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  • Château BATAILLEY ❤❤❤❤❤

    Batailley est l’un des vins de la presqu’île du Médoc avec lequel je me fais le plus plaisir, depuis 35 ans, à une époque où Emile Castéja me faisait découvrir l’appellation au cours de dégustations mémorables. C’est un grand Pauillac classique, 70% Cabernet-Sauvignon, 25% Merlot, 2% Petit Verdot, 3% Cabernet franc, vignoble de 57 ha, sur sol de silice et de grave, âge des vignes de 40 ans, fermentations 15 à 20 jours, élevage : 16 à 18 mois (55% de barriques neuves)... On le voit avec ce Pauillac 2011, structuré, de belle teinte grenat, dense et puissant au nez comme en bouche, avec ces tanins savoureux, un vin légèrement poivré en finale, généreux. Superbe 2010, tout en couleur et en matière, très typé, gras, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de griotte, de fumé et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, qui mérite de la patience pour en profiter pleinement. Dans la lignée, le 2009, de teinte pourpre, aux tanins mûrs mais tout aussi présents, dominé par le cuir, le cassis et la framboise, charnu comme il le faut, classique et savoureux, d’excellente bouche. “Le 2009 est un très grand millésime, me dit Philippe Castéja, je ne suis pas le seul à le dire, quel que soit la rive, en blanc ou en rouge. Nous avons connu d’excellentes conditions climatiques durant tout le cycle végétatif, et cela nous a permis de faire des vins de très grande qualité. Le 2010 est dans la même lignée mais, la fin d’été et le début d’automne ont été un peu plus compliqués, ce sont de très bons vins mais nous n’avons pas la même homogénéité qu’en 2009. Il y a des propriétés qui ont d’ailleurs mieux réussi le 2010 que le 2009, en tous cas ce sont deux très grands millésimes. Ce qui caractérise ces grands millésimes, c’est ce que tout est bon, sans exception. Si je faisais une classification entre les derniers millésimes, je dirais que le 2009 est exceptionnel, le 2010 un très bon millésime et le 2011 promet d’être un bon millésime. En effet, le 2011 possède un très bon potentiel mais c’est moins homogène. Cela dépendra de la façon dont les propriétaires auront travailler leurs vignes... Ce n’était pas un millésime facile à faire, il fallait l’aide des œnologues, alors qu’en 2009, tout était aisé.” Très beau 2008 qui mêle structure et velouté en bouche, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue, aux senteurs de fruits macérés et d’épices, un beau vin de garde. Le 2007, de robe pourpre intense, ample, complexe, est un vin structuré, avec une belle richesse d’arômes où dominent les épices, d’une longue finale avec des senteurs secondaires de fruits cuits. Le 2006 est un grand vin concentré, riche, de couleur grenat soutenu et intense, de très bonne structure, avec ce nez de fruits surmûris, de truffe et de poivre, très réussi, de garde. Le 2005, au charnu bien caractéristique, avec cette pointe d’épices et cette charpente à la fois puissante et souple, bien corsé comme il se doit, d’une belle palette aromatique (fruits mûrs, sous-bois, épices), un vin de garde. Goûtez bien sûr cet autre Pauillac Château Haut Bages Monpelou 2011, de bouche pleine, aux senteurs de fruits des bois macérés et de fumé, que l’on retrouve en bouche, puissant et savoureux, aux tanins amples. Le 2010, aux nuances fruitées et giboyeuses, est un beau vin complet, avec des tanins denses et harmonieux, d’excellente garde. Il y a aussi le Pauillac Château Lynch-Moussas 2011, typé, de couleur intense, ample et parfumé, de petits fruits cuits et de cuir, corsé en bouche, un vin charnu, ferme et persistant en bouche, de très bonne évolution. Le 2010, charpenté, intense, riche, très bien élevé, au nez de myrtille, de violette et d’épices, gras, mêle puissance et distinction. Il y a encore ce Haut-Médoc les Hauts de Lynch-Moussas 2011, de belle robe soutenue, ample, aux connotations de violette, de fraise et d’humus, de très bonne garde. Superbe rapport qualité-prix-typicité. Philippe Castéja 33250 Pauillac Tél. : 05 56 59 01 13 et 05 56 00 00 70 Fax : 05 57 87 48 61 et 05 57 87 60 30 Email : phcasteja@borie-manoux.fr www.borie-manoux.com Voir son classement dans le Guide des Vins Accorder ce vin avec le plat idéal dans IdéeVins

  • Château LAROQUE, un grand Saint-Émilion GCC, racé et typé, comme on les aime !

     

     Au sommet. Je partage avec mon ami Bruno Sainson la même passion pour les vins typés, ceux qui méritent le statut de grands vins (à des prix très sages). Cette superbe demeure féodale du xiie, reconstruite sous Louis XIV, lui vaut le surnom de “Petit Versailles”. 
    C’est le plus grand domaine de l’appellation, avec 67 ha d’un seul tenant, parmi lesquels seulement 27 ha des meilleures parcelles et des plus vieilles vignes sont consacrés à ce cru
    Ici, pas d’esbroufe ni de cuves à concours : on sait qu’un vin de qualité s’obtient avec des raisins sains et mûrs, les techniques culturales les mieux adaptées sont adoptées (engazonnement, taille sévère, suppression des contre-bourgeons, tri des raisins...)
    On est au sommet avec ce Saint-Émilion GCC 2011, gras et corsé, d'une grande finesse, au nezsubtil où dominent la prune, le cuir et la griotte cuite, aux tanins denses, d'une jolie finale, de belle évolution. Superbe 2010, alliant concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance en bouche, aux notes très caractéristiques de cuir et de fruits confits, de belle charpente, vraiment très prometteur. Superbe 2009, de robe brillante, aux notes de framboise et de cerise, gras, où s’entremêlent harmonieusement en finale les épices et la mûre, qui mêle structure et onctuosité, de bouche complexe, de garde, parfait sur des perdreaux farcis. “Le 2009, beaucoup le comparent au 2005, m’explique Bruno Sainson, mais la construction de vin est différente, les Ph sont plus dans la norme, et ce 2009 est un vin plus complet, plus aimable que 2005. Nous avons attendu la maturité des tanins, ce qui était très important. Il y a très peu de notre Second Vin, Les Tours de Laroque, dans ce superbe 2009, puisque pratiquement tout est passé dans le premier vin !” 
    Le 2008, d’une très grande typicité, riche, est également bien marqué par son terroir, parfumé, aux notes complexes où dominent les épices, la violette et la mûre, encore bien jeune, naturellement. “Le 2008 est un peu plus puissant, poursuit Bruno, plus généreux que 2007, plus vif, plus typé Bordelais avec une plus forte acidité qui soutient bien la structure. Il me fait penser au 2001, avec une belle minéralité, de beaux tanins, un fruité présent, c’est un beau vin bien construit, très complet, de garde.” Le 2007, à la fois fin et corsé, avec ses notes très caractéristiques et très persistantes de mûre, de violette et d’épices, développe des tanins veloutés, un vin complet, vraiment charmeur. Puissant 2006, de bouche ample et corsée, un vin gras et typé, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime très équilibré où se mêlent des senteurs de mûre, de moka et de cannelle en finale. Le 2005, aux arômes caractéristiques d’épices (cannelle, poivre rose) et de griotte bien mûre, trèscharnu, de couleur grenat, dense au palais, concentré, un vin gras et persistant, avec un beau volume en finale, de garde, bien sûr. Très beau 2004, riche en couleur, corsé, charpenté, de bouche savoureuse, aux tanins fermes mais très élégants, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir. Le 2003 est remarquable, de bouche étoffée, alliant ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées, un vin puissant, de très bonne garde. Le 2002, de couleur profonde, avec beaucoup de structure, qui dégage un nez dense où prédominent le cassis et les sous-bois, auxtanins puissants et soyeux à la fois, commence à s’ouvrir. Superbe 2001, dense, gras, associant puissance et distinction, d’une grande finesse, où dominent les fruits cuits et les épices, intense aunez comme en bouche avec des nuances de cerise et de truffe, très représentatif de ce beau millésime. Le 2000, est charnu, aux notes de groseille surmûrie, de vanille et d’humus typiques. Le 1999, avec cette belle robe aux légers reflets pourpres, un nez profond de fruits rouges et noirs mûrs avec des notes épicées, est un vin plein de finesse à la matière tendre. Formidable rapport qualité-prix-typicité. 

    Famille Beaumartin - Direction : Bruno Sainson

  • EN BLANC COMME EN ROUGE, LE DOMAINE DE CHEVALIER EST TOUJOURS L'UN DES PLUS BEAUX CRUS BORDELAIS

    Domaine de CHEVALIER

     À la tête des Premiers Grands Vins Classés, en blanc comme en rouge, ce qui n’est pas si courant, d’autant plus qu’il est indéniable que les prix sont largement justifiés pour un tel niveau de qualité. Olivier Bernard est mon ami depuis qu’il a repris Chevalier, un Domaine que j’appréciais déjà depuis un bon bout de temps. Il s’est passionné pour ce terroir, regardant, réfléchissant et agissant. Aujourd’hui, il peut être vraiment fier de cette belle entité, où -ce n’est pas si courant- le rouge est aussi grand que le blanc ! En attendant les 2010 et 2009, splendides, la trilogie 2008, 2007 et 2006 est exceptionnelle.

    “Notre philosophie s’affine avec le temps, précise Olivier Bernard. Domaine de Chevalier est en recherche perpétuel, toujours sur le chemin de la perfection. Nous sommes en train de retrouver des valeurs que l’on avait peut-être perdues. Nous vivons plus proche de la nature pour anticiper, travailler, soigner, accompagner le millésime. Le Domaine de Chevalier, c’est 40 ha de vieilles vignesqui participent au Grand Vin (35 de rouges et 5 de blancs). Nous avons planté une douzaine d’hectares qui entreront dans le grand vin dans 20 ans, nous œuvrons toujours pour l’avenir. Depuis 27 ans que je m’occupe du Domaine de Chevalier, j’ai procédé étape par étape, le vignoble a été replanté et, aujourd’hui, nous sommes arrivés à une maturité certaine qui s’exprime réellement dans nos Vins. Depuis le début des années 2000, le vignoble est en train de restituer ce qu’on lui a donné et les derniers millésimes sont d’un niveau qualitatif rarement atteint ici. 

    C’est vers une voie axée profondément sur la nature que j’ai décidé de me diriger les dix prochaines années, en privilégiant la diversité. On commence d’ailleurs déjà à le remarquer dans nos Vins, avec cette expression aromatique bien différente que celle que l’on connaît habituellement. Le cépage s’efface, est en retrait par rapport à la terre qui s’exprime. Le terroir, c’est bien sûr ce qui a fait la notoriété de Chevalier mais nous devons sublimer la terre. Le mot terroir est presque devenu un mot galvaudé aujourd’hui, il faut plutôt parler de la plante qui va puiser sur plusieurs mètres en profondeur des richesses incroyables et apporter une expression absolument unique. 

    Un grand vin, c’est la somme de tout cela : si l’on a bien respecté la terre, si l’on a fait des choix naturels, à commencer par le respect total du fruit, on le retrouve dans la bouteille. On pourrait comparer le terroir à un orchestre avec des centaines de musiciens : si on sait bien le mener, il donne des résultats époustouflants, à savoir une grande diversité et de la complexité dans les Vins. Si cette diversité de terres est bien respectée, elle va sublimer les différences. Je combats l’uniformité, souvent apportée par l’homme, tandis que la diversité est l’expression par la terre. L’observation est l’une des clés de la révélation de la terre. Mon éthique personnelle, c’est que l’homme s’efface pour que la terrepuisse exprimer cette diversité. Il faut être très impliqué pour vraiment ressentir la nature et lui donner le “premier rôle”. J’insuffle cette façon d’être à l’écoute de la nature, des vignes, et mon équipe est très concernée, le moindre détail compte, nous travaillons avec beaucoup de bon sens. Je suis très vigilant, le passé nous apporte le recul nécessaire mais nous y ajoutons les connaissances nouvelles. Nous avons donc un outil de travail exceptionnel avec une table à tri optique, ce qui nous permet de travailler en “haute définition”. 

    En 2012, poursuit-il, nous avons été très vigilant, mais nous n’avons pas eu trop de problèmes, car nous avons été avantagé par notre terroir. Le millésime 2012 est en barriques, très prometteur, il a du charme, un bel équilibre, sûrement un grand millésime, dans la lignée du 2010. En 2011, le printemps a été extrêmement sec, heureusement, l’été n’a pas été trop chaud, les raisins étaient petits et lesvignes ont souffert de la sécheresse. Les blancs 2011 sont très savoureux, c’est un grand millésime, dans la lignée des 2010 et 2009. Pour le Domaine de Chevalier rouge 2011, on est plus dans l’élégance, la finesse, il me fait penser à un super 2007, un vin plaisir, sur le fruit, pas trop structuré ni trop concentré, plus accessible rapidement, qui permettra d’attendre les 2009 et 2010.
    Notre petite exploitation Château Lespault Martillac, reprise en 2009 et qui se situe à côté de La Solitude, confirme bien son terroir d’exception. Les Vins sont délicieux dans les trois millésimes 2009, 2010, et 2011, en blanc comme en rouge. Nous avons une forte proportion de Merlot (2/3), ce qui apporte cette touche veloutée, le vin est souple, charmeur, très complémentaire de Domaine de Chevalier. Au Domaine de la Solitude, nous avons ouvert, dans les très beaux corps de bâtiments en pierre apparente, une table d’hôtes “Le déjeuner du maître de chais”, tous les vendredis midi (Tél. 05 56 72 74 74). Je me passionne aussi pour le Clos des Lunes, notre vignoble de 30 ha à Sauternes, un joli plateau bien drainé, bien exposé, le vignoble est planté essentiellement de Sémillon. Nos Vinsblancs secs seront composés de 75% de Sémillon, le reste en Sauvignon

    A Chevalier, nous avons un nouveau cuvier en forme “tulipe”, de petites cuves de 80 hl un peu plus refermées en haut (d’où son nom) qui nous permettent des vinifications très pointues, c’est un petit cuvier “bijou”, à l’image du travail que je réalise au Domaine de Chevalier. Nous avons fait des tris optiques, en plus des 16 personnes au tri manuel, pour être encore plus précis. Depuis 3 ans nous avons un érafloir extraordinaire, un robot avec des “doigts” pour érafler les raisins. Nous continuons par petite touche à progresser, dans le détail, la précision associée à beaucoup de travail, car, finalement , c’est ce qui fait aussi la différence. Plus j’avance dans ma vie de viticulteur et plus je crois en la précision de notre travail, à toutes les étapes, c’est l’élément fondamental qui révèle les grandsterroirs
    Je crois que, mieux que tous les artifices rajoutés, il faut croire et respecter notre terroir, une réflexion en profondeur. Au Domaine de Chevalier, nous sommes pour la continuité dans le raisonnement et dans l’approfondissement de notre travail.

    Le millésime 2013 est dans la lignée des 2011 et 2012, avec des similitudes dans l’expression de son caractère. C’est un millésime compliqué qui, heureusement, a été sauvé par un été très ensoleillé, un des étés les plus chauds depuis 50 ans ! Le printemps avait été fraislong et humide, ce qui eu pour effet de retarder la floraison qui a eu lieu fin juin avec 15 jours de retard.
    C’est une année qui coûte cher à l’entreprise car nous avons fait de petits rendements et il a fallu un personnel substantiel pour effectuer les nombreux travaux d’effeuillage, surveiller et apporter des soins constants pour préserver au maximum la qualité des raisins. Pour attendre le degré de maturité qui nous satisfaisait, nous allions devoir vendanger tard et pour cela les raisins devaient être bien exposés, ventilés, protégés, donc ce 2013 a été un millésime exigeant en personnel.
    Septembre et octobre nous ont permis de récolter de jolis raisins. Nous avons fait des vendanges tardives “à la carte”. Nous avons pris un maximum de risque pour attendre la maturité et ensuite nous avons récolté très vite pour que la qualité reste intacte. Dans un millésime comme le 2013, l’homme devait être à l’écoute de ses vignes au plus près, aux commandes et prendre des décisions régulièrement, cela va avoir une résonance forte sur le vin; dans un millésime facile, l’homme intervient peu, c’est la nature qui fait tout.” 

    Un très grand Pessac-Léognan rouge 2011, de couleur intense, racé, aux tanins riches, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, tout en élégance et velouté, d'excellente garde. Splendide 2010, à la fois intense, puissant et très velouté, ample et riche au nez comme en bouche, aux arômes envoûtants de mûre fraîche et de champignons, de lente évolution. “Le 2010 est supérieur à 2009, poursuit Olivier Bernard, il présente plus de puissance et une garantie de longévité. Le vin développe des notes d’agrumes de pamplemousse, de citron vert, beaucoup de fraîcheur et d’élégance, un vin plus en tension, très typé. Il faudra le décanter, l’aérer pour lui donner du volume, savoir attendre pour l’apprécier pleinement, alors que le 2009 sera charmant assez vite.” Superbe 2009, volumineux, d’une belle matière en bouche, aux notes de cuir et de cassis, qui allie distinction et richesse, un grand vin très savoureux, puissant, gourmand, encore fermé, naturellement. “Domaine de Chevalier 2009 est plutôt féminin, me dit Olivier Bernard, souple, facile d’accès, plus charmeur cela se constate avec les rouges comme avec les blancs. Domaine de Chevalier 2010 est plutôt masculin avec des tanins plus puissants que 2009, de l’acidité, une belle fraîcheur. Le 2009 est un millésime plus solaire comme 2000 ou 2005, alors que 2010 est plus classique. Je suis très heureux de cette vraie réussite à Chevalier : ce 2010 est un vin d’un beau classicisme sans tomber dans l’austérité. Il faut rappeler qu’en 2010, nous avons profité d’une arrière saison très chaude, ce qui permis une parfaite maturité des raisins. Nous avons vendangé jusqu’au 28 octobre ! En plus, la maturité a été très longue et c’est sans doute le secret de la réussite de ce millésime à Bordeaux. La fleur a été précoce, le cycle s’est déroulé à son rythme jusqu’à ce très bel été indien. Cela donne un Domaine de Chevalier rouge 2010 exceptionnel avec des tanins d’une rare élégance. On retrouve des arômes typiques de Chevalier, des notes balsamiques, de sous-bois, un fruité intense (cassis, groseille), une grande fraîcheur, une très grande élégance, un vin très puissant aux indices tanniques étonnants. Le 2010 est un millésime de très grande garde, le 2009 sera très agréable à déguster avant.”

    Exceptionnel 2008, de couleur pourpre profond, qui développe un nez intense et complexe dominé par les fruits rouges cuits, un beau vin de belle matière, très équilibré, avec des tanins riches et savoureux à la fois, encore fermé, naturellement, de garde. Le 2007, de très belle robe, développe aunez des senteurs délicates de petits fruits rouges mûrs et d’humus, est de bouche charnue, un vin délicat et généreux, bien épicé. Le 2006 est dans la lignée, possédant sa propre spécificité, bien sûr, très élégant, soyeux, d’une diversité et complexité d’arômes intenses, dominées par la griotte et laframboise mûre, un vin où le terroir s’exprime parfaitement aussi avec cette pointe balsamique très réussie, d’une belle longueur en finale. Exceptionnel 2005, séducteur, puissant, ample, avec destanins riches et veloutés à la fois, aux connotations de mûre et de cannelle au nezcharnu comme on les aime, avec beaucoup de structure, tout en bouche, marqué par les fruits compotés légèrement épicés (griotte, cassis...) et de réglisse, d’évolution lente. 

    Superbe Pessac-Léognan blanc 2011, avec cette touche d'acidité alliée à une rondeur agréable, où s'entremêlent des notes d'amande et de fougère, ample et persistant, riche au nez comme en bouche. Le 2010, aux senteurs de lis et d’agrumes mûrs, vraiment charmeur, de bouche ample et finement parfumée, un vin complexe, très prometteur. Le 2009 mêle finesse et structure, une belle rondeur et un bouquet aux connotations de narcisse et de pamplemousse, d’une richesse aromatique et persistance, de bouche riche, longue, ample. Le 2008 est très racé, marqué par le Sauvignon et son terroir qui lui transmet des notes minérales, tout en finesse aromatique, associant nervosité etgras, au nez envoûtant et persistant, dominé par des notes de petites fleurs blanches et de poire. Le 2007 est formidable, vraiment exceptionnel avec une attaque puissante, le Sauvignon (85%) explose en bouche, le vin est très volumineux, complexe, ample et soutenu par une fraîcheur exceptionnelle, avec une longueur très puissante, certainement l’un des plus beaux Vins blancs de toute la région. Le 2006, une très belle réussite, est riche et distingué, aux nuances de pamplemousse et d’amande grillée, alliant finesse et persistance, un vin gras et nerveux à la fois, dense et complexe au nezcomme en bouche, d’une grande ampleur, suave
    Olivier Bernard est particulièrement enthousiaste avec la création de son Clos des Lunes, un vignoble d’une trentaine d’hectares à Sauternes, où il se fait plaisir en “créant” un Bordeaux blanc sec, décliné en trois versions.
    “Nous avons acheté ce vignoble, me raconte-t-il, entouré de Château Guiraud et Yquem. Le terroir est particulièrement intéressant, un joli plateau bien drainé, bien exposé, le vignoble est planté essentiellement de Sémillon. Nos Vins blancs secs seront composés de 75% de Sémillon, le reste enSauvignon.
    Nous avons donc élaboré nos trois cuvées : Clos des Lunes Lune d’Or (cuvée d’exception avec nombre limité de bouteilles), Clos des Lunes Lune d’Argent (la Grande Cuvée) vendue 14 € environ aux particuliers, Clos des Lunes Lune Blanche, élaborée en cuves, vendue 10 € environ sur les circuits de distribution. 
    Lune d’Or et d’Argent sont élevées en barriques. Ces Vins blancs secs sont vinifiés avec notre savoir-faire et sur ce grand terroir de Sauternes on obtient de très jolis Vins. Ces cuvées à base de Sémillon sont très aromatiques, savoureuses avec une certaine douceur, du gras, des notes beurrées, miellées et de fruits exotiques, de pêche blanche, un très joli vin blanc, très gourmand. 
    Clos des Lunes est un vrai challenge, mais nous croyons beaucoup en ce vin, il est présenté dans une très belle bouteille, très originale.”

    Olivier Bernard

  • GUIDE 2015 : GRAND PUY LACOSTE A L'HONNEUR ❤❤❤❤❤

    Château GRAND-PUY-LACOSTE

    ❤❤❤❤❤ Classé 1er Grand Vin. François-Xavier Borie se passionne pour son Château Grand-Puy-Lacoste, qui accueille une équipe jeune, motivée et compétente, élevant des vins caractérisés par cette saveur fruitée de crème de cassis, d’une belle couleur profonde, séveux, corsés, très puissants, avec des tanins soyeux qui révèlent un beau potentiel de garde digne de ce très Grand Cru Classé, très classique et très typé Pauillac. Retenu par la fameuse classification de 1855, le Château Grand-Puy-Lacoste est l’une des plus anciennes propriétés du Médoc. À la fin du XVe siècle, le Domaine appartenait à M. de Guiraud, Conseiller au Parlement de Bordeaux, c’est en 1978, que la famille Borie en fait l’acquisition. 
    Cette propriété superbe occupe en effet une place à part dans l’histoire des grands crus du Bordelais et son cadastre n’a pas changé d’un iota depuis 1855. L’encépagement est particulièrement bien adapté au terroir et à l’exposition. Les 55 hectares de vignes (75% Cabernet-Sauvignon, 20%Merlot et 5% Cabernet Franc) situés tout autour du château, d’âge moyen de 38 ans plantées sur unterroir vallonné (croupes). Sol composé de grosses graves profondes. Cuvaison longue, élevage en barriques de chêne français (grain fin) dont 70% de bois neuf pendant 16 à 18 mois selon le millésime. 
    François-Xavier Borie, après s’être longtemps investi au Château Ducru-Beaucaillou, l’autre propriété familiale, s’est pris de passion désormais pour son Château Grand-Puy-Lacoste, qui accueille une équipe motivée et compétente. François-Xavier Borie y vit avec son épouse, Marie-Hélène, et leurs enfants. Leur fille aînée, Emeline, s’occupe plus particulièrement des relations publiques et de la communication en France et à l’étranger. Le château et les bâtiments ont été rénovés, les chais et le cuvier entièrement modernisés. Les vendanges sont volontairement tardives pour obtenir la meilleure maturité possible et sont exclusivement manuelles. Une nouvelle installation “double tri” vient d’être installée à la réception des vendanges, pour affiner la qualité de ce travail. Après un égrappage total et dans le respect de la très grande tradition bordelaise, la vinification est menée de façon très classique et fait l’objet d’un suivi constant, de soins attentifs et méticuleux jusqu’à la mise enbouteilles.
    “Associé à notre connaissance approfondie du vignoble, m’explique François-Xavier Borie, parcelle par parcelle, tous nos derniers investissements nous permettent de très vite réagir les années un peu plus délicates. Nous ne regrettons surtout pas l’achat de matériel performant (tables de tris vibrantes, égrappage...), c’est ce qui fait la différence et permet d’optimiser le résultat. Nous n’avons pas vraiment changé notre méthode de vinification mais, grâce à une technique plus précise, nous l’avons améliorée sensiblement. Nous désirons nous donner les moyens de mener une viticulture plus perfectionniste.”
    Superbe Pauillac 2011, qui offre, une fois encore, un style structuré par une grande majorité deCabernet-Sauvignon (78%), reflétant la richesse et le potentiel de son terroir. Il présente unecouleur rouge profonde et intense. Le bouquet dévoile des parfums très typiques de fruits noirs et de cassis complétés de notes légèrement épicées. L’attaque en bouche est précise, offrant une structure élégante et équilibrée. L’ensemble forme une belle unité alliant finesse, fraîcheur et persistance. On retrouve la trame des beaux millésimes de Grand-Puy-Lacoste où le raffinement du fruit s’allie aux tanins bien mûrs et suaves.
    Exceptionnel 2010, composé d'une très grande majorité de Cabernet-Sauvignon (83%) offre unecouleur rouge profonde. Le bouquet dévoile des parfums de cassis très mûrs, légèrement épicé révélant la belle maturité des raisins. L'attaque en bouche va crescendo, suave puis dense, elle se poursuit par une puissante structure tanique équilibrée. L'ensemble précis et complexe, enrobé d'une belle fraîcheur et d'une très longue persistance aromatique donne beaucoup de classe à ce grand millésime. 2010 s'inscrira sans aucun doute dans la belle histoire des années mythiques de notre vignoble, du grand art...
    Formidable 2009, qui présente une robe d'un rouge sombre intense. Le bouquet dévoile des arômes complexes de fruits et des notes de cassis très mûrs. L'attaque en bouche est précise, très dense, et se poursuit sur une trame aux tanins suaves, élégants et charmeurs. L'ensemble forme une belle unité, alliant structure, pureté, finesse et fraîcheur. C'est donc un vin de grand équilibre et de très longue persistance en bouche, promis à un bel avenir ! 
    Le 2008, très représentatif du classicisme de ce grand millésime bordelais, est un grand vin très ferme, un vin tannique, associant structure et élégance, au bouquet concentré, aux nuances épicées, un vin charnu, dense et velouté en bouche, vraiment très prometteur. “Pour le 2008, nous dit François-Xavier Borie, nous avions privilégié la bonne aération des grappes sur le pied, de petitsrendements, un bon contrôle du vignoble tout au long de la saison. Le 2008 présente de la structure, une grande longueur en bouche et offre un beau potentiel de garde.” 
    Remarquable 2007, toujours très racé, au nez de prune et de framboise cuite, de robe grenat soutenu, un grand vin alliant puissance et souplesse, de bouche dominée par de très belles notes de fruits mûrs avec des notes de poivre, d’une grand subtilité, avec des tanins soyeux, très équilibré, de très bonne garde. Beau 2006, très typé, aux tanins mûrs et fermes à la fois, de bouche très parfumée (fraise des bois), riche et fondue à la fois, au nez où se mêlent la truffe et l’humus, bien charnu comme il se doit. Exceptionnel 2005, d’une grande complexité d’arômes, un vin dominé par la fraise des bois et la réglisse, puissant, d’une finale persistante aux nuances de fumé, de mûre et d’épices, qu’il faut laisser se faire pour développer tout son potentiel. “Le 2005 est sûrement la plus grande réussite depuis 25 ans, poursuit François-Xavier Borie, cela a été un millésime excessivement facile pour le viticulteur, si j’ose dire, c’est un vin qui a beaucoup d’amplitude, de charme, de complexité, on est vraiment dans la typicité de Grand-Puy-Lacoste, d’un très grandPauillac. Il est d’un grand potentiel de garde, mais également très agréable dès maintenant tant l’on est séduit par ce fruit qui explose en bouche. C’est d’ailleurs une caractéristique des très grands millésimes, en effet, quand le vin est déjà formidable dans sa jeunesse. C’est un millésime que j’apprécie beaucoup surtout avec cette sève, cette trame si dense, c’est vraiment un vin à très fort potentiel, et l’exceptionnelle qualité du millésime fait penser à des 1989, 1982 et même à des 1947.”
    Le 2004, de couleur très profonde, avec des tanins intenses, un nez complexe où l’on retrouve lesfruits cuits (cassis, groseille, mûre) et l’humus, avec cette finale subtilement poivrée qui fait tout son charme, un vin très distingué, de belle garde. Le 2003 est toujours l’un des vins les plus séduisants de ce millésime, d’une belle robe de couleur intense et soutenue, d’un très bel équilibre en bouche, riche et concentré, un grand vin complet et ample, racé, avec ces notes caractéristiques de petitsfruits rouges frais, d’épices et de truffe. Le 2002 est une grande réussite, aux notes persistantes de sous-bois et de mûre, un vin qui allie structure et souplesse, aux tanins denses, qui se goûte remarquablement (parfait sur un lièvre ou de l’agneau), d’excellente évolution. Très beau 2001, de bouche riche et charnue, tout en subtilité d’arômes (griotte, humus…), séveux en finale, aux taninssavoureux. Voir aussi le Château Haut-Batailley. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. 

    Domaines François-Xavier Borie

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