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  • Dix Bordeaux à ne pas manquer

     

    CHATEAU TOULOUZE


    GRAVES DE VAYRES
    Les terres du Château Toulouze dépendaient d’un vaste ensemble foncier, propriété du Château de Vayres. Ce dernier édifié au XIIIème siècle à l’emplacement d’un « oppidum » gallo-romain dominant la Dordogne, fut une des résidences du roi Henri IV. La propriété dans sa forme actuelle, 27 ha d’un seul tenant, bâtiments et vignoble, correspond à ce qui subsiste d’un vaste domaine viticole et d’élevage de plus de 70 ha, édifié à la fin du XVIIIème siècle, à la suite de la révolution française et démantelé petit à petit par le jeu des successions. Le vignoble totalement restructuré en 1986, commence à exprimer la montée en puissance de l’expression du terroir. Cela donne des vins à la chair plus ample, généreuse, fruités mais avec des tanins élégants empreints de finesses. Des vins équilibrés et harmonieux, que l’on peut déguster jeunes après une large aération en carafe, mais qui offrent selon les millésimes un excellent potentiel de garde, en moyenne de 10 à 15 ans.
     
     
     

    CHATEAU BECHEREAU


    LALANDE-DE-POMEROL
    Propriété familiale depuis le milieu du 19 ème siècle, le Château Béchereau est une exploitation viticole de 25 hectares dont 9 ha en Bordeaux Supérieur, 10.5 ha en Montagne-Saint-Emilion et 5.50 ha en Lalande-de-Pomerol. Beau Montagne-Saint-Émilion cuvée Spéciale 2006, de belle robe pourpre, un vin riche et généreux, ferme, à dominante de petits fruits noirs et de cannelle, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2005, charnu et concentré, est un vin riche en bouquet comme en matière, aux tanins équilibrés, complet, élégant, tout en bouche, avec des nuances de cassis, de truffe et d’humus, d’une grande harmonie, de garde. Le 2004 est un vin de robe pourpre, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, bien corsé. Découvrez le Bordeaux Supérieur cuvée Spéciale 2005, charpenté, aux notes de pruneau et de sous-bois, un vin puissant, de très bonne bouche, de fort bonne évolution, un vin qui s’accorde avec un rôti de veau forestière. Remarquable Lalande-de-Pomerol cuvée Spéciale 2005, élevé en fûts de chêne, médaille d’Or au concours de Bordeaux des Vins d’Aquitaine 2007, un vin parfumé, harmonieux, au nez subtil et intense à la fois, avec des notes épicées, aux tanins bien équilibrés, charnu et concentré. Le 2004, de très bonne base tannique, est riche et gras, de bouche ample et fruitée. Le 2003 d’une couleur profonde est classique, d’une grande subtilité, complet, aux tanins soyeux, d’une belle finale, de très bonne garde.
     
     

    DOMAINE DE LAUBERTRIE


    BORDEAUX
    Propriété familiale depuis le XVI ème siècle. L'Auberterie est une formation du haut moyen âge ; la famille Pontallier y apparaît dans les textes depuis la fin du XVI ème siècle. Ancien fief de la Baronnie de la Rivière au Duché de Fronsac, elle rejoint le Cubzagais à partir de la révolution française. Les bâtiments d'exploitation remontent au XVIII et XIX ème siècle, la maison d'habitation a été surélevée et terminée en 1863. Marie Christine et Bernard Pontallier sont maintenant aidés par leurs enfants, Arnaud et Benoit, qui s'impliquent de plus en plus . Le Domaine de Laubertrie compte 15 hectares de vignes, situés sur un plateau argilo-calcaire. La culture y est traditionnelle, les vins sont élaborés dans nos chais, de façon artisanale, en essayant de respecter les caractères du terroir et de chaque millésime. Le travail du sol privilégie les procédés mécaniques et l'enherbement naturel. Les vendanges se font manuellement. Les vins produits sont des Bordeaux rouge, Bordeaux blanc et Bordeaux rosé et également du Crémant de Bordeaux. Les derniers millésimes sont caractérisés par une climatologie exceptionnelle. Les vins sont puissants, corsés, très marqués par le fruit. Vous pourrez découvrir ce Bordeaux rouge 2007, de robe pourpre, un vin corsé, avec des tanins mûrs et une charpente solide, au nez dominé par les petits fruits rouges cuits, bien classique. Le Bordeaux blanc sec 2008, à dominante de fruits frais, est un vin qui allie vivacité et souplesse, d’une finale franche et ronde. Le Crémant de Bordeaux est tout en finesse, à la mousse ample et florale. Depuis 2008, la famille Pontallier vous propose un gîte dans le cadre des Gîtes de France dans la catégorie des gîtes Bacchus.



    CHATEAU CERTAN DE MAY


    POMEROL
    Historiquement, le nom du Château est celui d'une grande famille écossaise installée en France depuis le Moyen Âge et à Pomerol dès la fin du XVIe siècle. Selon les archives locales, la propriété fut la première autorisée par le Roi à pratiquer la culture de la vigne à Pomerol. Le domaine fut ensuite morcelé sous la Révolution, puis enfin repris par la famille Barreau-Badar en 1925. Le Château se trouve situé au sud-est du très fameux plateau de Pomerol. Les 5 hectares de vignes très anciennes se trouvent plantées sur un prodigieux terroir, un plateau argilo-silicieux. Aujourd'hui c'est Odette Barreau secondée par son fils Jean-Luc qui poursuit l'exploitation du vignoble.
     
     

    CHATEAU LA GALIANE


    MARGAUX
    Le Château La Galiane doit son nom au Général Anglais "Galian" qui depuis ce lieu commandait les troupes anglaises pendant l'occupation de l'Aquitaine au XVe siècle. Exploitation familiale depuis plusieurs générations, sa superficie de 5 hectares plantée de 45 % de Merlots, 50 % de Cabernets Sauvignons et 5 % de Petits Verdots présente un parfait équilibre, très classique et traditionnelle de l'appellation Margaux. Le vignoble est réparti sur des croupes de fines graves. Cultivé de père en fils, les vins de La Galiane ont une belle couleur rubis et sont finement bouquetés, très harmonieux et suave en bouche avec des tanins fins et élégants, ces vins possèdent une belle aptitude au vieillissement. Château Charmant possède des ceps de vigne centenaires et le vignoble de 5 hectares est implanté sur des croupes de fines graves à galets abondants et labouré. les vendanges sont faites à la main, la cuvaison est longue afin d'extraire tous les parfums et le vin est élevé en barriques durant 12 mois. Le Château Charmant produit un vin coloré, aromatique, très complexe et élégant, parfaitement équilibré, charpenté et souple à la fois qui s'épanouit superbement en vieillissant.
     
     

    CHATEAU MACQUIN


    SAINT-GEORGES-SAINT-EMILION
    Le Château Macquin s'étend sur une superficie de 30 hectares plantés à 80 % de Merlots, 10% de Cabernets-sauvignon et 10 % de Cabernets-francs. Ses sols sont argilo-calcaires et son terroir remarquable par son exposition et sa composition lui permettant de produire des vins souvent plus estimés que beaucoup de grands crus de Saint-Emilion. Le vignoble compte 5500 pieds de vignes à l'hectare dont l'âge moyen varie de 15 à 60 ans. Il est enherbé au milieu du rang pour diminuer la production et augmenter la qualité des sols en développant l'humus naturel. Le cuvier qui date de 1885 a été entièrement réaménagé dans les années 80. Tout en conservant les cuves en chêne, doublées d'inox, Denis Corre-Macquin a fait construire une cuverie moitié acier inoxydable, moitié béton. Les températures de fermentation sont contrôlées par un système de thermorégulation automatisée et la vinification surveillée par deux oenologues réputés. Denis Corre-Macquin accorde un intérêt tout particulier à la culture de la vigne; un intérêt écologique et constant qui est le premier et indispensable maillon, à ses yeux, pour l'élaboration d'un grand cru. Aujourd'hui on oublie trop souvent que l'excellence d'un vin commence avec une vigne saine et épanouie. Afin d'améliorer encore la qualité de notre production, les vendanges s'effectuent à la machine depuis 1980. Car en choisissant précisément la date de début des vendanges de chaque parcelle et en adaptant le ramassage à la pluviométrie, le raisin arrive au cuvier le plus rapidement possible, dans un état parfait de maturité. Il est ensuite trié sur deux tables de tri avant d'être mis en cuve. Après une longue macération, le vin est écoulé et mis en cuve puis en barriques. Le chai abrite 246 barriques de chêne remplacées par tiers tous les ans. Le vin repose de douze à dix huit mois en barriques avant d'être mis en bouteilles où il attendra au moins dix ans pour être dégusté à son apogée.
     
     
     

    CHATEAU CANTENAC


    SAINT-EMILION Grand Cru
    Nicole Roskam-brunot, après des études de droit et d'économie régionale à l'université de Bordeaux, a décidé de se consacrer entièrement à son vignoble et d'apporter les soins les plus attentifs à la vinification et au terroir en veillant que le sol dispose de tous les oligo-éléments nécessaire à sa prospérité. Les 12 hectares s'étendent dans le prolongement du coteau saint-émilionnais, dominant la vallée de la Dordogne. Il est composé de 75% de Merlot noir, 20% de Cabernet-franc et 5% de Cabernet-Sauvignon. Le terrain sablo-graveleux et argileux permet une excellente maturation du raisin. Le vin est très élégant, merveilleusement bouqueté et fruité, d'une belle complexité et longueur en bouche. Nicole Roskam-Brunot assistée de son fils ainé Frans Roskam, maîtrise avec finesse l'élevage du vin en barriques. Il faut ajouter au Château Cantenac, le Château Moulin de Grenet, un Lussac-saint-Emilion très fruité qui bénéficie d'une longue macération à froid et la superbe "Sélection Madame" : un vin souple, fruité, très charmeur.
     
     

    DOMAINE L'ENTRE DEUX MONDES


    BORDEAUX SUPERIEUR
    Le choix de la culture biologique était évident pour ce vétérinaire ostéopathe, créateur et organisateur de la Foire Biologique et artisanale de Libourne depuis 1999, il s'est lancé dans l’aventure viticole en 2004 avec 2,53 ha de vignes installées sur deux coteaux orientés nord-sud pour les Merlots (70%) et est-ouest pour les Cabernets-Sauvignon (30%). Les parcelles sont d’âges différents : 15, 30 et 50 ans. Vendanges manuelles et conviviales, tris sur pieds et sur table à l’entrée du chai, vinification sans apport de levures, élevage en cuves et en barriques... Tout explique ce très joli Bordeaux Supérieur 2005 (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, issu d’un élevage mesuré en barriques, au nez intense et subtil où dominent les fruits mûrs et les épices, harmonieux. La Cuvée des Mille et une Nuits 2005, pur Cabernet-Sauvignon, est un excellent vin, plein, généreux, bien charpenté, aux tanins très équilibrés, avec des notes de fraise et de cassis très mûrs. C’est bon, c’est bien, et l’on n’hésite donc pas.
     
     
     

    CLOS TRIMOULET


    SAINT-EMILION Grand Cru
    Situé au nord de Saint-Emilion, le "Clos Trimoulet" est une propriété exclusivement familiale, où cinq générations de viticulteurs se sont transmis un savoir faire ancestral. Guy Appollot et ses deux fils ont su préserver cet héritage traditionnel tout en le conjuguant aux techniques les plus modernes. Les hectares de la propriété sont répartis en plusieurs parcelles avec des sols argileux et sablonneux qui apportent au vin charpente, longévité et finesse. Les raisins sont ramassés à parfaite maturité et grâce à une longue cuvaison qui extrait au maximum les tanins, le "clos trimoulet" est un excellent vin de garde. Toute la production est mise en bouteilles à la propriété à partir de 18 mois d'élevage qui s'effectue en barriques de chêne. Ce Grand Cru riche et généreux, coloré, dense et ferme en bouche au nez caractéristique où dominent les fruits rouges mûrs, les épices et l'humus, de belle évolution, est vraiment remarquable. Goûtez l'excellent Montagne-Saint-Emilion Château Chevalier-Saint-Georges, dont la vinification et l'élevage sont similaires au Clos Trimoulet, et où l'exposition du vignoble et son terroir essentiellement argileux en font un vin au caractère et à la personnalité différents, charnu et typé, qui bénéficie d'un remarquable rapport qualité-prix-plaisir.
     
     

    CHATEAU LESTAGE DARQUIER


    MOULIS
    Propriété créée par des ancêtres en 1868. Elle a été un peu plus importante s'étendant sur des communes voisines Listrac et Arcins. Brigitte et François Bernard l'ont repris en 1982 alors qu'elle ne produisait plus que quelques bouteilles. Après avoir reconstruit en grande partie le vignoble, ils développent aujourd'hui de gros efforts dans le chai tant au niveau de la vinification que de l'élevage. Le vignoble de 8 hectares est située sur la groupe graveleuse Ouest du Grand Poujeau et bénéficie aussi d'une très grande qualité de terroir. Le vin est élégant, souple, fruité, bien charpenté, aux tanins riches et savoureux à la fois, bien typé, aux notes d'humus et de petits fruits rouges mûrs, puissant et souple à la fois, aux tanins riches, de garde, d'un excellent rapport qualité-prix-plaisir.
     
     
     
  • Quels plats avec un Médoc ou un Haut-Médoc ?

    Médoc et Haut-Médoc. Des vins riches et souples à la fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés, de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou de l’agneau.

     

     

    Accords mets et vins du HAUT-MEDOC proposés

     
    HAUT-MEDOC / Cliquez sur le nom pour accéder aux commentaires de dégustation du GUIDE DUSSERT-GERBER
     
    Domaine ANDRON
    Château BARATEAU
    Château BEYZAC
    Château de CASSANA
    Domaine CHALET de GERMIGNAN
    Château CROIX du TRALE
    Château DOYAC
    Château d'ESTEAU
    Château FONTESTEAU
    Château HOURTIN-DUCASSE
    Château de LAMARQUE
    Château LAMOTHE-CISSAC
    Château de MALLERET
    Château REYNATS
    Château SAINT-AHON
    Château le SOULEY-SAINTE-CROIX
    Château du TAILLAN
    Château TOUR-du-ROC

    Vins du siecle
    Vins du siècle

    Accords mets et vins du MEDOC proposés

    MEDOC / Cliquez sur le nom pour accéder aux commentaires de dégustation du GUIDE DUSSERT-GERBER

    Château BEAUVILLAGE
    Château BELLERIVE
    Château le BOURDIEU
    Château LE BREUIL RENAISSANCE
    Château DAVID
    Château D'ESCOT
    Château FLEUR la MOTHE
    Château les GRAVES de LOIRAC
    Domaines LAPALU
    Château LAULAN DUCOS
    Château LESTRUELLE
    Château MAISON BLANCHE
    Château MAZAILS
    Château les MOINES
    Château de PANIGON
    Château SIGOGNAC
    Château TAFFARD de BLAIGNAN
    Château La TOUR de BY

    Ou vous pouvez chercher par région :

    Alsace 
    Beaujolais 
    Bordeaux
    Bourgogne
    Champagne
    Jura 
    Savoie
    Languedoc 
    Provence-Corse
    Sud-Ouest-Périgord
    Val de Loire
    Vallée du Rhône

    Ou vous pouvez choisir de consulter l'index des producteurs en cliquant sur la première lettre du nom recherché
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    Vin de france

  • Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les vins de Bordeaux

    293-2.jpgBORDEAUX : Tout savoir sur le vignoble

     

     

    L’histoire des vins de Bordeaux
     

    L’antique Burdigalia des Romains devint au milieu du xiie siècle la capitale de la Guyenne avant d’appartenir aux Anglais qui la possédèrent pendant deux siècles. En 1152, le second mariage d’Éléonore de Guyenne avec Henri Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou, resserra les liens Bordelais-Anglais lors de l’accession au trône d’Angleterre du comte d’Anjou devenu Henri II en 1154. Ainsi, les Bordelais devenaient sujets anglais, la langue française trônait à la cour d’Angleterre et le commerce des vins s’intensifia avec ce pays. Richard Ier dit “Cœur de Lion”, fils aîné d’Éléonore d’Aquitaine et d’Henri II, habita Bordeaux et fut un grand amateur des vins du cru. Son frère, Jean sans Terre, prit sous sa protection les marchands bordelais et réglementa la date de mise en vente du vin : novembre et décembre. Le vin mis en fûts, il n’existait alors aucun procédé de conservation, aussi était-ce le vin le plus jeune le mieux vendu. Le vin vieux étant distribué aux pauvres. Les décrets anglais favorisèrent de plus en plus les Bordelais si bien que les marchands d’autres villes sollicitèrent leur entrée au sein de ces élus de l’Aquitaine.

     

    Pendant la guerre de Cent Ans, les bourgeois bordelais furent solidaires des Anglais dont ils appréciaient les privilèges. La Guyenne tenta pourtant de se détacher du parti des Anglais. C’est alors que le général anglais Talbot, issu d’une famille normande, attaqua et prit Bordeaux mais fut tué dans une bataille, devant Castillon, le 17 juillet 1453. Ce siècle guerrier se terminait et Bordeaux revenait à la France. Les vignobles se répandirent aux alentours de Bordeaux et la ville s’enrichit au point d’user de sa puissance pour empêcher les viticulteurs du Médoc de charger leurs vins le long de la Gironde. Ce “privilège de Bordeaux”, ou blocus économique, aboli seulement en 1776, fut à l’origine de la disparition de nombreux crus. L’usage du vin se répandant de plus en plus, les excès également, François Ier décréta alors, en 1536, que “quiconque sera trouvé ivre, sera immédiatement jeté en prison et mis au pain et à l’eau”. En cas de récidive, c’était le fouet. Au troisième faux pas, encore le fouet, mais en public, et si le coupable était pris une quatrième fois, c’était l’amputation d’une oreille. L’on commença à apprendre à boire au xvie siècle sous Henri III. L’usage voulait que le verre rempli de vin, au fond duquel était placé un croûton grillé, passât de main en main jusqu’à la personne à honorer. Celle-ci vidait alors le verre et mangeait le croûton appelé “tostée”. L’origine du mot toast viendrait de là. Le commerce du vin de Bordeaux connut un certain calme lorsque furent stoppées les exportations vers l’Angleterre. Le traité de Methuen, passé entre l’Angleterre et le Portugal, taxait très fortement les vins français. Un droit de 55 livres par tonne était perçu, alors qu’il n’était que de 7 livres par tonne pour les vins portugais. Cette énorme imposition fit basculer les expéditions de “clairet” vers les bateaux hollandais qui arrivaient par centaines, chaque année, pour recueillir le vin nouveau. La conservation du vin devint plus facile avec l’apparition de la bouteille en verre soufflé et du bouchon de liège, facilitant les exportations vers les Antilles, les Indes, l’Amérique. Bordeaux connut une prospérité avantageuse qui incita Anglais, Danois, Irlandais et Hollandais à venir s’installer quai des Chartrons et pratiquer le négoce au stade le plus élevé. Cet essor économique fut stoppé par la Révolution française et les guerres de l’Empire. La venue de Napoléon n’arrangea pas les choses. Celui-ci étant grand amateur de vins de Bourgogne, il fallut attendre son exil à Sainte-Hélène pour que le commerce vinicole retrouve son plein essor…

     
     
     
     
     
     

     

    La région du Médoc

     

     

    Le vignoble s’étend du nord au sud sur quelque 80 km. Protégé de l’océan Atlantique par une importante forêt de pins, bordé par le vaste estuaire de la Gironde, le Médoc jouit d’un microclimat relativement chaud et humide, très propice à la ­culture de la vigne. On y compte huit appellations :

     
    - Haut-Médoc

    Superficie : 4 680 ha (3 764 en 1990), 27 % du vignoble médocain, 346 viticulteurs dont 195 en coopératives et 151 indépendants.

     
    - Listrac

    Situé entre Moulis et Saint-Julien, le vignoble de Listrac possède 3 magnifiques croupes de graves pyrénéennes à l’ouest, une croupe de graves garonnaises à l’est et un plateau sur socle calcaire sur la partie centrale qui font la richesse de ce terroir frère de celui de Moulis. Les pentes naturelles favorisent le bon drainage des sols. La relative fraîcheur du climat, liée à la situation ventée et proche de la forêt, favorise la maturation lente et régulière propice aux grands vins. Les croupes graveleuses sont majoritairement plantées de Cabernet-Sauvignon qui donne toute son impétuosité au Listrac, tandis que, sur le plateau calcaire, domine le Merlot dont le fruité et la chair enrobent à merveille ses vins.

     
    - Margaux

    À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du Haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.

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