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  • PETRUS : MA DEGUSTATION

    petrus1-213x300.jpgIl y a quelques "dégustateurs" qui feraient mieux de retourner à l'école et de savoir de quoi ils parlent avant de juger quoi que ce soit. J'ai lu notamment le résultat d'un "jury" (le mot lui-même prête à sourire, tant il est pompeux) qui, comme d'autres, classent une multitude de vins à conco.urs devant le roi Petrus. On sent d'ailleurs une jubilation sous-jacente, la jalousie n'ayant de limite que la bêtise.

    Trois choses :

    1/. Mélanger les appellations ou les vins de régions et/ou de pays différents est tout aussi risible que peu professionnel.

    2/. Un vin (grand ou modeste) ne se juge pas sur un seul millésime. On ne peut juger d'un cru que si on a pu le déguster des dizaines de fois, dans des millésimes différents. En l'espèce, vu le prix de Petrus, je doute que les "dégustateurs" aient vraiment pu accéder à cela, la philosophie des Moueix n'étant pas de filer des bouteilles à tout le monde. Passons.

    3/. Découlant de cela, l'expérience nécessite de savoir "imaginer" l'évolution d'un vin. Comment voulez-vous estimer ce que sera un 2005 ou un 2002 si vous n'avez jamais gouté auparavant des millésimes similaires du même cru ? C'est du pipeau, voilà tout !

    Il est si simple en effet qu'un vin "bodybuildé", surconcentré, surboisé, se présente mieux qu'un vrai grand vin qui, c'est son essence même, a besoin de plusieurs années pour se dévoiler. Un grand vin, ce n'est jamais bon après 3 ans, une bête à concours, si... faudra quand même que ces "dégustateurs" soit donc plus crédibles.

    Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit. On se doute que les prix extravagants de Petrus en font un produit de luxe, et que l'on n'envisage plus de mentionner à son sujet de rapport qualité-prix. J'en ai déjà parlé. Ce qui fait -surtout- de Petrus (avec la Romanée-Conti) l'un des
    plus grands vins du monde, c'est son terroir et une façon de travailler qui ne fait pas dans l'esbroufe.

    Vous allez lire plus loin mon interview de Jean-Claude Berrouet sur ce point. On est donc bien loin
    des vins "sans vice ni vertu" dont nous abreuvent des propriétaires qui ne se contentent que d'appliquer des maquillages œnologiques. En ce sens, Petrus est l'archétype des (rares) vrais grands vins racés de Bordeaux, où l'élégance s'allie à la structure, et reste plus que jamais la "locomotive" indispensable à tous les producteurs qui respectent leur terroir, signant des bouteilles authentiques, chacune dévoilant sa personnalité, qu'elles valent 10 ou 50 €. Sans des crus comme Petrus, la porte serait grande ouverte à des vins "fabriqués", "mondialisés, au goût standardisé. Sans un mythe pareil, les pourfendeurs de nos vins racés s'en donneraient -encore plus- à cœur joie !

    Et puis,le plus important dans ce monde du vin qui m'est cher, c'est que l'on ne peut "comprendre" un vin (n'importe lequel) que si l'on connait l'homme qui se cache derrière l'étiquette. Sans homme (ou femme), le vin n'est qu'une boisson...


    PETRUS : LES HOMMES

    Mon ami (de 30 ans) Jean-François Moueix est donc le propriétaire de ce cru mythique. Cultivant l’humour et la discrétion comme d’autres le snobisme et l’esbroufe, il poursuit une politique
    exemplaire, qualitative certes, mais aussi commerciale, puisque c’est lui, et lui seul, qui vend Petrus (le cas est unique ici), notamment au travers de sa prestigieuse maison Duclot, ou de ses nombreuses autres entreprises (boutiques l’Intendant et Badie à Bordeaux, Châteaux Cash & Carry en région parisienne…) et un bon nombre de grands vins bordelais peuvent rendre aussi hommage à son impartialité et à sa fidélité envers eux, année après année.

    On ne peut contester que Petrus fait partie de la petite poignée des plus grands vins rouges du monde, et des 3 ou 4 plus grands crus bordelais, à un prix lui aussi hors normes, certes. C’est l’archétype des grands crus où le terroir crée cette osmose exceptionnelle avec le cépage et les hommes et on comprend qu’il ne puisse qu’aiguiser la jalousie d’un bon nombre de producteurs médiatiques, libournais, médocains ou étrangers, qui ne peuvent, eux, faute de terroir et d’humilité, que se contenter de faire mariner à outrance leur vin dans des barriques en croyant qu’ils font une cuvée digne de ce nom…

    La surconcentration n’est pas un gage de grand vin et l’élevage abusif en fûts neufs non plus (Petrus n’en utilise que 50 % en moyenne). De quoi renvoyer au jardin d'enfants les partisans du 100% barriques qui ne font que des jus de fûts, et plus du vin...


    PETRUS : LE TERROIR

    “Lorsque l’on parle d’un vin, me confie Jean-Claude Berrouet (à la retraite aujourd'hui, c'est son fils qui a pris la suite), il faut d’abord présenter le sol, c’est lui qui lui donne son originalité, sa typicité et, à Petrus, l’originalité est particulièrement importante puisque l’on sort des sentiers battus
    bordelais. Ici, ce qui prime, c’est la rencontre de 2 argiles, une argile ancienne, bleue, arrivée dans la seconde moitié de l’ère tertiaire. Au Quaternaire, il y a eu des recouvrements graveleux, mais, à Petrus, ce sont des argiles noires gonflantes qui donnent la spécificité…

    Petrus (11,5 ha) est situé sur un plateau et plus précisément sur un mamelon argileux qui culmine à 42 m d’altitude, ce qui permet aux eaux de ruissellement de surface de ne pas stagner et d’aller vers le bas. Ainsi, il n’y a jamais d’excès d’eau mais l’une des vertus de l’argile est ce pouvoir de rétention d’eau, elle se comporte comme une belle éponge, et restitue l’eau lentement à la plante en période de sécheresse. Petrus, c’est aussi l’expression d’un cépage, le Merlot, qui s’épanouit pleinement sur ces argiles. C’est un vignoble très ancien. J’y suis arrivé en 1964 et j’ai connu une parcelle postphylloxérique qui avait été plantée en 1885. Il y a encore des parcelles plantées en 1957, mais la moyenne d’âge des vignes est de 35 ans.

    À partir de 1985, nous avons fait un gros effort de sélection massale en collaboration avec l’Inra et la chambre d’Agriculture. Pour les replantations, nous avons réintroduit les vieux pieds de vigne sélectionnés et passés en Tests Elisa pour vérifier leur état sanitaire. Ainsi, nous avons reproduit les vieilles sélections qui avaient été choisies par nos anciens, auxquelles nous avons ajouté de nouveaux clones, de telle sorte qu’on laissera aux successeurs la population ancienne et la population moderne. La culture de la vigne est très traditionnelle à Petrus : on laboure 2 fois par an, on chausse et déchausse. Les rendements varient de 25 à 39 hl/ha mais la moyenne se situe plutôt vers 35 hl/ha. Les vendanges sont manuelles, effectuées en cagettes avec un tri sévère effectué sur 2 tables de tri. La vinification est très traditionnelle avec des fermentations en cuves béton. Nous privilégions des extractions très mesurées, ainsi les cuvaisons ne sont pas très longues car nous souhaitons rester sur le fruit et des tanins soyeux. S’ensuit l’élevage durant 18 à 20 mois en fûts de chêne avec une proportion de bois neuf qui varie selon les millésimes (un peu plus de 50 %). Nous évitons le surboisage, toujours dans un souci permanent de préserver la spécificité du vin. Le vignoble est protégé en lutte raisonnée.

    Nous pratiquons depuis 1991 l’étude de la maturité phénolique en parallèle avec la maturité physiologique. Avec l’indice de maturité et la dégustation des baies, parcelle par parcelle, nous déterminons une date de vendange la plus précise possible, ce qui est un facteur primordial pour obtenir la meilleure qualité d’un vin. La force du terroir se retrouve aussi dans le potentiel d’évolution. Celui de Petrus est très important et tout le monde se souvient encore des fabuleux 1953, 1955, 1959, 1961 ou de l’exceptionnel 1947… Nous avons hérité d’un très grand terroir et cela est un privilège de la nature. Il y a une dizaine de parcelles qui ont des caractéristiques pédologiques propres, il existe une résonance du sol à un climat et, selon les millésimes, cela donne des variations (20 à 35 000 bouteilles). Petrus, c’est aussi une équipe, la gestion viticole est confiée à Christian Moueix et Michel Gillet, et celle de l’œnologie et du chai à moi-même et à François Veyssière qui a pris la succession de son père. Nous mettons toute notre expérience, notre connaissance au service de Petrus, un vin pour lequel nous n’avons pas le droit à
    l’erreur…”


    PETRUS : MA DÉGUSTATION

    On ne goûte pas Petrus comme un autre vin et on se doute que les bouteilles ne sont pas mise à la disposition des "dégustateurs" et qu'un bon nombre d'entre eux en parlent... sans jamais l'avoir dégusté !!!

    Cette dégustation a été faite "sur mesure" pour moi par JF Moueix, réalisée chez Berrouet à Montagne, au cours d'un dîner où son épouse s'était surpassée avec uniquement des plats à base de truffe (soupe...), ce qui "colle" parfaitement avec ce roi des vins, où, justement, le terroir de Pomerop exhale des nuances de... truffe dans le verre. On est bien au sommet.

    - Grandissime Pomerol 2005, puissant, très complexe, d’une très grande structure, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, de truffe, de cuir, très structuré, avec des tanins soyeux mais intenses, tout en distinction, de grande évolution.

    - Le 2004 est splendide, dans la grande tradition bordelaise, et l’on ne peut que regretter que ce millésime se situe entre les 2005 et 2003, la mode risquant de le laisser à l’écart (confer la grande dégustation).

    - À ses côtés, ce 2003, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes mais toujours très savoureux, de grande garde.

    - Le 2002 , intense et chaleureux, très charpenté mais très élégant, est de robe intense, aux nuances de vanille et de cassis, un vin racé et corsé, concentré au nez comme en bouche.

    - 2001 : truffe, fruits macérés, humus… sont les premières sensations de ce très grand vin, le “velours” à l’état pur, où cette structure impressionnante sait se fondre dans une distinction incroyable, qui lui confère un potentiel d’épanouissement réellement exceptionnel, de très grande garde.

    - 2000 : une structure de cathédrale. Puissance et distinction, chaleur et ampleur, une très grande complexité d’arômes (cuir, griotte confite…), un vin d’une grande harmonie, d’une très belle matière en bouche, majestueux, de très grande garde.

    - 1999 : la saveur même. Complexe et gras, aux tanins présents,
    riche et parfumé en bouche, un beau vin charnu, charmeur, qui fleure les épices et les fruits frais, alliant puissance et finesse, dont le velouté est très caractéristique des vins de Pomerol.

    - 1998 : exceptionnel. D’un très grand classicisme, de couleur intense avec des senteurs de truffe, de champignon, un côté animal, de cuir, vraiment superbe, encore jeune, complexe, de lente évolution.

    - 1997 : remarquable. De robe pourpre foncé, aux arômes prononcés de musc, de truffe, de fraise des bois, aux tanins soyeux, de bouche généreuse, un vin très savoureux.

    Pas facile de résister.

  • Votre cave idéale/1 : Champagne et Bordeaux

    Les archives de la maison ne sont pas complètes mais on retrouve un diplôme décerné en 1932, à l’occasion du « Marché aux vins de la Champagne » pour un vin blanc de 1931. L’essor commence après 1945 avec Robert Vautrain qui, ayant appris la vinification dans une grande maison d’Epernay, crée sa propre maison. Son fils Jean-Claude épousant une fille de vigneron crée également en 1960 sa maison, le Champagne André Paulet. Les deux maisons fusionnent en 1982. Le vignoble a été constitué sur les terroirs d’AY et de DIZY avec 15% de pinot meunier, 45% de pinot noir et 40% de chardonnay. La moitié de la production de raisin est vendue à une célèbre maison rémoise. C’est aujourd’hui la cinquième génération qui dirige cette maison familiale de 11 ha. Découvrez ce Champagne cuvée Grande Réserve Premier Cru, dominé par le corps du Pinot noir (60%, auquel s’associe la fraîcheur du Chardonnay, 40%), intense et savoureux, un Champagne ample, de bouche fraîche et ronde à la fois. Le Premier Cru Brut rosé est très réussi, de jolie robe, au nez subtil et persistant, de jolie mousse, aux arômes de fraise, d’une belle persistance, de bouche vineuse avec des nuances crémeuses et persistantes. Goûtez le Blanc de blancs Premier Cru, au nez frais et fleuri, très équilibré, alliant équilibre et persistance, puissant et séducteur, bien dosé, de mousse légère, aux notes de pain grillé et d’abricot au palais. Excellente Carte Blanche Premier Cru, de jolie robe dorée, un Champagne harmonieux, fin et riche à la fois, avec des notes de tilleul et de miel.

    Les vignobles Gassies-Gautey sont l'œuvre familiale de plusieurs générations de viticulteurs (3ème), producteurs d'un merveilleux Bordeaux et pionniers parmi tant d'autres de ce terroir de l'Entre-Deux-Mers dont la réputation mondiale est reconnue. L’ensemble du vignoble s’étale sur la rive gauche de la Dordogne, réparti en zone de coteaux argilo-calcaires et de plateaux de même nature, et contiguë au fleuve d’une plaine au sol siliceux avec en fond les filons de grave de la Dordogne qui se prolongent dans le sous-sol. Le Bordeaux rouge Château du Masson cuvée Passion 2004 (80% Merlot, 10% Cabernet franc, 5% Cabernet-Sauvignon, 5% Malbec), est tout en arômes, aux notes de cassis et de framboise, aux tanins puissants et fins à la fois, de bouche persistante, très classique de ce beau millésime. Beau 2003, de couleur profonde, intense et complexe au nez comme en bouche, parfumé (mûre, épices...), aux tanins harmonieux et riches, persistant. Excellent Bordeaux rouge Château du Masson 2005, qui allie puissance et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche, aux tanins ronds, bien classique. Le Bordeaux rosé 2007 Château Fleurs du Mayne est rond et floral.

    Au 17e siècle, il était de bon ton qu’une famille noble, notable ou aisée possède un domaine en bordelais et y fasse planter un vignoble. François de Chadirac crée son domaine à Vertheuil, il est célèbre pour son roman Uranie et Lucidor, son fils Jean, Conseiller à la table de marbre de Louis XV, lui succède après une jeunesse tumultueuse, et se retire au Souley. Le Château connut une brillante période au XIXe siècle, car son vignoble planté de ceps centenaires et moussus, suscitait la curiosité. L’histoire contemporaine du Château Le Souley Sainte Croix, se confond avec celle de la famille Riffaud. En 1959 alors que le domaine est à l’abandon, son vignoble vendu à l’arrachage, Denise et Paul Riffaud l’achètent et décident de lui rendre son lustre d’antan, car depuis le XVIIe siècle, et la première plantation, aux environ de 1616, le domaine a connu des périodes de grandes prospérité, mais également des moments d’oubli. Depuis maintenant 50 ans la famille Riffaud toute entière, a consacré son temps, les revenus de la propriété et surtout sa passion inébranlable, pour tout d’abord faire renaître, puis protéger le domaine. Paul et son fils Jean ont replanté le vignoble sur un territoire de 25 ha. Aujourd’hui, Paul et Denise sont décédés, mais le vignoble constitue un lien puissant entre tous ; Jean et son épouse Marie-José gèrent le domaine, Frédéric le fils aîné occupe les fonction de maître de chai, Vincent, le cadet a en charge le matériel et l’entretien des bâtiments, Jean-Baptiste le petit dernier règne en maître sur les vignes. Vous retrouverez cette osmose familiale dans leurs vins. Le 2004, millésimes longtemps boudé, s’ouvre délicieusement, il est suave, charmeur il a la fraîcheur d’un verger avec ses senteurs de fruits mûris par la douceur d’un automne miraculeux. 2005 : riche en parfums comme en degrés, les cabernets étaient d’une rare maturité, millésime exceptionnel, comme on souhaiterait que la nature nous l’offre éternellement. 2006 : qualifié de classique et bien équilibré, séduira à la dégustation, c’est un charmeur, élégant. 2007 : sauvé par un mois de septembre exceptionnel, excellente découverte que ce millésime. Le Souley frappe à votre porte. Ouvrez la toute grande et laissez le entrer, il vous perlera de sa vigne et de son vin. Ne niez pas que le vin est le produit d’une plante magique, connue des hommes depuis la plus haute antiquité, renfermant des substances aux vertus inconnues. Nous ne sommes que vignerons, nous ne savons que soigner vigne et vin.

    Un vignoble de 4,8 ha, planté sur des sols argilo-calcaires et argilo-siliceux avec de vieilles vignes de 30 ans, 80% Merlot et 20% Cabernet franc. Les vins sont élevés dans le respect de la tradition : taille rigoureuse, éclaircissage des grappes, effeuillage, vendanges manuelles de raisins mûrs et sains, cuvaison douce et suffisamment longue et enfin un élevage de 18 à 24 mois. Le domaine vous propose ce Montagne-Saint-Émilion cuvée Prestige 2005, de robe pourpre, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche, charnu, qui associe charpente et distinction, de belle évolution. Le 2004 est très réussi, alliant concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance en bouche, avec ces notes de cuir et de cassis très caractéristiques. Le Montagne-Saint-Émilion cuvée Tradition associe structure et finesse, un vin de couleur grenat, ample et parfumé, corsé, aux tanins bien équilibrés, ferme et persistant.

    CHATEAU DE MALLE
    SAUTERNES Cru Classé
    Au cœur du sauternais, un vaste domaine de 200 hectares. C'est Jacques de Malle qui fit construire ce magnifique château à l'aube du XVIIe siècle. Une œuvre classée monument historique avec des toits de tuiles à la Mansart, une visite qui mérite le détour tout comme ses envoûtants jardins florentins en terrasses. Le vignoble de 27 hectares de Sauternes et 23 ha de Graves est planté d'un seul tenant autour du château. Il est situé sur un plateau bien exposé, très légèrement vallonné, au sous-sol siliceux, sableux et argilo-graveleux. Le Château de Malle est un grand cru classé de Sauternes aux arômes caractéristiques de miel, d'amande, d'abricot confit, de belle évolution. En Graves, le M. de Malle est un beau blanc élevé en barriques neuves, fin, racé, très élégant. Le Château de Cardaillan rouge, à la fois rond et charpenté plus souple que le Château Tours de Malle.

    CLOS TRIMOULET
    SAINT-EMILION Grand Cru
    Situé au nord de Saint-Emilion, le "Clos Trimoulet" est une propriété exclusivement familiale, où cinq générations de viticulteurs se sont transmis un savoir faire ancestral. Guy Appollot et ses deux fils ont su préserver cet héritage traditionnel tout en le conjuguant aux techniques les plus modernes. Les hectares de la propriété sont répartis en plusieurs parcelles avec des sols argileux et sablonneux qui apportent au vin charpente, longévité et finesse. Les raisins sont ramassés à parfaite maturité et grâce à une longue cuvaison qui extrait au maximum les tanins, le "clos trimoulet" est un excellent vin de garde. Toute la production est mise en bouteilles à la propriété à partir de 18 mois d'élevage qui s'effectue en barriques de chêne. Ce Grand Cru riche et généreux, coloré, dense et ferme en bouche au nez caractéristique où dominent les fruits rouges mûrs, les épices et l'humus, de belle évolution, est vraiment remarquable. Goûtez l'excellent Montagne-Saint-Emilion Château Chevalier-Saint-Georges, dont la vinification et l'élevage sont similaires au Clos Trimoulet, et où l'exposition du vignoble et son terroir essentiellement argileux en font un vin au caractère et à la personnalité différents, charnu et typé, qui bénéficie d'un remarquable rapport qualité-prix-plaisir.

    Issu d’une lignée de vignerons champenois, Vincent Caillez succède à son père Daniel en 2003. Le vignoble, situé au cœur de la vallée de la Marne, s’étend sur 5,60 ha de coteaux. Soucieux de l’environnement, Vincent Caillez pratique la culture raisonnée, gage d’un raisin d’une grande qualité. La vinification s’effectue dans le plus grand respect de la tradition champenoise. Le Champagne cuvée Héritage, assemblage à parts égales des trois cépages champenois, vinifié en fûts de chêne, vieillissement pendant 3 ans en cave, mêle saveur et distinction, de mousse légère et persistante, avec des notes de pain grillé, de pêche et de noix, une cuvée charpentée, harmonieuse en bouche, à déboucher sur une cuisine raffinée. La cuvée Adiana brut rosé (également disponible en magnums en quantité limitée) est très charmeur, de jolie robe, tout en charpente, aux arômes subtils où dominent les fruits rouges et la violette, de bouche fruitée, très agréable sur un plat épicé. Excellent Champagne brut cuvée Référence, floral, bien élaboré, aux notes discrètes de noix et de rose, riche et complexe, un vin tout en arômes. Joli brut Tradition (100 % Pinot meunier), classique et dense, bien marqué par son cépage qui lui donne cette présence parfumée en bouche et une originalité certaine.


    Représentant de la troisième génération, Erick De Sousa dirige depuis 1986 cette exploitation de 9 ha. Implanté au cœur de la Côte des blancs, l’une des grandes régions de la Champagne au sud d’Epernay, le vignoble se situe, de plus, sur des terroirs classés Grand Cru comme Avize. C’est là également que le Chardonnay s’exprime le mieux. Cette belle région bénéficie d’une orientation sud-est idéale, d’un ensoleillement maximal (belle maturité des raisins) et d’un sol crayeux qui procurent aux champagnes finesse, élégance et vivacité très caractéristiques. Érick de Sousa a opté pour la fermentation malolactique afin de rendre les vins plus ronds et plus souples, et il passe son vin au froid pour garder toute la transparence à son Champagne. Il travaille en bio­dynamie. “Cette pratique culturale vise à redonner à la vigne un équilibre naturel et à redynamiser la vie microbiologique du sol qui est la courroie de transmission des éléments du terroir à la vigne. La biodynamie développe et renforce les défenses naturelles de la vigne et l’aide à exprimer son potentiel qualitatif maximal. Nous labourons donc les vignes à la charrue pour les désherber et aérer la terre. Nous élaborons notre propre compost, apportons à la vigne des préparations à base de minéraux, de plantes (ortie, camomille, pissenlit, valériane…) et d’autres éléments naturels. Nous sortons le 2003, un millésime particulier puisque cette année-là nous avons eu beaucoup de soleil et de chaleur, c’était l’année de la canicule, on obtient à la dégustation beaucoup d’arômes de fruits mûrs, de coing, d’ananas. C’est un champagne très rond, gras, très souple, très complet qui a beaucoup d’ampleur. Pour les vins, c’était une très belle année, il y a une belle minéralité qui s’impose bien aussi. Nous sommes en train de travailler sur une nouvelle cuvée depuis que j’ai obtenu en location de nouvelles vignes de Pinot noir à Ambonnay et Ay (3 A, car c’est l’initiale des trois communes). Sur les 17 grands crus de la Champagne il n’y a que ces trois terroirs qui commencent par la lettre A. Nous élaborons une cuvée 50% Pinot noir et 50% Chardonnay, nous ne savons pas encore le dosage, nous y travaillons actuellement, cette cuvée sortira à la fin de l’année ou au printemps prochain. Je suis toujours en perpétuelle recherche. J’ai une demande de la part des importateurs et, avec ces vignes en grand cru depuis peu, c’était l’occasion de créer une cuvée supplémentaire, puisque je ne faisais que du Blanc de blancs auparavant. Ce Champagne est d’une belle couleur soutenue à cause du Pinot noir, les arômes “pinotent” (framboise, fraise...). Sur ces deux terroirs bien distincts, le premier, à Ambonnay, le terroir roi du Pinot noir, nous avons la chance d’avoir de vieilles vignes plantées en 1950. J’ai fait une taille sévère pour que lorsque l’année sera favorable, je puisse y produire du Coteaux champenois rouge. L’autre parcelle, très calcaire, se situe à Ay. Nous assemblerons les vins issus des deux terroirs de Pinot noir avec le Chardonnay d’Avize. Cette cuvée symbolisera la complémentarité de ces trois terroirs.

    PHILIPPE DUMONT
    CHIGNY-LES-ROSES
    Un propriétaire sympathique et une exploitation familiale depuis 7 générations. On y propose ce Champagne brut Prestige Premier Cru (70% Pinot noir 1er Cru et 30% Chardonnay 1er Cru), une cuvée ample, de jolie bouche persistante, de mousse intense et fruitée dominée par la pêche et le pain grillé, une cuvée intense et complexe. Le brut Premier Cru Réserve (50% Pinot noir 1er Cru et 50% Chardonnay 1er?Cru) est une cuvée très bien dosée, fraîche, alliant persistance et richesse, finesse et structure, d’une bonne rondeur et au bouquet très aromatique.Goûtez le Champagne Perle Noire, un pur Pinot noir, (Premier Cru, 50 % Chardonnay, 50 % Pinot noir) avec des connotations d’abricot et de noix fraîche, de mousse fine, une cuvée intense et typée, qui allie structure et distinction, très savoureuse. Excellent Brut rosé, au fruité concentré, avec des nuances de pêche, d’abricot, et une note épicée, de teinte soutenue et de bouche savoureuse. Beau Champagne cuvée Plaisir brut Premier Cru, (70 % Chardonnay, 30 % Pinot Meunier) au nez dominé par les fruits mûrs, très bien dosé, qui associe richesse, saveur et vivacité, d’une belle finale aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel. La cuvée Blanc de blancs, de mousse très perlante et très persistante, est un Champagne charmeur par sa finesse aromatique, de bouche profonde et intense, au bouquet délicat, un vin très épanoui.

    Exploitation créée en 1960 par Pierre Lancelot, et reprise en 1996 par sa fille Sylvie et son gendre Michel Chauvet. Les caves sont creusées dans la butte de craie juste derrière la maison. Le pressoir se trouve au sommet de la butte, le moût est acheminé dans les cuves par gravité. Le Champagne brut cuvée des Chevaliers Grand Cru, 100% Chardonnay, issu de vignes de 30 ans, est de mousse riche et très fine, aux nuances de miel, au nez de petits fruits (pêche), bien ferme et suave en bouche, à la texture fine et soyeuse, un vin tout en distinction qui se goûte sur un saumon grillé, par exemple. Le Champagne Blanc de blancs cuvée de Réserve R.R, pur Chardonnay également, de très belle teinte, avec ce nez dominé par les fruits secs et les fleurs fraîches, de bouche ample aux nuances d’amande fraîche, de mousse légère, allie délicatesse et charpente en finale.

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  • Du plus grand au plus accessible, ceux qui comptent à Saint-Estèphe

     

    Château L'ARGILUS du ROI

    Château L'ARGILUS du ROI

    (SAINT-ESTÈPHE)
    José Bueno
    Rue de Brame Hame
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 73 49 78
    Télécopie : 05 56 59 53 74
    Email : largilus@chateaulargilusduroi.com
    Site : www.chateaulargilusduroi.com

    José Bueno a réalisé son rêve : bâtir en une décennie un vignoble. L’aventure a commencé en 1996 et le domaine compte aujourd’hui 5 ha. Encépagement 55 % Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon, et 5 % Petit Verdot, l’élevage se fait en barriques durant, selon les millésimes, 12 à 24 mois. Goûtez son Saint-Estèphe 2006, tout en finesse aromatique (cerise noire, groseille, poivre blanc), de robe pourpre, typé et délicatement tannique, associant structure et finesse. Beau 2005, d’une couleur profonde, au nez où l’on retrouve le pruneau et la cannelle, riche et subtil à la fois, complet, avec des tanins enrobés et soyeux, corsé et souple, d’une belle finale, de garde.

    Château CALON-SÉGUR

    Château CALON-SÉGUR

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Denise Gasqueton

    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 30 08
    Télécopie : 05 56 59 71 51
    Email : calon-segur@calon-segur.fr

    Incontestablement au sommet (voir encadré). Ce Saint-Estèphe 2005 est exceptionnel, un très grand vin, gras, parfumé, bien typé, corsé, au nez intense, de bouche concentré avec des nuances de truffes et de réglisse, puissant et racé à la fois, qui mérite une cuisine élaborée et surtout un peu de patience, tant il est prometteur. Le 2004 est fantastique, d’une grande fraîcheur que lui apporte le terroir justement, un millésime d’un grand classicisme, d’une grande finesse mais puissant, un vin très intense, très parfumé (fruits cuits, réglisse...), d’évolution lente. Très beau 2003, encore fermé, plus exubérant (c’est le millésime qui veut cela), volumineux, d’une belle couleur pourpre, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière. Le 2002 est superbe, très classique, une réussite, très puissant, de robe grenat intense, au bouquet complexe où se marient des notes fruitées et de sous-bois, un vin gras et distingué, aux tanins fermes, de garde, bien sûr. Exceptionnel 2001, aux nuances épicées, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes. Prix très sages, et largement justifiés.

    Château CLAUZET

    Château CLAUZET

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Baron Velge
    Leyssac
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 34 16
    Télécopie : 05 56 59 37 11
    Email : clauzet@chateauclauzet.com
    Site : www.chateauclauzet.com

    Un grand Saint-Estèphe 2006, de couleur grenat soutenu, tout en structure, bien équilibré, de bouche dominée par des notes de groseille mûre et de cassis, avec des tanins riches et satinés. Le 2005 est un vin classique comme on les aime, au nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, de bouche bien charnue, coloré et dense, qui allie puissance et finesse, riche et généreux, de garde, bien entendu. Superbe 2004, vraiment remarquable, l’un des vins les plus séduisants de l’année, distingué, très parfumé, avec ces notes intenses de fruits surmûris et d’épices, de très belle bouche, gras et corsé, aux tanins harmonieux, un vin parfait aujourd’hui sur une cuisine un peu relevée. Le 2003 suit, charpenté, avec des arômes puissants et persistants de truffe et de cassis, savoureux et velouté au palais, aux tanins riches, de garde. Goûtez aussi le Saint-Estèphe Château de Côme, de bonne base tannique, gras, aux connotations de groseille et de sous-bois, un vin bien corsé, tout en harmonie. Remarquable rapport qualité-prix-plaisir.

    Château MONTROSE

    Château MONTROSE

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Gérant : M. Delmas Directeur : M.Glumineau

    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 30 12
    Télécopie : 05 56 59 71 86
    Email : chateau@chateau-montrose.com
    Site : www.chateau-montrose.com

    LA QUALITÉ DES MILLÉSIMES 2006 : de couleur grenat profond, un beau vin très équilibré, au nez comme en bouche, avec des nuances de groseille, de cassis et de truffe, des tanins riches, à la fois puissants et savoureux. 2005 : de belle base tannique importante et très équilibrée, un vin complexe et dense, de robe soutenue, charnu, avec ces notes persistantes de fumé et de fruits macérés, de garde. 2004 : remarquable, distingué, très parfumé, avec ces notes intenses de fruits surmûris et d’épices, un vin de très belle bouche, gras et corsé, aux tanins riches et harmonieux, de garde. 2003 : belle réussite. Beaucoup de fraîcheur dans ce vin de couleur intense, ample et parfumé, aux connotations de cassis et d’humus, ferme et persistant en bouche, aux tanins puissants et mûrs, qui allie charpente et distinction. 2002 : un vin intense, corsé, structuré et persistant, aux tanins amples et fermes, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche, au nez dominé par des arômes de fruits cuits et de sous-bois. 2001 : belle matière. Très parfumé, au nez subtil où dominent les fruits macérés (groseille, mûre), un vin de bouche puissante, d’une finale délicatement épicée. 2000 : très classique de ce grand millésime. De couleur pourpre, au nez où s’entremêlent des notes de cannelle et de fruits macérés, un vin riche, d’une belle longueur, qui commence à se fondre.

    Château PETIT BOCQ

    Château PETIT BOCQ

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Gaëtan Lagneaux
    3, rue de la Croix de Pez - BP 33
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 35 69 et 06 80 70 96 32
    Télécopie : 05 56 59 32 11
    Email : petitbocq@hotmail.com
    Site : www.chateau-petit-bocq.com

    Un vignoble de 15,52 ha, sur un terroir de composition graveleuse et argilo-graveleuse à 90%, le reste des sols étant sablonneux (âge moyen du vignoble plus de 30 ans, 55% Merlot, 43 % Cabernet-Sauvignon et 2% Cabernet franc). Ce Saint-Estèphe 2005 développe des notes épicées, au nez complexe où dominent les petits fruits mûrs (cassis, groseille), riche et soyeux à la fois, harmonieux. Le 2004 est de couleur grenat profond, au nez persistant de fruits très mûrs et de cuir, d’un bel équilibre, aux tanins denses. Le 2003, aux arômes de fruits rouges à noyau, avec des tanins mûrs, poursuit sa belle évolution comme le 2002, qui commence à s’ouvrir.

    Château la PEYRE

    Château la PEYRE

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Vignobles Rabiller
    Le Cendrayre
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 32 51
    Télécopie : 05 56 59 32 51
    Email : vignoblesrabiller@wanadoo.fr

    Un vignoble de 8 ha où l’on élève soigneusement ce Saint-Estèphe Cru Artisan 2005, bien typé, de couleur soutenue, riche et structuré, aux connotations caractéristiques de réglisse, de sous-bois et de cerise mûre, aux tanins bien présents et savoureux, un vin puissant en arômes comme en charpente, de fort belle évolution. Le 2004 est tout en nuances, très charpenté, savoureux, très équilibré au nez comme en bouche (fruits confits), de très bonne évolution. Le 2003, riche en arômes, est d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux senteurs de fruits, de cannelle et d’humus, très structuré au nez comme en bouche. Le 2002, complexe, d’une longue finale en bouche, au nez où s’entremêlent des notes de cannelle et de fruits mûrs, se goûte très bien actuellement.

    Château PLANTIER ROSE

    Château PLANTIER ROSE

    (SAINT-ESTÈPHE)
    F. Conte
    Leyssac
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 36 16
    Télécopie : 05 56 96 06 42
    Email : chateauplantierrose@hotmail.com

    Vignoble de 9,5 ha, sur un terroir de graves et de sables, avec une moyenne d’âge des vignes de 30 à 35 ans. L’encépagement se compose majoritairement de Cabernet-Sauvignon, puis de Merlot et d’un peu de Petit Verdot. Une réussite, ce Saint-Estèphe 2005, un vin de bouche puissante et charnue, de robe rubis, au nez concentré (cerise, humus), de base tannique importante mais bien fondue, qui est délicatement épicée en finale. Savoureux 2003, d’un beau rouge profond, aux notes de truffe et de fraise des bois, qui allie une jolie base tannique à une finesse réelle.

    Château POMYSSAINT-ESTÈPHE Château POMYS

    Château POMYS

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Mr Arnaud
    Leyssac
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 32 26
    Télécopie : 05 56 59 35 24
    Email : pomys@orange.fr
    Site : www.chateaupomys.com

    Vignoble de 12 ha, avec une moyenne d’âge des vignes de 25 ans (60% de Cabernet-Sauvignon, 30% de Merlot et 10% de Cabernet franc, vendanges manuelles et vieillissement en fûts de chêne durant 12 à 18 mois). On y élève ce Saint-Estèphe 2005, typé, concentré et charnu, très parfumé, puissant et persistant en bouche, aux saveurs intenses à dominante de mûre, un vin qui charme par sa structure et la finesse de ses tanins. Le 2003, aux notes de cerise bien mûre et de sous-bois, de belle robe intense, très équilibré au nez comme en bouche, allie charpente et rondeur, de très bonne évolution. Le Saint-Estèphe Château Saint-Estèphe 2005, élevé en fûts de chêne, est très classique, charpenté, aux tanins fermes, délicatement parfumé, alliant structure et velouté, d’excellente garde, comme le 2001, de couleur pourpre intense, très parfumé (mûre, épices...), tout en bouche. François Arnaud vous accueillera avec plaisir à l’hôtellerie Pomys*** pour une halte conviviale et luxueuse. Dix chambres avec petit déjeuner, des salons spacieux, une salle de réunion... et un restaurant gastronomique.

    Château TRONQUOY-LALANDE

    Château TRONQUOY-LALANDE

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Gérant : M. Delmas Directeur : Yves Delsol

    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 30 12 et 06 67 89 81 81
    Télécopie : 05 56 59 63 05
    Email : chateau@tronquoy-lalande.com

    Ce cru a été également repris, avec Montrose, par la famille Bouygues. “Je suis heureux de constater que Monsieur Bouygues et son épouse se passionnent aussi pour Tronquoy-Lalande, nous dit Jean-Bernard Delmas, en plus de Château Montrose bien entendu, qui est d’ailleurs en plein travaux, le Château était très petit, il fallait agrandir et rénover, c’est ce qui est en cours de réalisation actuellement. Le vignoble de Tronquoy est un peu dans le style de Château Montrose, le Château au milieu, dominant la rivière toute proche, et les vignes tout autour.” En attendant les millésimes que cette nouvelle équipe vient de vinifier, on peut déboucher le 2006, savoureux actuellement, intense en couleur et en arômes, très parfumé (mûre, poivre vert..), un vin de bouche charnue et élégante, bien persistant en finale.
  • Les 10 Bordeaux de la semaine

     

    CHÂTEAU BECHEREAU
    LALANDE-DE-POMEROL
    Propriété familiale depuis le milieu du 19 ème siècle, le Château Béchereau est une exploitation viticole de 25 hectares dont 9 ha en Bordeaux Supérieur, 10.5 ha en Montagne-Saint-Emilion et 5.50 ha en Lalande-de-Pomerol. Beau Montagne-Saint-Émilion cuvée Spéciale 2006, de belle robe pourpre, un vin riche et généreux, ferme, à dominante de petits fruits noirs et de cannelle, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2005, charnu et concentré, est un vin riche en bouquet comme en matière, aux tanins équilibrés, complet, élégant, tout en bouche, avec des nuances de cassis, de truffe et d’humus, d’une grande harmonie, de garde. Le 2004 est un vin de robe pourpre, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, bien corsé. Découvrez le Bordeaux Supérieur cuvée Spéciale 2005, charpenté, aux notes de pruneau et de sous-bois, un vin puissant, de très bonne bouche, de fort bonne évolution, un vin qui s’accorde avec un rôti de veau forestière. Remarquable Lalande-de-Pomerol cuvée Spéciale 2005, élevé en fûts de chêne, médaille d’Or au concours de Bordeaux des Vins d’Aquitaine 2007, un vin parfumé, harmonieux, au nez subtil et intense à la fois, avec des notes épicées, aux tanins bien équilibrés, charnu et concentré. Le 2004, de très bonne base tannique, est riche et gras, de bouche ample et fruitée. Le 2003 d’une couleur profonde est classique, d’une grande subtilité, complet, aux tanins soyeux, d’une belle finale, de très bonne garde.

    CHÂTEAU DES MAILLES
    SAINTE-CROIX-DU-MONT
    Le château appartient à la famille Larrieu depuis 1734, il est situé sur un coteau argilo-calcaire faisant face à la Garonne, et reposant sur d’énormes bancs d’huîtres fossiles. Bénéficiant ainsi d'une exposition plein sud, le vignoble s'étend sur une superficie de 28 hectares dont 23 sont consacrés aux vignes blanches et 5 aux vignes rouges. Le Sainte-Croix-du-Mont 2005 est de belle robe dorée, avec des arômes de fleurs blanches et de miel, une bouche onctueuse à la finale vive et dense, typé et riche, très parfumé, très persistant, qui associe finesse et richesse aromatique. Le 2003 est tout en subtilité d’arômes (fruits cuits, aubépine), d’une douce onctuosité, un vin à découvrir à l’apéritif ou sur un dessert, très abordable. Le 2002 est un vin persistant, aux nuances aromatiques complexes (rose, acacia, miel...), très équilibré, fondu en bouche, de belle garde comme ce remarquable 2001, onctueux à souhait, au nez complexe et puissant dominé par des notes de miel et d’abricot confit. Superbe cuvée Laurence 2005, de couleur dorée, au nez dominé par les fruits mûrs (poire) et les petits fruits secs, légèrement miellé, tout en suavité et finesse, de belle garde. Pour le plaisir, cette superbe cuvée Laurence 98, au nez riche dominé par des notes de fruits macérés, qui commence à se goûter parfaitement.

    CHATEAU CANTENAC
    SAINT-EMILION Grand Cru
    Nicole Roskam-brunot, après des études de droit et d'économie régionale à l'université de Bordeaux, a décidé de se consacrer entièrement à son vignoble et d'apporter les soins les plus attentifs à la vinification et au terroir en veillant que le sol dispose de tous les oligo-éléments nécessaire à sa prospérité. Les 12 hectares s'étendent dans le prolongement du coteau saint-émilionnais, dominant la vallée de la Dordogne. Il est composé de 75% de Merlot noir et de 20% de Cabernet-Sauvignon. Le terrain sablo-graveleux permet une excellente maturation du raisin. Le vin est très élégant, merveilleusement bouqueté et fruité, d'une belle complexité et longueur en bouche. Nicole Roskam-Brunot assistée de son fils ainé Frans Roskam, maîtris eavec finesse l'élevage du vin en barriques. Il faut ajouter au Château Cantenac, le Château Moulin de Grenet, un Lussac-saint-Emilion très fruité qui bénificie d'une longue macération à froid et le Château Jean Melin à Saint-Emilion, et la superbe "Sélection Madame" : un vin souple, fruité, très charmeur. Autre nouveauté sur la propriété un rosé Sona, sensuel et fruité.

    Le Château appartient à la même famille depuis 2 siècles, mais il possède une histoire riche en passé archéologique. Amand était évêque à Bordeaux au Ve siècle; devenu "Saint", son nom fut donné à la propriété, et une chapelle lui fut dédiée au XIe siècle. L'histoire dit que pour protéger les gens du village, une fontaine "miraculeuse" fut installée et aurait provoqué plusieurs guérisons. La propriétaire, sympathique et passionnée, élève ce beau Sauternes, tout en bouquet, de belle robe, dense, aux connotations florales subtiles, de bouche profonde et persistante, très fin, associant puissance et distinction, de garde.

    Un domaine de 18 ha issu d’un terroir exceptionnel de graves siliceuses et d’argiles graveleuses parsemées de moellons calcaires. Le Pessac-Léognan rouge 2005, allie une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, parfumé, chaleureux, corsé, de très bonne évolution, avec une finale dominée par des notes de groseille et de griotte. Remarquable 2004, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de framboise et de cannelle, d’une grande harmonie, très parfumé, séveux, généreux et persistant en bouche. Le 2003, de robe grenat, au bouquet intense (notes de sous-bois et de griotte mûre), est de bouche ronde et riche. Excellent 2002, de robe soutenue, aux tanins puissants, au nez où dominent les fruits rouges à noyau mûrs, de garde. Tout en bouche actuellement, le 2001 est riche, charmeur, bien marqué par son terroir, parfumé, aux notes complexes où dominent les épices et l’humus, d’excellente évolution comme le 2000, de robe intense, au nez persistant, aux tanins fermes, équilibré, gras, d’une grande ampleur en bouche. Beau Pessac-Léognan blanc 2006, de robe d’un bel aspect jaune et or, où l’on retrouve des notes de fleurs blanches et de noisette, avec des nuances de pêche fraîche en bouche, un vin savoureux et charmeur. Le 2005 est de belle couleur jaune ambré, finement épicé, subtil et suave en bouche, très élégant, bien persistant, d’une jolie finesse, très harmonieux en finale avec des nuances de noix fraîche et de citron. Le 2004, au nez dominé par les fruits mûrs et les petits fruits secs, est tout en persistance aromatique, d’une belle longueur. Le 2003, plein de délicatesse, allie puissance et finesse, au nez de fleurs et de pamplemousse, parfait sur un turbot comme sur un poulet à la crème. Le blanc 2002, complexe, aux nuances de fleurs blanches et de fruits secs, est tout en bouche.
    CHATEAU LAROQUE
    SAINT-EMILION Grand Cru Classé
    Depuis plus de quarante ans le Château appartient à la famille Beaumartin. Cette superbe demeure féodale du XIIe reconstruite sous Louis XIV, lui vaut le surnom de "Petit Versailles". Le vignoble s'étend sur 58 hectares de vignes situés sur un superbe terroir. Il s'agit de plusieurs coteaux argilo-calcaires situés sur les hauts de Saint-Emilion et profitant d'un excellent ensoleillement. Les vendanges manuelles sont effectuées en fonction de la maturité des raisins, parcelle par parcelle. La vinification pratiquée en petites cuves permet d'isoler chaque lot de raisin et d'affiner la complémentarité des terroirs. Les cuvaisons sont longues et très surveillées, le vin vieillit ensuite en barriques durant 12 mois. Beaucoup de précautions et de soins apportés aux différentes étapes de l'élaboration du vin permettent d'obtenir une très haute qualité. Le vin est d'une belle robe d'un rouge sombre et profond. On note des arômes d'épices et de fruits noirs, en bouche, l'attaque est puissante et volumineuse, le vin est très élégant avec des tanins mûrs et fins, la finale est persistante, avec un très beau potentiel de vieillissement.

    Grâce aux patients efforts de remembrement accomplis par Françoise Lévêque depuis quarante ans, le Château de Chantegrive est devenu un superbe vignoble doté d'excellents terroirs constitués de graviers roulés mélangés à des sables fins s'appuyant sur une structure argilo-calcaire. Les vignes de plus de 30 ans d'âge sont plantées en majorité sur des terrasses et de légères croupes orientées au sud et bénéficient d'un excellent ensoleillement et d'une bonne ventilation. Des atouts qualitatifs indispensables pour faire du bon vin. C'est aussi une superbe exploitation dotée des meilleurs équipements inspirés à la fois par la tradition et les techniques modernes. Le Château Chantegrive est enfin conduit par une famille sympathique et passionnée par le vin, soucieuse du travail bien fait, respectueuse du client et responsable de la qualité des vins qu'elle produit. "Nous aimons produire des vins typés, précise Françoise Lévêque, élégants et de très grande qualité, nous sommes d'ailleurs fiers de retrouver nos vins dans les palmarès, c'est un encouragement pour continuer". Leur Cuvée Caroline est prestigieuse. On est très vite envoûté par ce vin riche et intense, élevé en fûts neufs, à la belle robe dorée, au nez, très élégant et intense, avec des notes de vanille, de citron, de beurre frais, d'amande grillée et de tilleul. Le vin est suave, avec une attaque en bouche franche, dominée par le fruit et le gras.

    Henri Cadillac, propriétaire sympathique et passionné, s’attache à conserver une régularité qualitative exemplaire. Le vignoble s’étend sur 18 ha sur un sol argilo-calcaire relativement plat par suite des dépôts alluvionnaires des terrasses fluvio-marines de la fin du Tertiaire. Les cépages sont le Merlot et le Cabernet-Sauvignon à parts égales. Ce Médoc 2005, de belle couleur rouge grenat, au nez de fruits rouges croquants (framboise, groseille, cassis), avec des nuances épicées en bouche, est un vin vraiment réussi, soyeux, de très bonne structure tannique et d’une belle harmonie, avec beaucoup d’élégance, de garde. Beau 2004, d’un rouge profond, un vin volumineux en bouche, élégant et complexe, bien typé et classique. Le 2003, bien charnu, est tout en bouche, d’une jolie robe grenat, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant où dominent des notes de myrtille et d’épices. Le 2002 est de belle couleur, de robe intense, au nez persistant (griotte, violette), un vin très équilibré, gras, aux tanins savoureux. Beau 2001, très bien élevé en barriques, charpenté, de bouche dense, aux tanins bien fondus, où s’entremêlent des notes de fruits rouges mûrs et de réglisse. Dans la lignée, le 2000, aux notes de sous-bois, très équilibré au nez comme en bouche, allie charpente et rondeur, avec des nuances de mûre, de garde. Un excellent second vin, Château Taffard 2005 (vinification en cuves en acier inoxydable, avec contrôle des températures, dont la fermentation alcoolique est suivie de 3 à 4 semaines de macération, puis fermentation malo-lactique après pressurage des marcs) un vin où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche riche et corsée, aux tanins équilibrés et mûrs, d’une finale dense, à déboucher sur un rôti de porc, par exemple.
    En 1848, Jacques Bussier a créé le domaine de Mazeris-Bellevue en réunissant diverses parties du vieux Mazeris, réputé de tous les temps par la production de vins délicats. Il est devenu une propriété modèle où sont mis à profit tous les progrès viticoles et vinicoles et a obtenu, en 1889, la Grande Médaille d'Or du Ministre de l'Agriculture dans le concours entre les propriétés les mieux cultivées de l'arrondissement de Libourne. L'actuel propriétaire, Jacques Bussier (4e génération et porte le même prénom) conduit avec passion les 11 ha de vignes. Il continue la tradition familiale tout en adoptant des méthodes de cultures modernes (désherbage par brûlage, apport d'engrais organiques par enherbement). Les vendanges sont manuelles, la vinification traditionnelle à l'ancienne en cuves ciment closes. Les cuvaisons sont longues (4 semaines). Les vins sont ensuite élevés en cuves ciment souterraine et en barriques de chêne anciennes. Le vin du Château Mazeris-Bellevue est coloré, charnu et tonique. Ce vin a un très long vieillissement. L'intégralité de la production est mise en bouteilles au château. En visite à la propriété, vous pouvez jouir de la vue d'un des plus beaux panorama qu'on puisse trouver sur les bords si pittoresques de la Dordogne et déguster un vieux millésime. Goûtez ce remarquable vin de couleur rubis, très bien élevé, très équilibré, aux tanins fermes, au nez où dominent les fruits mûrs et les sous-bois, de garde.

    CHÂTEAU CASTEGENS
    COTES-DE-CASTILLON
    Les origines de la propriété remontent au début du XVe siècle, et le château de Castegens se transmet dans la même famille depuis 1862. Le site est durant l’été le théâtre de la reconstitution à grand spectacle (600 acteurs), de la bataille de Castillon (1453) qui marque la fin de la guerre de cent ans. Le propriétaire actuel, s’attache à maintenir une harmonie entre culture traditionnelle, respectueuse de l’environnement, et vinification moderne. Le Côtes-de-Castillon 2005 (65 % de Merlot, 30 % de Cabernet franc et 5 % de Cabernet-Sauvignon), est d’un beau rouge profond, concentré, ample, velouté et fruité en bouche, avec des tanins souples et bien fermes à la fois. Le 2004, est un vin tout en arômes, bien charnu et gras, au nez intense et complexe, corsé et charpenté, avec des arômes de framboise et de mûre, de très bonne garde. Goûtez aussi, la cuvée La Croix de Castegens 2005, élevage de 12 mois en cuves, de robe grenat soutenu, de bouche corsée, parfumé (framboise mûre), de belle charpente.

  • Au top de son appellation, le Vieux Château des Rochers

    Un vignoble de 4,8 ha, planté sur des sols argilo-calcaires et argilo-siliceux avec de vieilles vignes de 30 ans, 80% Merlot et 20% Cabernet franc. Les vins sont élevés dans le respect de la tradition : taille rigoureuse, éclaircissage des grappes, effeuillage, vendanges manuelles de raisins mûrs et sains, cuvaison douce et suffisamment longue et enfin un élevage de 18 à 24 mois. Le domaine vous propose ce Montagne-Saint-Émilion cuvée Prestige 2005, de robe pourpre, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche, charnu, qui associe charpente et distinction, de belle évolution. Le 2004 est très réussi, alliant concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance en bouche, avec ces notes de cuir et de cassis très caractéristiques. Le Montagne-Saint-Émilion cuvée Tradition associe structure et finesse, un vin de couleur grenat, ample et parfumé, corsé, aux tanins bien équilibrés, ferme et persistant.

    LES MEILLEURS VINS SELECTIONNES PAR REGION


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  • Être un grand Bordeaux n'est pas donné à tout le monde

    951.jpgDu plus grand au plus modeste des Bordeaux, les consommateurs comme les producteurs savent que je défends depuis trente ans ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 €, il les vaut bien.

    Voir l'article : Prix des Grands Médoc : quand la réalité se prend pour un mythe

    Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieur, où les progrès sont exceptionnels.

    En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 € (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 €, un “bon” machin à 30 € ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 €.

    À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains commencent à s'en mordre les doigts...et, tant mieux !

    Voir aussi l'article : De l’art de nous prendre pour des couillons…

     

    Crise de confiance et... crise sociale

    Pour mémoire, il existe deux “crises”, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles :

    - Celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touche certains viticulteurs, la plupart étant dépendants des prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.

    - L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode, trop (sur) concentrés, trop endormis sur leurs lauriers, trop imbus d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité.
    Les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise à Bordeaux (même si, par la force des choses, les prix du 2008 ont chuté), tant il y a de différence entre 2 vins d’une même appellation

    Les vins de confitures

    Pourquoi payer une bouteille à 50 ou 200 € quand on peut trouver du plaisir dans une bouteille 4 à 10 fois moins chère (même si, et je le sais, que les vins ne sont pas “comparables”) ? Je n’ai jamais soutenu ces vins “parvenus” qui se moquent bien du marché français (et de ses consommateurs). Je ne suis pas non plus intéressé par les vins “confiturés”, sans âme ni vertu, qui font tort à la grande spécificité bordelaise. Pour faire ces “vins”, on récolte des raisins surmaturés, on concentre à outrance (avec des concentrateurs) lors des vinifications, on met le tout dans des barriques où le bois peut, sur demande auprès des tonneliers, vous donner le goût que vous recherchez (de la vanille, du sirop…), et on vous sert un vin à la limite de l’écœurement, noir comme de l’encre, gras comme de l’huile et parfumé comme votre bureau en bois.

    Voir l'article : : les éliminés du Guide

    Et aussi l'article : L’éthique (du vin) doit être récompensée

     

    Top Palmarès Vignerons 2010
    (confer article)

    - Prix d’Honneur : 72
    - Prix d’Excellence : 64
    - Satisfecits : 44
    - Lauréats : 42
    - Espoirs : 10

     

     

    Le tour des vignobles

    MÉDOC

    Si les vins du Médoc sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou des micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Les autres sont sans intérêt, et les prix sont souvent déments.

    POMEROL

    À Pomerol, il y a des vins splendides, très typés par le Merlot qui se plaît à merveille dans ces territoires diversifiés. Il faut noter que, les exceptions et les excès confirmant la règle, les vins bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité justifié par la rareté comme par la convivialité et l’amour du vin.

    SAINT-ÉMILION

    À Saint-Émilion, on revient dans les histoires de clochers, et à beaucoup trop de frime. Outre un Classement “officiel” qui fait plutôt sourire, faisant “monter” certains crus pour le moins incongrument et discréditant d’autres (Guadet, Faurie, Cadet-Bon, Lamarzelle, Petit Faurie de Soutard, La Tour du Pin Figeac...) qui ne le méritent vraiment pas, on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la science infuse et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques et les concentrations, on sait faire du vin !

    Ceux-là se moquent des amateurs et des autres vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori un grand cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains prix, totalement injustifiés.

    Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin, Lussac ou Saint-Georges se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière.

    Bien que certains tentent de les mélanger, les deux appellations Canon-Fronsac et Fronsac partagent à la fois des différences et des similitudes. Là aussi, des vins sont surcotés et beaucoup plus marqués par leurs vinifications que par un terroir.

    GRAVES et PESSAC-LÉOGNAN

    Pour les Graves, il existe une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan (quelques-unes des plus belles bouteilles de la région dans les millésimes 2005 et 2004) comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir, d’autres crus atteignant des prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise.

    Voir l'article : la vérité sur les vins de Graves et Pessac-Léognan

     

    CÔTES

    Dans les appellations de Côtes, qui se cherchent toujours, il s’agit de choisir entre les vins typés comme nous les aimons, et d’autres cuvées très spéciales, dépersonnalisées (à ne pas confondre avec les cuvées de prestige retenues), faisant la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un terroir en avant, s’il existe.

    BORDEAUX SUPÉRIEUR

    Dans les Bordeaux Supérieur, les progrès sont constants depuis plus de dix ans, et, loin de la démence des prix de certains autres “cuvées Spéciales”, on savoure de nombreux vins remarquables pour leur rapport qualité-prix-plaisir. La plupart des propriétaires retenus élèvent aussi de jolis Bordeaux blancs qui ont du mal à se faire une image.

     

    SAUTERNES

    À Sauternes (et Barsac), l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea. L’appellation a connu une série de millésimes très différents, du plus exceptionnel (2007, 2004, 2001) au plus difficile (2002). Attention au passerillage, qui n’a rien à voir avec le Botrytis...

    En liquoreux, les appellations (Loupiac, Sainte-Croix-du-Mont...) situées face à Sauternes, recèlent des vins onctueux, qui ont du mal à se faire un nom, pourtant d’un très bon rapport qualité-prix-plaisir.

    Mes Classements 2010 et les Sélections de l'année sont la garantie de ne pas vous faire avoir.

    Les appellations qui comptent : Bordeaux Supérieur, Côtes-de-Bourg, Graves, Haut-Médoc, ­Lussac-Saint-Émilion, Margaux, Montagne-Saint-Émilion, Moulis, Pauillac, Pessac-Léognan, ­Pomerol, Puisseguin-Saint-Émilion, Saint-Émilion, Saint-Julien, Sauternes

    Les appellations qui commencent à compter : Cérons, Fronsac, Lalande-de-Pomerol, Loupiac, Premières-Côtes-de-Blaye, Saint-Estèphe

    Celles qui ont encore du travail : Bordeaux, Canon-Fronsac, Médoc, Premières-Côtes-de-Bordeaux, Saint-Georges-Saint-Émilion

    Celles dont on n’entend pas parler : Bordeaux blanc sec, Cadillac, Côtes-de-Castillon, Côtes-de-Francs, Crémant de Bordeaux, Entre-Deux-Mers, Listrac, Sainte-Croix-du-Mont

    La qualité des millésimes

    Voir l'article : L’effet millésime

    et la Vintage Code ©

    Pour les rouges
    - les grands : 2008, 2005, 2004, 2003, 2001, 2000, 1998, 1996, 1995, 1990, 1989, 1988, 1986, 1985, 1983, 1982, 1978, 1976, 1971, 1970, 1966, 1961.
    - les bons : 2007, 2006, 2002, 1999, 1997, 1994, 1993, 1981, 1979, 1975, 1964.

    Pour les blancs (surtout liquoreux)
    - les grands : 2008, 2007, 2006, 2005, 2001, 1999, 1996, 1995, 1990, 1989, 1986, 1983, 1978, 1976, 1970.
    - les bons : 2004, 2003, 2000, 1998, 1997, 1994, 1988, 1979.

  • Canon-Fronsac Château Mazeris-Bellevue

    CANON-FRONSAC
    En 1848, Jacques Bussier a créé le domaine de Mazeris-Bellevue en réunissant diverses parties du vieux Mazeris, réputé de tous les temps par la production de vins délicats. Il est devenu une propriété modèle où sont mis à profit tous les progrès viticoles et vinicoles et a obtenu, en 1889, la Grande Médaille d'Or du Ministre de l'Agriculture dans le concours entre les propriétés les mieux cultivées de l'arrondissement de Libourne. L'actuel propriétaire, Jacques Bussier (4e génération et porte le même prénom) conduit avec passion les 11 ha de vignes. Il continue la tradition familiale tout en adoptant des méthodes de cultures modernes (désherbage par brûlage, apport d'engrais organiques par enherbement). Les vendanges sont manuelles, la vinification traditionnelle à l'ancienne en cuves ciment closes. Les cuvaisons sont longues (4 semaines). Les vins sont ensuite élevés en cuves ciment souterraine et en barriques de chêne anciennes. Le vin du Château Mazeris-Bellevue est coloré, charnu et tonique. Ce vin a un très long vieillissement. L'intégralité de la production est mise en bouteilles au château. En visite à la propriété, vous pouvez jouir de la vue d'un des plus beaux panorama qu'on puisse trouver sur les bords si pittoresques de la Dordogne et déguster un vieux millésime. Goûtez ce remarquable vin de couleur rubis, très bien élevé, très équilibré, aux tanins fermes, au nez où dominent les fruits mûrs et les sous-bois, de garde.




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  • Le vin des Nanas de Catherine Blasco

     

    HAUT-MÉDOC Château HANTEILLAN
    Catherine Blasco est charmante et élève ce remarquable Haut-Médoc 2005, séduisant, de bouche très parfumée (griotte, cassis) délicatement épicée, riche et fondue à la fois, au nez de petits fruits noirs bien mûrs, aux tanins fins et soyeux, bien charnu comme il se doit, de garde. Savoureux 2004, coloré et typé, corsé, savoureux, aux tanins souples, au nez complexe dominé par la cerise et la cannelle, alliant rondeur et charpente. Le 2003, structuré et tout en charme, est riche et persistant, avec des tanins veloutés et des nuances de griotte mûre et d’humus, vraiment prometteur. Le 2002 est de belle robe pourpre, aux tanins mûrs mais tout aussi présents, dominé par le cuir, le cassis et la framboise, charnu comme il le faut. Remarquable 2001, riche et parfumé, classique et savoureux, au nez intense et frais, où dominent les fruits et les épices, de robe soutenue, d’excellente bouche. Le 2000 est superbe, ample et fondu à la fois, de robe grenat soutenu, parfumé et persistant, d’un bel équilibre tannique, et poursuit son évolution. Beau rapport qualité-prix-régularité.

    Château HANTEILLAN

    (HAUT-MÉDOC)
    Catherine Blasco

    33250 Cissac-Médoc
    Téléphone :05 56 59 35 31
    Télécopie : 05 56 73 49 08
    Email : chateau.hanteillan@wanadoo.fr
    Site : www.chateau-hanteillan.com


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