé comme il le faut, avec des notes de groseille et de cuir, et des tanins très équilibrés (voir le Classement des Côtes), et leSaint-Émilion Bertinat Lartigue 2011, alliant fermeté et rondeur, aux tanins savoureux, de robe intense, au nez persistant avec des nuances de fruits à noyau au palais.

    Château de PASQUETTESAINT-ÉMILION Château de PASQUETTE

    Château de PASQUETTE

    (SAINT-ÉMILION)
    Laurence et Marc Vincent
    Lieu-dit Pasquette
    33330 Saint-Sulpice-de-Faleyrens
    Téléphone :06 87 03 37 26
    Email : chateaudepasquette@hotmail.fr

    Les propriétaires du Domaine de la Paleine (voir Anjou-Saumur) sont tombés sous le charme de cette propriété, déjà mentionnée en 1762 sur la carte de Belleyme.
    Le vignoble de 3 ha, situé au pied du coteau sud de Saint-Émilion, bénéficie d’un ensoleillement idéal. Terres légères sur fond argileux, faibles rendements.
    “La vendange 2015 nous a permis de rentrer raisins de qualité exceptionnelle, nous expliqueMarc Vincent. Les premières dégustations nous laissent entrevoir un millésime d'exception.
    Actuellement, nous commercialisons notre Saint-Emilion Grand Cru 2011 qui offre un très joli fruitexpressif, précis au nez comme en bouche. C'est un vin croquant et au style sincère, c'est un peu “la marque de fabrique” de Pasquette.”
    Les vignes ont 35 ans de moyenne d’âge, l’encépagement est à forte dominante de Merlot 80%, 10% de Cabernet franc et 10% de Cabernet-Sauvignon. J’ai l’intention d’ailleurs de diminuer les plants de Cabernet-Sauvignon au profit du Merlot. Nous avons effectué notre première vendange en 2010. Nous sommes en Bio, tout comme au Domaine de la Paleine. J’ai un objectif de qualité très fort, les rendements sont limités, les tris sélectifs, je souhaite aussi positionner le vin dans un excellent rapport qualité-prix, raisonnable. Je veux, en effet, qu’il plaise au consommateur et qu’il ait envie d’en racheter.”
    Cela doit être le cas avec ce Saint-Émilion GC 2012, complexe et harmonieux, aux connotations fruitées (fraise des bois, mûre) et épicées, un vin savoureux et complexe, aux tanins amples. Le 2011 est de belle ampleur, d'une jolie structure tannique, au goût de mûre et de fumé, de bouche flatteuse.

    Château PIGANEAUSAINT-ÉMILION Château PIGANEAU

    Château PIGANEAU

    (SAINT-ÉMILION)
    Jean-Baptiste et Vincent Brunot
    1, Jean-Melin
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 55 09 99
    Télécopie : 05 57 55 09 95
    Email : vignobles.brunot@wanadoo.fr
    Site : www.vignobles-brunot.fr

    Au sommet. “Sous l’impulsion de mon fils Vincent, précise Jean-Baptiste Brunot, nous privilégions le fruit et réduisons l’apport de bois neuf. Les vins sont toujours élevés une année en barriques mais avec seulement 25% de bois neuf, on obtient des vins plus veloutés, plus fruités, séduisants avec une aptitude à vieillir mais aussi aptes à être appréciés dans leur jeunesse. Nous restons raisonnables dans l’élevage en barriques qui ne doit pas masquer notre joliterroir de sables et de graves, et privilégions le bon rapport qualité-prix, c’est important de nos jours.”
    “Le 2012 est un joli millésime sur le fruit, nous dit Vincent Brunot, un vin qui s’ouvre bien, pas trop concentré comme l’était le 2010. Nous retrouvons beaucoup de notes de fruits rouges, c’est grâce à nos Merlots, ce 2012 est un vin vraiment très agréable, au nez comme en bouche. Le 2012 présente des vins fruités et déjà bien fondus avec une belle longueur en bouche. Ce ne sont pas des vins trop concentrés, ils sont très plaisants à déguster dès aujourd’hui. Château Le Gravillot est une toute petite cuvée, 6000 bouteilles produites sur un hectare d’un très joli terroir sur le plateau de Néac, tout proche de Pomerol, cela fait partie de nos plus belles parcelles. Nous l’élevons 100% en barriques neuves, c’est un vin concentré, avec de la matière.
    Château Tour de Grenet 2011 et 2012 sont deux très jolis vins, le 2012 s’appréciera peut-être plus facilement que le 2011, certes, bien mûr, avec plus de matière mais, qui demande à vieillir un peu pour être apprécié pleinement alors que le 2012 est plus ouvert, plus accessible dès maintenant.
    Au Château Piganeau, nous aménageons l’entrée pour recevoir les visiteurs, développons un accueil œnotouristique dans le chai, ce qui nous permettra aussi de participer aux journées “Portes ouvertes” de Saint-Emilion. Il y aura une entrée paysagée qui offrira un meilleur accueil. Nous avons l’avantage d’être au bord de la route près de Libourne, pas très loin de Saint-Emilion, c’était logique d’organiser cette “vitrine” pour recevoir les visiteurs au Château Piganeau.”
    On se fait effectivement vraiment plaisir avec ce millésime et ce Saint-Émilion GC 2012, épicé au nez, solide et structuré, de couleurprofonde, avec cette bouche où prédominent le cassis bien mûr et le cuir, un beau vin très charmeur. Le 2011 est dans la lignée, bien dense, est très bien charpenté, riche, parfumé, aux notes de fruits mûrs, tout en bouche, un vin riche, au nez intense et complexe (fraisedes bois, violette, cuir…), de couleur profonde, d’un bel équilibre, aux tanins savoureux. Le 2009, vraiment remarquable, est structuré, élégant, avec des tanins veloutés, associant distinction et richesse, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, ample et persistant en bouche. Le 2008, aux tanins amples, charpenté, est un vin de belle structure, au bouquet subtil et intense à la fois (griotte, groseille, poivre...), tout en persistance, de garde. Très savoureux 2007, avec ce nez puissant et délicat à la fois, un vin d’une grande harmonie en bouche, avec beaucoup de fruit, riche et fin, typé, de couleur profonde. Très beau 2006, médailles d'Argent à Paris et de Bronze à Bourg, de robe pourpre, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, aux nuances de cassis et de grillé, aux tanins d’une grande suavité et d’une belle longueur. Superbe 2005, de couleur très foncée, aux notes de griotte et de framboise, auxtanins très équilibrés, de bouche pleine, tout en arômes, de belle garde.
    Faites-vous plaisir avec le Lussac-Saint-Émilion Château Tour de Grenet 2012, de robe grenat soutenu, aux notes de groseille surmûrie et d'humus caractéristiques, un vin de bouche charnue et parfumée, persistant en finale. Le 2011 est bien corsé, aux tanins fondus, derobe soutenue aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre. Beau 2010, de belle robe intense, avec ces arômes subtils de fruits surmûris et de cannelle, un vin vraiment très harmonieux, typé et très structuré, d’une belle complexité. Le 2009, bien corsé, sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante et souple à la fois.

    Château La ROSE- POURRETSAINT-ÉMILION Château La ROSE- POURRET

    Château La ROSE- POURRET

    (SAINT-ÉMILION)
    Philippe et Laure Warion

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 71 13
    Télécopie : 05 57 74 43 93
    Email : chateau.larosepourret@wanadoo.fr
    Site : www.la-rose-pourret.com

    Un vignoble familial (depuis 5 générations) de 8 ha d’un seul tenant. La génération actuelle maintient la tradition en travaillant avec passion les Merlot (75%) et Cabernetfranc (25%), plantés sur des sols argilo-sableux sur crasse de fer et sables anciens. Labours, vendanges manuelles, vinification traditionnelle, élevage enbarriques neuves renouvelées par 1/3 chaque année...
    Le Saint-Émilion GC 2012 est très réussi, dense et puissant au nez comme au palais, avec sestanins soyeux, au nez de fruits cuits (myrtille, fraise des bois), de bouche finement épicée. Le 2011, dense et très parfumé (mûre, humus), avec des tanins ronds mais présents, est un vin qui emplit bien les papilles, d'une finale très savoureuse. Très beau 2010, riche, aux tanins denses,ferme, très bien élevé, tout en nuances d’arômes (griotte, groseille, cannelle), de bouche riche et persistante, très équilibrée, dominée par les fruits cuits, idéal sur une selle d'agneau en persillé de truffe.
    Le 2009 séduit toujours autant, de couleur pro- fonde, complexe au nez (pruneau, épices), un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, aux connotations de cassis et de poivre noir, d’une jolie finale finement épicée, avec des tanins veloutés mais puissants. Le 2008, complexe et harmonieux, tout en finesse, aux tanins riches, légèrement corsé comme il se doit, est très représentatif de ce beau millésime classique bordelais, au nez comme au palais (griotte, cannelle, sous-bois...), ample, avec une matière soyeuse. Le 2007 sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante et souple à la fois, un vin de couleur rubis profond, un vin parfait actuellement avec, par exemple, des tournedos pôélés et macaronis aux morilles ou un faisan à la fricassée de champignons sauvages.

    Château CLOS de SARPESAINT-ÉMILION Château CLOS de SARPE

    Château CLOS de SARPE

    (SAINT-ÉMILION)
    Scea Beyney
    Place du 11 Novembre 1918
    33330 Saint-Christophe-des-Bardes
    Téléphone :05 57 24 72 39
    Télécopie : 05 57 74 47 54
    Email : contact@closdesarpe.com
    Site : www.clos-de-sarpe.com

    Ancienne propriété du Baron du Foussat de Bogeron, achetée par Jean Beyney en 1923; reprise par son fils Yvan Beyney en 1950 ; cette propriété familiale est actuellement dirigée par Jean-Guy Beyney - aux cotés de son épouse Christine - qui représentent la 3e génération et en assurent la vinification avec passion, sérieux et savoir faire.
    “Si 2013 a été une année fort difficile à gérer jusqu’au bout, nous précise Jean-Guy Beyney, néanmoins, je suis fort satisfait du résultat. Le vin est souple, charmeur, facile à boire, il ne sera pas d’une longévité exceptionnelle, bref un vin d’un bon rapport qualité-prix, idéal pour les restaurants. En 2014 : très grand potentiel, un millésime très intéressant. Nous avons récolté desraisins à parfaite maturité. Grâce à notre matériel de tri très performant, seuls les grains superbes ont été sélectionnés. Le 2014 bénéficiera d’un élevage en barriques d’au moins 15 à 16 mois alors que, pour le 2013, un an suffit. Le 2014 est un vin avec une très belle présence du fruit, d’une pureté remarquable. Un millésime très prometteur pas tout à fait du niveau du 2005 ou 2010 mais il me fait penser au 2008. Le terroir s’exprime pleinement, le bois ne prend pas le dessus, on a en bouche une explosion de fruits rouges (fraise des bois, mûre,cassis), un très joli vin à l’élevage actuellement.”
    Vous apprécierez ce Saint-Émilion GCC 2012, de charpente élégante, aux tanins présents et fondus à la fois, ample, d'une belle finale, tout en nuances avec des notes de griotte, de fumé et d'épices. Le 2011 mêle charpente et finesse, de bouche puissante, un vin gras etcorsé, très harmonieux, tout en complexité aromatique, avec des tanins ronds. Savoureux 2010, dense et corsé, aux notes fruitées, épicées, avec une belle concentration représentative du millésime, un vin charnu et structuré, de couleur pourpre, riche en arômes, où dominent en bouche les fruits rouges frais et une note poivrée, un vin qui mérite un peu de patience. Beau 2009, coloré, intense et charmeur, corsé, charpenté, qui sent bon les fruits mûrs et les sous-bois, de bouche puissante. Le 2007 est concentré, aux taninssoyeux, au nez complexe (épices, fruits rouges frais...), alliant finesse et charpente, très séduisant, d’une belle structure, aux connotations de fruits, de cannelle et d’humus en bouche comme le 2004, très classique, élégant, avec de la matière, aux arômes defruits rouges intenses, d’une finale riche. Et ce 2002, corsé, d’une belle ampleur, où se mêlent les fruits noirs et le cuir, dense, tout en charme comme le 2000, avec ces notes de fruits macérés et d’épices, un vin de très bonne bouche, gras et charnu, aux taninsstructurés et soyeux.

    Château LA TOUR DU PIN FIGEACSAINT-ÉMILION Château LA TOUR DU PIN FIGEAC

    Château LA TOUR DU PIN FIGEAC

    (SAINT-ÉMILION)
    Sarl André Giraud
    41, rue de Catusseau
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 51 06 10
    Email : contact@vins-giraud-belivier.com
    Site : www.vins-giraud-belivier.com

    Au sommet. Les 11 ha de vignes bénéficient d’un solgraveleux et argilo-siliceux avec un sous-sol très ferrugineux permettant aux vignes âgées de 40 ans de produire le meilleur. L’encépagement est réparti pour 75% de Merlot et 25% de Cabernet franc. Les fermentations sont longues et très surveillées, le vieillissement se fait en fûts de chêne.
    Dégusté sur place, voilà un excellent Saint-Émilion GCC 2013, parfumé, ample, séveux et persistant, avec ces notes de fraise et de griotte, riche en couleur, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux, de bouche franche, où se retrouvent des connotations deframboise mûre et de sous-bois. Le 2012 est riche en arômes, d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux notes de fruits, decannelle et d’humus, très équilibré au nez comme en bouche, très typé. Superbe 2011, de couleur soutenue, structuré, aux senteurs intenses, de charpente élégante, très parfumé (fruits cuits, poivre), un vin complexe, d’une belle finale, qui demande également un peu de patience. Superbe 2010, au nez puissant et subtil à la fois, tout en bouche, avec des connotations de petits fruits mûrs (cassis, cerise noire...) et de cuir, un vin dense, de garde. Beau 2009, au nez délicat où dominent le cuir et la griotte, d’une jolie concentration, avec destanins savoureux, un vin de couleur profonde.
    Le 2008 se goûte parfaitement bien, très classique de ce beau millésime libournais, un vin qui a des nuances de truffe et de framboise, aux tanins souples, mêlant charpente, élégance et puissance aromatique, de couleur pourpre. Le 2007 a une bouche fondue particulièrement séduisante, des tanins mûrs, une belle finale avec des nuances de fraise des bois et de truffe, très équilibré. Le 2006, dense, complexe, développe des arômes intenses (cassis, sous-bois, cuir) et persistants, parfait aujourd’hui avec un tournedos aux cèpes ou une terrine de ris de veau aux girolles. Le 2005 est vraiment remarquable, d’un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d’humus et de petits fruits noirs bien mûrs, tout en finesse tannique, suave et de bonne structure. Le 2004, surprenant par sa tenue, est corsé, au nez marqué par la prune, riche et rond à la fois, avec ces notes de cerise mûre en finale, de bouche fondue comme ce 2001, intense, velouté, très parfumé, tout en bouche, aux nuances de cassis mûr et d’épices, harmonieux. Beau 2000, de belle robe intense, avec ces arômes subtils de fruits surmûris et de cannelle, un vin typé et très structuré, d’une belle complexité. 

    Clos TRIMOULETSAINT-ÉMILION Clos TRIMOULET

    Clos TRIMOULET

    (SAINT-ÉMILION)
    Guy, Alain et Joël Appollot

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 71 96
    Télécopie : 05 57 74 45 88
    Email : contact@clos-trimoulet.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/clostrimoulet
    Site : www.clos-trimoulet.com

    Au sommet. De forte personnalité, les frères Appollot, Alain et Joël, continuent donc d’appliquer la même philosophie que leur père, Guy Appollot. Des vignerons qui s’adaptent à leur terroir et savent en tirer le meilleur vin possible, grâce à l’anticipation, au sens d’observation et à leur grande expérience. Chaque année, ils essayent de tirer la quintessence du millésime, avec humilité, s’effaçant devant la Nature, qui reste reine. “C’est quand on rentre du très bon raisin que l’on fait du très bon vin” !
    “Nous perpétuons la tradition familiale, nous précise Alain Appollot, et privilégions les terroirs. Nous nous investissons beaucoup personnellement pour offrir des vins à des prix très intéressants, notre rapport qualité-prix est imbattable, nous tenons à rester dans cette gamme de prix, c’est notre philosophie au Clos Trimoulet, car nous tenons à ce que le plus grand nombre de consommateurs ait accès à notre vin, à notre appellation de Saint-Émilion Grand Cru. Nous préférons produire des vins de plaisir, nous sommes contre les vins hyper concentrés, notre vin est apprécié et accompagne très bien tout le repas, notre récompense, à nousvignerons, est de voir une bouteille vide, ainsi le vin a plu !
    Notre 2014 est encore à l’élevage, nous le mettrons en bouteilles au printemps. Nous sommes très contents de ce millésime. Le vin est long en bouche, bien équilibré, arômes de fruits noirs bien présents, c’est vraiment un vin très aromatique c’est ce qui le caractérise, au joli potentiel de garde, vraiment un très bon vin, une belle réussite.
    Pour le millésime 2013, nous avons fait une sélection importante, c’est un joli vin plaisir, pas de grandegarde, plutôt un vin agréable à déguster dès à présent, très plaisant, qu’il ne faudra pas attendre trop longtemps. Nous l’avons moins boisé pour respecter l’équilibre du fruit.”
    C’est vrai que leur Saint-Émilion GC 2013 se goûte parfaitement, de robe rubis profond, généreux, un vin persistant au nez comme en bouche, tout en finesse, aux tanins fins, aux connotations de cassis mûr et de truffe en finale, à prévoir avec des cotelettes d'agneau aux aubergines frites ou des cèpes à la béarnaise. Remarquable 2012, coloré et très parfumé, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de fruits rouges et de réglisse,charnu, aux tanins bien soyeux mais bien riches. 
    Le 2011 est excellent, parfumé (humus, griotte, mûre), tout en bouche, aux tanins amples, au nez complexe (violette, fraise des bois), alliant souplesse et charpente, chaleureux. Superbe 2010 (médailles d’Argent Concours Bordeaux 2012 et vignerons Indépendant 2010) : millésime très apprécié dans la lignée du 2009, un vin d’une très belle concentration, très élégant et d’une belle finesse, très équilibré, aux arômes de fruits très l’élégance qui dominent.
    Beau 2009, médaille d’Argent au Challenge international du vin 2011, aux senteurs de fruits rouges, de cuir et de sous-bois, bien en bouche, puissant, savoureux, riche en couleur comme en charpente, de garde comme le 2008, médaille d’Argent au concours desvignerons Indépendants, au bouquet subtil où règnent le pruneau et les épices, mêlant souplesse et structure. Le 2007, de bouche fondue et parfumée, est bien classique, tout en rondeur, de couleur rubis intense, au nez marqué par la groseille et les sous-bois, avec des tanins ronds, associant richesse et harmonie, corsé et épicé comme il le faut. “Le 2007 est un millésime miraculeux, explique Alain Appollot, la Nature a été généreuse avec nous. Grâce à notre travail en amont, aux soins que nous avions apporté à la vigne durant tout l’été, les raisins étaient très jolis, les analyses étaient d’ailleurs très bonnes, surprenantes même, révélant des PH tout à fait corrects. Cela donne des vins très fruités, d’un bel équilibre, des vins assez classiques finalement. Pour l’élevage, nous n’avons pas trop utilisé de bois neuf, nous ne tenons pas à masquer les vins. Je respecte le millésime et ses caractéristiques, je ne cherche pas à les gommer mais au contraire à souligner le meilleur.”

    Château VIEUX-POURRETSAINT-ÉMILION Château VIEUX-POURRET

    Château VIEUX-POURRET

    (SAINT-ÉMILION)
    Mme Richert-Boutet
    Lieu-dit Miaille

    Téléphone :06 48 14 99 07
    Email : chateau.vieux.pourret@orange.fr
    Site : www.chateau-vieux-pourret.com

    Vignoble de 6 ha, en conversion biodynamique (agriculture exempte de produits chimiques), dont l’étiquette porte le label. En quête d'une harmonie avec lanature, les travaux du sol et de la plante sont liés à un calendrier lunaire. Cette culture n’emploie pas de produits “cides” (herbicide, pesticide, fongicide).
    “Pour produire des grappes de raisins vivantes, explique-t-on ici, notre chef de culture Jean-Philippe Turtaut, avec ses préparations naturelles, se place en compagnon de la plante, pour renforcer son autonomie et l'aider à puiser et à extraire le meilleur de ce terroir de Saint-Émilion.”
    Coup de cœur pour ce Saint-Émilion GC 2012, avec des notes de cassis et de framboise, des nuances finement épicées (cannelle, poivre), est un vin souple et dense, corsé, avec des taninsmûrs et présents. Le 2011, au nez subtil et intense à la fois, est séveux et persistant, avec ces notes de mûre et de griotte, riche en couleur, aux tanins soyeux, de bouche savoureuse. Remarquable 2010, riche au nez comme aux papilles, charnu, puissant, aux nuances de fruitsmacérés et d’épices, d’une belle complexité, avec des tanins denses et veloutés, de gardecomme ce 2009, corsé et gras, cette pointe d’épices et cette charpente à la fois puissante etsouple, un vin typé comme on les aime, parfait avec une épaule d'agneau ou un ragoût de bœuf. Le 2008 se goûte toujours très bien aujourd’hui, coloré et très parfumé, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de fruits rouges et de réglisse, charnu, aux tanins bien soyeux mais bien riches.

    Château VIEUX RIVALLON

    Château VIEUX RIVALLON

    (SAINT-ÉMILION)
    Scea Bouquey Rivallon

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 51 35 27
    Télécopie : 05 57 51 95 02
    Email : chateauvieuxrivallon@orange.fr

    Voilà un excellent Saint-Émilion GC 2012 (60% Merlot, 35% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon et Pressac, vignes âgées de 35 ans en moyenne...), un vin aux tanins fermes et fins à la fois, corsé, tout en bouche, très chaleureux, aux nuances de fraise, de mûre et d’humus, d’excellente évolution, à prévoir, notamment, avec un filet d'agneau aux échalotes confites ou un sauté de chevreau à la moutarde. Le 2010, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, au nezpersistant de fruits noirs et d’épices, aux tanins bien enveloppés, est un vin de belle matière, de bouche harmonieuse. Le 2009, de couleur intense, est charnu, d’une jolie rondeur et persistance, aux notes de groseille et de cerise mûres, de bouche savoureuse, bien élevé comme le 2008, derobe grenat soutenu, de bouche corsée, avec des connotations de petits fruits mûrs (cassis, cerise noire...), de cuir et de truffe.
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